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Sydenham , se cl. r , cap. iv , pour séparerdans les humeurs les parties impures despures, pour évacuer les matières hétérogè-nes nuisibles à l’économie animale. C’est dece principe qu’il inféré avec les plus grandsmédecins, que la principale chose que l'ondoit faire dans la cure des maladies, est derégler faction de la vie , les agitations de lafievre, de les tenir dans une juste modéra-tion , pour empêcher que par de trop grandsefforts les vaisseaux du cerveau Sc des pou-mons , qui font les plus délicats , ou ceuxde toute autre partie importante affoibliepar quelque cause que ce soit, ne se rompent©u ne s’engorgent d’une maniéré irréldluble;ou qu’au contraire par trop peu d’efforts, lamatière morbifique ne soit mal digérée , &sa cochon imparfaite : & dans le cas où factionde la vie est convenablement animée &excitée , f agitation fébrile suffisant pouropérer une bonne cochon , sans que l’on aitrien à craindre de ses effets, de laisser à lanature le soin de la guérison.
Hippocrate a donné f exemple d'une pa-reille conduite dans le traitement de plusieursmaladies, à l'égard desquelles il lui arrivoitsouvent de se tenir dans l’inaction, & d’êtrespectateur des opérations de la nature lors-qu’elle n'avoit pas besoin d’être aidée. Undes plus fìdeles & des plusprudens imitateursdu pere de la médecine ; Sydenham , avoueingénument s’être aussi bien trouvé d’avoirpris le parti de ne rien faire dans certainscas , pour se conformer aux préceptes de sonmaître, qui dit expressément, dans son traitéde articulis : Interdàm cnim optima mcdicinaefì medicinam non facere. C'est aussi sor cefondement que Galien , de dieb. crit. lib. I ,s’éleve contre les médecins, qui ne croyoientpas exercer leur art selon les réglés, s'ils neprescrivoient toujours quelques remedes àleurs malades, tels que la saignée , les ven-touses , ou quelques lavemens , purgations ,&c. 5c il dit que de pareils médecins nes'approchent des malades que pour com-mettre des fautes aussi répétées que leursvisites ; qu'il est conséquemment impossibleque la nature si souvent interrompue Sctroublée dans sou ouvrage, puisse corrigerla matière morbifique , Sc parvenir à la gué-rison de la maladie : l’humeur viciée dont ilfaut que U cochon se faíse pour la procurer,
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demande plus ou moins d’action fébrileselon quelle est d’une nature plus ou moinstenace, rebelle.
Ainsi dans les fievres éphémères, Sc autresmaladies légeres , la nature n’a souvent pasbesoin de procurer le pépafme , comme dansf exemple allégué ci-dessus, où le vice neconsiste que dans une trop grande abondancede chyle : la cochon qui s’en fait est sembla-ble à celle de la digestion ordinaire dans lessecondes voies ; elle n’est qu’un peu plus labo-rieuse ; c’est le vrai pepfis ; ou s’il faut quel-que chose de plus , & que la cochon doiveprocurer quelque élaboration , elle est très-peu considérable ; ce n’est qu’une transpira-tion plus forte, une petite soeur, ou tout au plusun léger cours de ventre. Dans les fievresputrides, dans les inflammatoires , la cochondemande plus de travail ; la nature a souventbesoin d’être aidée , pour quelle puisse venirà bout de préparer la matière morbifique,& la disposer à l’évacuation , qui souventdoit être très-copieuse Sc à plusieurs reprises :c’est le cas où l’on emploie avec succès lesmoyens qui peuvent détremper , diviser ,atténuer les humeurs viciées, relâcher lessolides, afin qu’ils cedent plus aisément ; ouleur donner du ressort s’ils en manquent,afin que les voies soient plus libres pour fa-voriser f évacuation. Tels sont for-tout leslavages en boisson , en lavement, qui étantadministrés avec prudence, selon îes indi-cations qui se présentent, peuvent satisfaireà ce que recommande Hippocrate , lorsqu’ildit, aphor. ix , Je cl. z , Corpora cum quis pur-gare voluerit , ea jluxiliafaciat opportet : c’estde cette maniéré qu’il convient de faciliterla cochon , & la crise qui doit toujours enêtre précédée.
Dans les fievres qu’on appelle malignesil y a une si grande lésion de fonctions, Scun vice si difficile à corriges dans la matièremorbifique , que la nature succombe bien-tôt si elle n’est puissamment secourue , par-te qu’il ne faut pas moins que la cochon laplus forte pour détruire la cause du mal.Dans les fievres pestilentielles & la peste , lessecours les plus appropriés Sc les plus grandsefforts de la nature sont le plus souvent infos*fisans pour opérer la cochon , parce que lesforces de la vie sont trop peu actives à pro-portion de la résistance des délétères, SC