íe cœur lui-même se durcit & perd son ir-ritabilité ; il lui faut pour conserver cettequalité , de la chaleur ôc de l’humidité ;' CS intestins conservent quelquefois leur irri-tabilité auíîì long-temps que le cœur ., &nous les avons vu les conserver plus long-temps ; parce qu’on les a découverts plustard que le cœur , & qu’ils ont conservé plusde chaleur , mak en général dans ces ani-maux meme , le cœur reste irritable , quandtout autre muscle ne í’est plus. Nous avonsVu battre 1 oreillette droite csuu chien , cinqheures errtieres âpres la mort absolue de 1 ani-mal ; le cœur arraché surpaíTe de beaucouples autres muscles dans la constance de sesmouvemens ; les intestins arrachés s'agitentpendant quelques minutes , les muscles pal-pitent de loin en loin , fans aucun mouve-ment régulier qui subsiste uniquement dansle cœur ; dans le poulet le mouvement estrevenu au cœur irrité vingt - six heures aprèsla mort de Panimal. Les morceaux même ducœur divisé en petites parties , continuent deíe mouvoir ; le cœur des jeunes animaux estplus irritable , & le cœur du poulet Test ausuprême degré.
D’où vient cette supériorité dans le mou-vement du cœur? Elle ne dépend pas de lasensibilité, il en a peu , fes nerfs font nom-breux sans être grands. Penseroit-on aux ré-seaux que forment les fibres & les musclesriu cœur , & p ar lesquels cet organe différépf s aucr es muscles dont les fibres ne s’unis-ent jamais entr’elles ? On ne voit pas dansr Ctrc ff'ucfore une cause suffisante d une plus
*°tte irritabilité.
j,, r 1 sgure cave du cœur donne au sang quip lr p It:e - la facilité d’en toucher une grande■ urrace ; l a membrane qui revêt cette cavitéuv r xtr 5 m -ment mince , & le sang touchec l u à nu les fibres museulaires. Il est posPlus / lUe * es nerfs plus à découvert sententci es VlVern *cnt Pimpression du sang ; les musPasL eux °ut un avantage dont ne jouissentqu e fuselés longs ; ceux-ci ne sont irritésp°ur [V ^ esprits animaux , & ceux-là ontcavi^ . 1 ^ lu '‘ lls l'- s liquides qui remplissent leurché u’ 1 e st fur du moins que le cœur arra-du p re r COr P s d'une grenouille, &c qui a per-lorsiL* st Lll j coût son mouvement, 1e reprendétat i{ ° n • rem plst d’air , & que dans cetc °ntuiue pendant plusieurs heures de
pousser alternativement le sang dans l'oreïl-lette & de l’en recevoir. Il est fur encore quele cœur bien vuidé perd le mouvement, c’estune expérience que nous avons faite bien desfois, 8c variée ae bien des maniérés. Ayantremarqué que le cœur 8c l oreillette du côtédroit conservent plus long-temps Ie mouve-ment , que le cœur 8c Poreillette du côtégauche , nous avons tenté de renverser Per-dre de la nature, 8c nous y avons réussi „ euôtant aux cavités du côté droit le sang quïles irritoit ; Pexpérience n est pas bien aiséeà faire, elle nous a réussi cependant ; il fautpour ôter le mouvement au ventricule droit& à Poreillette, ouvrir Partere pulmonaire& lier la veine cave , 8c de Pautre côté lier1 aorte, ouvrir la veine pulmonaire ; dès-lorsles cavités cîu côté droit restant parfaitementvuides, ce íont celles du côté gauche dontle mouvement continue le plus long-temps;on a ouvert la ligature de la veine cave, Screndu du sang au ventricule : il ne battoirplus pendant qu’il étoit vuide , rempli desang il a recommencé de battre, & avec plusde force à mesure que le sang le remplilsoitplus parfaitement.
. L air póussé dans le canal thorachique oubien dans un des grands troncs veineux ducœur , rappelle le mouvement que le sang aperdu. La saignée affaiblit le cœur, & le sautdu sang d’une artere s’abaisse, à mesure quePanimal a perdu de son sang.
En suivant ces expériences & en les com-parant avec les phénomènes du cœur dansPanimal vivant, il paroït que cette constanceà se mouvoir , si admirée dans le cœur , apour cause principale l’application perpétuelledu stimulus ; en effet on voit dans le pouletla veine battre & se vuider , le sang passerdans le ventricule encore unique, celui-cise contracter aussitôt , se vuider & donnerson sang au bulbe de P aorte, qui se con-tracte de même à Pattouchement du sang ;dans la grenouille cette fuite de mouvementest la même , & par-tout la partie du cœurou de Poreillette qui est remplie de sang, secontracte , & celle qui s’est vuidéeperd lemouvement ; de là cette supériorité danS ladurée des battemens de la veine cave , dePoreillette droite, 8c du vantricuie droit;phénomène que nous ne rappelions pas. Lemouvement subsiste le mieux dans les par-ti h h z