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fous les muscles qui servent à l’inspirationordinaire & à la contraction du cœur ; &cela se trouve confirmé non-seulement parsa puissance , mais encore par la nécessité deson action sur les corps animaux. Voye^ At-mosphère.
Le cœur , comme nous l’avons déja ob-servé , est un muscle solitaire d’une force ex-traordinairequi est encore augmentée parles muscles intercostaux & le diaphragme,qui n’ont point d’antagonistes ; de fortequille a besoin d'être contrebalancée parquelque force équivalente quelle quelle puisseêtre : car quoique faction des muscles inter-costaux soit volontaire, ils ne sont pas pourcela exempts de la condition des autres mustclés qui fervent aux mouvemens volontaires,lesquels seroient dans une contraction perpé-tuelle , nonobstant l'influence de la volonté,fans le balancement des mufclesantagonistes.Le poids de 1 atmosphère qui presse sur lapoitrine & sur toutes les autres parties ducorps, supplée à ce balancement qui se trouveentre les autres muscles; & comme dans tousles autres mouvemens volontaires f influencede la volonté ne fait qu’augmenter faction del'un ; des deux puissances qui étoient aupara-vant en équilibre ; de même elle ne sert iciqua donner à ces muscles assez de force pouru tenir un poids qui surmonteroit leurs for-C( : s > shls if étoient point secondés de la ma-niéré que j e viens de le dire. Aussi-tôt que ce«cours vient à manquer, les cotes s’abaissent"ouveau p ar la seule pesanteur de fatmos-I ’ ce quelles ne seroient point fans cela,*? al 8 re , le penchant naturel qu ont ces muf-les a le contracter.
Cela est suffisamment prouvé par les ex-igences de Torricclli, & par celles qu on,/dtes fur des animaux dans le vuide, oùt , es que la pression de f air est ôtée, les mus-tr ^ Uerc °staux Lc le diaphragme sont con-^ ì ^ - les côtes s’élevent dans le moment,bai(vj°\° nt é ne peut plus les obliger à s'a-c °urs mc >ms que f air ne vienne à son fe-Comm^ ^ V force par sa pression,est en qu f dans f élévation des côtes le sangfanion '' i ^ Ue sorte obligé d’entrer dans lesde mèml i Par ^ e Passage qu il trouve ouvert ;ll est f 0rc( i ° r kffelles viennent à s'abaister,&par 1, - ' P ar „! a ffaistement des poumonsvaisseaux sanguins,.
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de passer par la veine pulmonaire dans leventricule gauche du cœur : cela joint aupoids de f atmosphère qui preste fur toute lasurface du corps qu'il entoure de tous cotés,est cette puissance qui oblige le sang à monterdans les veines, après que la force qu; lecœur lui avoir imprimée a cessé ; tic elle suffitmême pour obliger le cœur à sortir de sonétat naturel, & à íe dilater.
Lorsqu’on vient à supputer la pesanteurd'une colonne d'air égale à la surface dutcorps , on s’apperçoit qu’elle suffit pour pro-duire les effets qu’on lui attribue. Si son con-sidéré outre cela que les corps des animauxfont des machines capables de céder à lapression , on connoîtra fans peine qu elladoit agir íur eux de la maniéré que nous sa-vons dit. ^ Cependant quoique nos corpsíoient entieremenc composes de petits tullesou vaisseaux remplis de fluides, cette pres-sion , quelque grande qu elle soit, étant lamême par-tout, nepourroit les affecter, àmoins que les dimensions superficielles nevariassent également ; à cause quêtant éga-lement prestes par-tout avec le même degréde force, les fluides qu ils contiennent nepourraient se retirer dans aucun endroit, Scfaire place à ceux qui les suivent, mais de-meureroient aussi fixes & aussi immobilesque s’ils étoient actuellement solides. Voyc £Fluide & Air.
Mais la dilatation de la poitrine fournitassez d’efpace aux fluides pour le mouvoir ,Sc ion resserrement leur imprime un nouveaumouvement ; ce qui est le principe de la cir-culation continuelle du sang.
Cette dilatation 8c cette contraction réci-proque des dimensions superficielles du corpsparaissent si nécessaires â la vie de 1 animal »qu'il n'y en a aucun, quelqu imparfait qu’ilsoit, dans lequel elles ne íe trouvent ; pourle moins on n’en a encore découvert aucundans lequel elles n'aient existé.
Quoique les côtes &c les poumons d’ungrand nombre de poissons 8c d'infectesn'aient aucun mouvement, & que leur poi-trine , par une fuite nécessaire , ne puissepoint se dilater, ce défaut est cependant ré- .paré par un méchanismc analogue qui fup,plée autant qu'il faut aux besoins de la vie.Les poistons, par exemple, qui n ont pointde poumons , ont des ouïes qui font 1(4
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