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SU est vrai, comme Lower le prétend, 'que la contraction soit la seule action de cesfibres, comment se peut-ii faire que leurdistension , qn’on appelle communément,quoique mal à propos , leur relâchement ,soit un mouvement de restitution ; car la na-ture 8c la disposition de ces fibres prouveclairement que le cœur est fait en forme decône, & qu il est dans un état violent pen-dant fa dilatation. U s ensuit donc que lacontraction est le vrai mouvement de resti-tution , 8c le seul état dans lequel il retournede lui-même lorsque faction a c este ; de sorteque nous sommes toujours obliges de cher-cher la véritable cause de la diastole, quiparoît le phénomène le plus difficile qu onremarque dans le cœur.
M. Cowper , dans ^introduction à sonanatomie, augmente la part que M. Lowerdonne au sang dans cette action , 8c le re-garde comme le principal instrument de ladilatation du cœur ; M. Drake , son secta-teur, ne s’accorde cependant pas avec luifur la maniéré 8c la cause de cette dilatation.
" Le cœur de f animal, dit M. Cowper,a beaucoup de rapport avec les pendules desautomates artificiels, des horloges & desmontres portatives, en ce que son mouve-ment íè fait comme celui des autres muscles,par le moyen du sang qui sait f office d’unpoids ». Suppose que cet auteur ait vouludire que le sang en retournant dans les oreil-lettes 8c les ventricules du cœur , les oblige àíè dilater en pesant sur eux , en agissantcomme un contre-poids à fa contraction ,entant que muscle, il est dommage qu’iln ait pas donné une plus ample explicationd’un phénomène aussi difficile 8c aussi im-portant ; la pesanteur spécifique du sang ne
f jaroît pas une cause adéquate de l’effet qu’onuppofe qu’il produit dans cette occasion :car, supposé que le sang n’agistè ici quecomme un poids par une simple gravitation,il ne peut employer dans cette action , endescendant de la partie supérieure du cœur ,qu’une force équivalente à cinq livres auplus , quoiqu’il ait à surmonter, suivant lasupputation de Borelli, une résistance dei j 5000 livres. Quelle que soit la force quidilate lc cœur y ôc la cause de ía diastole -elle doit être égale à celle du cœur , des mus-cles intercostaux 8c du diaphragme, contre
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laquelle il agit comme un antagoniste.
Il est peut-être difficile & même impos-sible de trouver une telle puiíïànce dans lamachine du corps animal ; 8c cependant,fans le secours d’un pareil antagoniste, il estimpossible que la circulation du sang puistècontinuer. Tous les ressorts qu’on a décou-verts jufqu’aujourd’hui dans le corps humain,concourent à la contraction du cœur, qui estun état de repos auquel il tend naturelle-ment ; cependant nous les trouvons alterna-tivement dans un état de violence ou de di-latation ; 8c c’est cependant de cette alterna-tive que dépend la vie de l’animal.
Il est donc nécessaire de trouver quelquecause extérieure capable de produire ce phé-nomène , soit dans la qualité de l’air ou dansla pression de l’atmofphere, puisque nousn’avons point de commerce constant & im-médiat avec d’autres milieux.
Quelques physiciens ayant observé quenous ne pouvons subsister dès que la com-munication que nous avons avec l’air exté-rieur est interrompue, ont imaginé qu’il semêle pendant l’inspiration certaines partiesde l’air extrêmement pures avec le sang quiest dans les poumons, lesquelles patient aveclui dans le cœur , où elles entretiennent uneespece de flamme vitale, qui est la cause dumouvement réciproque de cette partie.
D’autres ont nié l’existence de cette flammeactuelle, 8c prétendu que les parties les plussubtiles de l’air venant à se mêler avec lesang dans les ventricules du cœur, produisentune effervescence qui l’obîige à se dilater.
Mais on a rejeté tous ces différens senti-mens, 8c l’on est encore aujourd’hui dans ledoute s’il se mêle quelques particules d’aiïavec le sang dans les poumons, ou non,Fbye^ Poumon , Air , &c.
En supposant même qu’il s’insinue quelqueportion d’air dans la veine pulmonaire, ilne peut autrement dilater le cœur que par uneeffervescence dans le ventricule gauche, quine seroit point suffisante pour dilater le droit :mais la dissection anatomique de la partie nesuffit-elle point pour détruire ce sentiment »qui a été suffisamment réfuté par un gran^nombre d’excellens auteurs ? Voye^ Resí 1 "ration. r
Quoi qu’il en soit, la masse de l’atm^phere paroît être le véritable antagonistes