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Tome huitième.
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sang ait augmenté , ou qu il sorte une moin-dre quantité de sang à chaque contractiondu cœur , 8c vice versa. Il fuit encore, quefi la résistance augmente ou diminue , ilfaut que le pouls ou la quantité de sang quele cœur pousse à chaque contraction, aug-mente ou diminue respectivement ; & quelorsque la force du cœur augmente ou di-minue , le pouls doit être plus vîte, ou larésistance moins grande. Voye£ Pours.

Le docteur Jurin entreprend de démon-trer par ces principes les théorèmes suivans.

i °. Que le mouvement total de résistanceque le sang rencontre en fortant du cœurdans chaque systole, ou le mouvement qu ilcommunique au sang qui le précede, ôc auxtuniques des artères, est à peu près égal àla force totale du cœur.

a®. Que le mouvement communiqué ausang qui précede celui qui fort du cœur dans lasystole, est au mouvement communiqué auxtuniques des artères, comme le temps de lasystole est à celui de la diastole. Supposonsdonc, avec M- Keill, que la systole s’a-cheve dans le tiers de l’intervalle qui s écouleentre deux pouls, le mouvement commu-niqué au sang qui devance celui qui sort ducœur , sera le tiers de tout le mouvement ducœur ; ôc celui qui est communiqué aux arte-

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res, les deux tiers de ce même mouvement.

3 °. Dans les différais animaux, la forcedu cœur est en raifon composée de la raifonquadruplée du diamètre de quelque vaisseauhomologue que ce soit, & de la raifon in-verse du temps pendant lequel le cœur se con-tracte j ou en raison composée de la raison dela pesanteur du cœur , ou de Panimal entier,de la raison soudoublée de la même pesan-teur, Sc de la raison réciproque du temps.

Nous allons finir cet article par une table,qui contient le réfoltat de plusieurs expérien-ces que M. Halles a faites fur la vitesse dusang dans les animaux, & for d’autres con-sidérations de la même nature. L'appareil deces expériences est simple. Il laut avoir untuyau de cuivre recourbé astèz court, Sc d J unl de pouce de diamètre ; un tuyau de verrede neuf à dix piés de longueur, Sc du mêmediamètre que celui dé cuivre ; un troisièmetuyau de cuivre qui joigne ôc affermisse en-semble les deux tubes précédens , en les em-brassant : quand ils font adaptés lfon à Tautre,on commence par lier le vaisieau destiné à^expérience ; on le perce , on inféré dansf incision le petit tuyau de cuivre recourbé ;on acheve le reste de ^appareil : tous cestuyaux font gradués par des divisions très-petitesji