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Tome huitième.
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& qui causent des palpitations Sc des varia-tions dans le pouls : or les palpitations 8c leschangemens du pouls font les premiers signesauxquels on doit s’attacher pour s'orienterfur les maladies du cœur.

Il y a pourtant des indices qui peuventfaire distinguer les cas où ces symptômesdépendent essentiellement de cet organe ;car si les accidens ceíîent en divers temps,ou dans de longs intervalles ; si tous les mou-vemens du cœur rentrent ensuite dans l’ordrenaturel, on peut aflurer qu’en tous ces casdifferens les maladies ne font que des mala-dies sympathiques ou qui n J appartiennentpas , à proprement parler , au cœur.

Au contraire, si le pouls est constammentïrrégulier & variable , s’il change ainsi quele mouvement du cœur au plus léger exer-cice , on peut prononcer en général qu’il y aquelque vice ou quelque obstacle dans lecœur ; mais ces vices ou ces obstacles étantquelquefois compliqués avec des dérange-mens à peu près semblables de la base def aorte ; & les dérangemens de l'artere, lorf-qu’ils font seuls, étant très-difficiles à distin-guer d’avec ceux du cœur , il est fort heu-reux que le danger où l’on est de se tromperdans ces cas-là, ne soit pas de grande con-séquence.

Telles font les réglés nécessaires pour neP a s confondre les maladies propres du cœuravec * e s maladies sympathiques. Il ri est pas"aouis essentiel de distinguer ces maladiesP r °pres les unes des autres. Premièrement,es dilatations des diverses cavités du cœurPavent être discernées par les signes íùivans ;tn Muéral, les battemens du cœur ne fontJ> s violons, dit M. de Senac : quand le ven-ri cule droit ou le sac de ce ventricule sontxtr emement dilatés, à peine les dilatations^çUifent-elles des palpitations ; dass beau-P de cas les malades sentent seulements°ftt s a ^ S Poids dans la région du cœur , ilsant re u Ì et s à des syncopes, à des étoussemens,cela p ne constant, selon Lancisi : outred e es dilatations du ventricule droit Scbattç 11 oeillette, produisent toujours desL^w. ns dans les veines du cou.

^datàtio CnCe ces k attemens > lorsqu’uneque est d’ailleurs soupçonnée , indiquele ventrf , dation,‘ si elle existe, est danscule gauche. Cette dilatation aVI 11.

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encore d’autres signes : les battemens desartères font très-violens, si ces artères fontlibres ; c’est ce que M. de Senac a observédans plusieurs maladies : l’auteur ne parlepas de la dilatation feule de l’oreillette gau-che ; elle est rare, & les signes distinctifs decette maladie nous manquent.

Pour ce qui est des autres vices du cœur ,tels que le rétrécissement, les corps étran-gers , les tumeurs , les ossifications, il fautrien former qriune classe , Sc' les réduireen général aux obstacles qui s’opposent à feu-trée ou à la sortie du sang.

Il est des principes généraux qui doiventrégler la cure des maladies du cœur : en gé-néral, l'iguorance crédule peut espérer decertains succès qu'elle ria jamais vus ; Scdans les dilatations du cœur , dans les ossifi-cations , Sc lorsqu il contient des polypes qutrésistent à tous les dissolvans, les ressource»de sart sont plutôt entre les mains des ma-lades , que dans les pharmacies.

11 faut se borner à arrêter les progrès deces maladies , à modérer leurs accidens , àprevenir ou à éloigner leurs suites ; à moinsqu on ne puisie saisir ces maladies dans leurcommencement , car alors il y en auroitplusieurs qui peut-être ne résisteroient pasaux remedes.

Quoi qu il en soit, il faut dans la curepalliative que nous venons de proposer , di-minuer le volume du sang par les saignées,à laquelle la petitesse du pouls ne doit pasempêcher d’avoir recours , à moins qu il n’yeût des syncopes actuelles : l’exercice , lesefforts , les mouvemens violens doivent êtreinterdits, parce qu’ils s’opposent même auxbons effets des saignées ; non que les mouve-mens doux , dans des voitures ou à cheval,ne soient des remedes utiles, puisque le sangcroupit sur-tout dans le bas-ventre dans lavie sédentaire.

La dicte , & même l’usage du lait, oucelui des alimens doux Sc faciles à digérer,font aussi utiles que les saignées ; & il ncfaut pas oublier d’avoir recours aux lave-mens , aux laxatifs doux , Sc aux eaux mi-nérales ferrugineuses, ainsi qu’à l’efprit ano-din minéral de Hoffman, l a poudre tempé-rante de Stahl, l’eau de fleur d orange , detilleul, &c.

Telle est idée générale que 1 on peut ren-

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