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Tome huitième.
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dre des maladies propres du cœur , suivant JM. de Senac. On trouvera des connoissan-ces de détail fur les cas particuliers , auxmots Péricarde , Polype, Palpitation,Syncope. Voye^ces différens articles.

Outre les maladies propres du cœur dontnous venons de parler-, cette partie est ex-posée à des maladies générales , c'est-à-direqui peuvent attaquer toutes les diveríès par-ties du corps. 'Nous observerons d'abord endeux mots , à propos de ses blessures, qu'el-les ne font pas toutes & toujours mortellespar elles-mêmes ; leur cours est souvent auííilong que le cours des blessures des autresparties ; elles suppurent quelquefois , sur-tout si elles sont petites. C est ce que M. deSenac démontre par un grand nombre d'au-torités.

Il y a des plaies ou des déchirures du cuœrfaites par l'effort du sang, ou qui sont lafoire des contusions du cœur , qui sont auíîìdangereuses, quoique plus rares, que les.plaies par cause externe & récente.

Quant au diagnostic des plaies du cœur ,la place for laquelle l’instrument perçant aporté , la profondeur jusqu'à laquelle il a étéenfoncé , peuvent donner des soupçons forInexistence des plaies du cœur ; mais ces soup-çons ne peuvent être confirmés que par desaccidens : telles íont les défaillances , la pe-titesse &c l’inégalité du pouls , les sueurs froi-des , les anxiétés, la douleur vers le sternum.Pour ce qui est de la íìtvre , c'est un acci-dent général dans les blessures ; il n'est pasdoute ux qu'elle ne s'ailume lorsque le cœurest bleíié.

Les lavages , les saignées lorsqu'il n'y apoint une hémorrhagie considérable , seaude Rabcl ou seíprit de sel, les acides végé-taux qui ont quelque austérité , & unedicte nès-févere , sont les seuls remedes aux-quels on doive avoir recours dans les plaiesdu cœur ; observant qu il est important dene pas fermer l’ouverture extérieure de laplaie, & qu il convient même quelquefoisde i'aggrand r, suivant que les accidens pour-ront faire soupçonner un épanchement.

Le cœur est sujet, comme les autres par-ties du corps, à i'insiammation, aux abcès,& aux ulcérés. Voye[ Inflammation,Abcès , Ulcéré. Les fievres violentes sontquelquefois la cause ou l’esset de la premiere

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de ces maladies. Les observations incontes-tables de plusieurs auteurs, démontrent quele cœur est sujet à des abcès & à des ulcérés;la douleur , les syncopes , les palpitations,ne doivent donner que des soupçons au sujetde l'inflammation. Pour ce qui est des lignesdes abcès & des ulcérés, ils sont à peu prèsles mêmes que ceux des plaies.

Mais si la nature nous permet quelquefoisd’appercevoir ses démarches, elle nous cacheles secours qui pourroient les arrêter ou lescorriger. L'art ne peut dans les inflamma-tions du cœur, s'ii n'y est pas entièrementmutile , que hâter les remedes que deman-dent les autres inflammations. Pour ce quiest des abcès & des ulcérés du cœur , lesmédecins ne peuvent fe conduire dans cescas que par ì'analogie ; puisque ^expériencen a rien appris là-deflus.

Le volume du cœur peut fe resserrer ous'étendre. Le cœur fe concentre ; on l'a trouvéflétri, deíìéché , durci , & pour ainsi direskirrheux, à la fuite de quelques maladieschroniques , & même dans un homme quipérit de la rage : s'il en faut croire Pline , lesrois d'Egypte avoient observé la phthisie ducœur. La concentration du cœur ne peutêtre appliquée à l'absence de la liqueur péri-cardine , félon M. de Senac.

Le cœur peut se dilater beaucoup , tant àla suite des pleurésies & des fievres violentes,que par les efforts du sang causés par desmouvtmens violais, ou par les pallions,par la présence des polypes ,les anévrysmesdes grosses artères. Il n'arrive pas toujoursque les parois du cœur qui se dilate, s'épais-fissent; cette dilatation appartient aussi sou-vent, au moins, aux oreillettes qu'aux ven-tricules : elle a des signes sort équivoques,elle est quelquefois mortelle ; & tous lesremedes auxquels on puisse avoir recours ,font la saignée, la diete & les caïmans. Onnc ccnnoît aucun remede pour le rétrécisse-ment ou la diminution du cœur , dont leSsignes font aussi sort obscurs.

Quelque bornées que soient nos connois-sances à l'égard des maladies du cœur dontnous venons de parler , il en est d'aurre*qu’on ne sauroit même se flater de connoitf epar aucun signe ; tels sont les cœurs velus ,& ceux dans lesquels il fe forme des couch^?

, d'une matière qui se condense, ôc qui n c