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&rce de loi, après qu il auroit été revu &"corrigé fur les observations des parlemens ;Mais f exécution de ce projet fut arrêtée parles guerres civiles qui désolèrent f état, par laMort funeste d’Henri III, arrivée le i août,1589, & par la fin tragique du président,indigne d’un homme de si grande considé-ration & de son mérite. Ce magistrat ayantete choisi par la ligue pour occuper la placedu premier président de Harlay, qui étoitalors prisonnier à la bastille, fut arrêté le 1 ynovembre 1591 par la faction des seize, &conduit au petit châtelet, où il fut pendu àune poutre de la chambre du conseil, no-nobstant toutes les prières qu il fit que l’onRenfermât entre quatre murailles, afin qu’ilpût achever l’ouvrage qu il avoit commencé,dont le public devoit recevoir de grandsavantages. Cette circonstance est rapportéepar Simon en fa bibliothèque , hist. des au-teurs de droit.
Quelques temps après la mort de fauteur,M. le chancelier de Chiverny (décédé en1 599 ) engagea Carondas à revoir le codeHenri & à le perfectionner , & Carondas endonna deux éditions : la premiere en 1601 ,qu'il dédia au roi Henri IV ; Sc dans lcpitredédicatoire , il parle du code Henri commed’u n ouvrage que le président Brillon se pro-posoit de mettre au jour. Il dit que M. lechancelier de Chiverny lui avoit commandé,P°ur le roi, de revoir ce code , & d'y em-P'°Kir le fruit de ses études ; qu il y avoitjoute plusieurs ordonnances mémorablesjf* an ciens , Sc les édits & constitutions^ C1 iri IV ; il y joignit aussi , par forme<je notes, une conférence des ordonnances,5 S anciens codes de Théodoíe Sc de Justi-*j len , & des basiliques des loix des Visigoths,® es conciles, des arrêts, 3 c de plusieurs an-nuités & faits historiques.t seconde édition fut donnée par Ca-rdas en 1605, & augmentée de plusieurs,8 Lc ordonnances , Sc notes qui man-" ?!l nt dans la précédente,j hlicolas Frérot, avocat au parlement, en_° nna en 1615 une édition fur les manus-anm I j ême du président Brisson, & y joignitLouî n xr UVelles noces.
tn-8 0 iL- r f7 in donna en 1617 un volume■Eli' !tU ^ °hservations fur le code Henri.lí Parut une quatrième éssition de
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ce code , augmentée par JeaiiTournet & parMichel de la Rochemaillet.
Ce code est divisé en vingt livres, & chaquelivre en plusieurs titres qui embrasent toutesles matières du droit.
Le premier livre traite de l’état ecclésias-tique & des matières bénéficiales : le secondtraite des parlemens , de leurs officiers , Scdes procédures qui s’y observent : le troisième,des juges ordinaires Sc autres ministres dejustice : le quatrième, des présidiaux : lecinquième, de la procédure civile : le sixième,de diverses matières décidées par les ordon-nances , tels que les dots, mariages, dona-tions , testamens, substitutions, successions,de la nobldlè , des rentes constituées, desservitudes , retrait lignager, de l’obligationde déclarer dans les contrats de quel seigneurrelevent les heritages , de l’exécution desobligations Sc cédules, des transports, desmineurs, tuteurs, curateurs, des rescisions,répits , péremptions ; que tous actes de jus-tice seront en langue vulgaire, & que Farinéesera comptée du premier janvier : le sep-tième livre traite des procès criminels : lehuitième, des crimes & de leur punition : leneavieme , traite de l’exécution des juge-mens, Sc des moyens de se pourvoir contre :le dixieme, de la police : le onzième , desuniversités Sc de leurs suppôts : le douzième,de la chambre des comptes : le treizième,de la cour des aides Sc des officiers qui luifont soumis : le quatorzième , des traites,impositions foraines Sc douanes : le quin-zième , des monnoies & de leurs officiers :le seizieme, des eaux & forêts & de leursofficiers : le dix-septieme , du domaine Scdroits de la couronne : le dix-huitieme , duroi & de fa cour , le dix-neuvieme, deschancelleries de France : le vingtième, desétats, offices , Sc autres charges militaires ,Sc de la police des gens de guerre.
Ce code considéré comme loi nouvelle estfort bon ; mais étant demeuré dans les termesd'un simple projet, il n'a aucune autorité quecelle des ordonnances qui y font rapportées,Sc on ne le cite guere que quand on y trouvequelque ordonnance qui n’est P as rapportéeailleurs. Voye^ ce qui en est dit par Pasquierdans ses lettres , liv. Ifs > lett. premiere ,adressée au président Briston ; Loileau, tr , desoffices , liv. I, ch. viij > n. Bornier en fa