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clétien & de Maximien, quiontrégné avant 1Constantin , lequel políédoit déja une partiede Tempère avant Maximien, Grégorienayant fait de son chef cette compilation , ilïie paroît pas quelle ait eu par elle-mêmeaucune autorité fous Constantin ni fous sesfiicctileurs , non plus que le code hermoge-tiicn ; Justinien cite, à la vérité , ces deuxcodes au commencement, & les fait allerde pair avec le code Théodofien , en parlantdu grand nombre de constitutions que cestrois cod.s contentaient : mais tout ce quel'on peut induire de là par rapport aux codesGrégorien Sc Hermogénien , est que l’on con-sultoit ces collections comme une instruction& comme un recueil contenant des consti-tutions qui avoient force de loi. M. Terraf-jfon , en son hijì. de la jurifprud. romaine ,pense que probablement on ne voulut pasrevêtir ces deux codes de l’autorité publiqueà cause que leurs auteurs étoient païens ,comme il paroît en ce qu’ils ont affecté dene rapporter que les constitutions des empe-reurs païens. On croît cependant que Justi-nien n’a pas laissé de se servir de ces deuxcodes pour former le sien : on fonde cetteconjecture sur ce qu’il se trouve dans soncode des constitutions qui n’étoient pointdans celui de l’empereur Théodose, parcequ’elles font plus anciennes , 8c qu’elles ontprobablement été tirées des deux codes Gré-gorien & Hermogénien.
Après que J utb.nien eut tiré de ces deuxcodes ce qu’il crut nécessaire , on les négli-gea tellement qu’ils ont été perdus, à l’ex-ccption de quelques fragmens qu’Anien ,jurisconsulte d’Alaric , nous en a conservédepuis ; Jacques Sichard les a compris dansson édition du code Théodofien , imprimé àBâle en r 5 z 8 ; Grégorius, Tholosanus 8cCujas les ont ensuite donnés avec des cor-rections ; enfin AntoineSchultingena donné«ne édition pl us complété avec des notes,dans son ouvrage intitulé : jurifprudentiavêtus ante-jufiinianea , imprimé á Leyde enl’annee 17 1 7- Js n y e { la jurisprudence romainede M. Terrasson , page 2 .8g , & ci-aprìsCode Herm.oge.nien & Code Justinien.
Code Henri ou code d’Henri m , e st unecompilation faite par ordre d Henri III ,des ordonnances des rois ses predecelleurs& des siennes. Ce prince crut qu il école à
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propos, pour !e bien de ícm royaume, d<rfa:re , à 1 imitation de Justinien , un abrégéde toutes les ordonnances. U annonça cedestem dans l’ordonnance de Blois, faite e»
1 579 > & registrée en 1580, dont l’articlc207 porte qu’st avoit avisé de commettrecertains personnages pour recueillir 8c arrêterles ordonnances, & réduire par ordre, ettun volume, celles qui se trouveroient utilesSc nécessaires, & aussi pour rédiger les cou-tumes de chaque province,
Il chargea de la compilation des ordon-nances Barnabé Brisson , lequel avoit d’a-bord paru avec éclat au barreau du parle-ment de Paris. Henri III charmé de Ion éru-dition & de son éloquence, le fit Ion avocat-général, puis conseiller d’état, & enfin pré-sident à mortier en xy8o. Il s’en servit endifférentes négociations , 8c l’envoya am-bassadeur en Angleterre. Ce fut au retourde cette ambassade qu’il fut chargé de tra-vailler au code Henri , ce qu’il exécuta avecbeaucoup de foin & de diligence. Il mit aujour cet ouvrage íbus le titre de code Henri8c de bafiliques, 8c comptoir le faire autoriser& publier en 1585; en effet , comme ilavoit observé de marquer en marge de cha-que disposition d’ordonnance le nom duprince dont elle étoit émanée, & la date del’année 8c du mois, lorsqu’il a ajouté denouvelles dispositions, il les a toutes mar-quées fous le nom à’Henri III, 1585, fansdate de mois ; c’est à quoi l’on doit faire at-tention , pour ne pas confondre les véritablesordonnances qu’il a rapportées , avec les ar-ticles qui ne font que de simples projets dcloix. Loyseau & Carondas ont dit de luiqu’il tribonianifoit , parce qu’à l’exemple deTribonien il avoit ajouté dans fa compila-tion de nouvelles dispositions pour suppléerà ce qui n’étoit pas prévu dans les anciennesordonnances.
M. de Lauriere , en fa préface du recueildes ordonnances de la troificme race , dit queM. Brisson fit imprimer son ouvrage en1587 , sous le titre de bafiliques 8c de codeHenri.
Dès que cet ouvrage parut, Henri III enfit envoyer des exemplaires à tous les parle'mens pour l’examiner , l’augmenter ou 1 ediminuer comme il leur paroìtroit conve-nable , son intention étant de lui doM^