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Ceux dont îe sang est froid , ònt vécu 8c 'long-temps vécu après cette cruelle opéra-tion.. Ils ont regardé , ils ont fauté , marchégc donné toutes les marques de volontédont ils étoient capables. L'ame de l'hommemême continue ses fonctions, après qu’onlui a arraché le cœur. Un des malheureuxqui avoient trempé dans la conspiration despoudres a continué de prier ; un autre acontemplé ; un autre encore a proféré quel-ques paroles x & a regardé son cœur que lebourreau lui avoir arraché, & qu'il tenoità la main.
On ne voh point que les maladies ducœur affectent Vame. Nous avons vu unjeune homme avoir le cœur rongé par desulcérés & couvert de pétrifications : lepoulsctoit irrégulier , la circulation souffrait ;mais lame aérait point gênée dans ses.fonctions
U y a plus.. Le cœur dfim animal à sangffoid , soustrait à '/empire de famé, arrachéà f animal , bat pendant plusieurs heures<Tun mouvement régulier de systole & dediastole. Il y a donc dans le cœur unesource de mouvement qu-il ne rient pasde lame & que même le corps de l’animalne lui fournir pas..
Cette expérience prévient- contre f hypo-dr l. se commune. Presque tous les auteursattribuent aux nerfs cette forte avec laquellele cœur íe meut. C’est un muscle, disent-ïls , Sc le mouvement musculaire vient desnerfs. Il y a. même des auteurs qui Ontcru voir que l’irritation: des-nerfs cardiaquesaccéléré & rétablit le mouvement âucœur;que 1 irritation, du cerveau ou de la.moellede l’cpine a le même pouvoir ; & que la liga-ture de k. huitième paire tue sor le champun animal & supprime le mouvement de sonsœur.
Quoique f analogie nous mene à cettehypothele , lexpérience nous en éloigne,.Non-seulement le cœur arraché continue dese mouvoir, mais- la ligature des nerfs de lahuitième paire, celle des nerfs intercostaux,cille même des uns & des autres de cesnerfs & leur, entiers destruction- n'affèctenf-point le mouvement du, cœur. La destruc-tion totale du cerveau , celle du cervelet,celle de la moelle de 1 épine ne supprimeMs nc-n glus ce mvMvsoentl'hàation
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des nerfs de la huitième paire , celle desintercostaux , de la moelle de f épine & desnerfs cardiaques- même , rsalure pas lémouvement du cœur , ne l’accélere & ne lerétablit pas , quand il a été interrompu ;le cœur continue de battre , & le pointsautillant se meut avec la même régularité Tquand on a détruit la bulle du cerveau.
Nous ffabuferons point de ces expérien-ces : nous nous souviendrons également quedes nerfs nombreux ne sont pas donnés ailcœur fans utilité; nous n’exclurcns pas ccsnerfs du rang des causes du mouvement ducœur ; mais nous croyons conclure avecéquité-, de ces expériences, quoutre la foresnerveuse , il y a dans- le cœur une source demouvement qui ne dépend pas du cerveau ,& qui n'arrive pas au cœur par les nerfs.
Les faits ont découvert dans. les muscles& dans le cœur une puissance, qu’on appelleirritabilité, qui ne dépend pas des nerfs, quirégné dans les. animaux dépourvus de cer-veau , de tête ct de nerfs, & qui paraît ré-sider dans la fibre musculaire elle - même ;•cette force mouvante est excitée par presquetous les stimulus, la chaleur , f air,, le feuf étincelle électrique ; le muscle & le cœurrentrent en mouvement après un plein re-pos , lprfqu'on y pouffe ì'air , seau chaudeou d u. sang chaud ; car c'estla surface inté-rieure du cœur qufesent le plus vivement laforce des stimulus , & ce sont des fluides,fans àcr-ecé qui l'irritent le mieux.
L'avantage que le cœur a sor tous les au-tres muscles , c'est la force de Irritabilité ,& la constance de cette force, Le cœursurvit de beaucoup aux intestins & aux mus-cles dans les animaux à sang froid; nous sa-vons vu battre pendant vingt-quatre heure»dans la grenouille après qu-aucun autre mus-cle ne fe contractoit , quelque irritationquson employât ; dans le poulet enfermedans ficus, le cœur bat malgré le froid mor-tel de l'animal, malgré celui de seau qjUenvironne feeuf ; dans les premiers jours &l'incubation le cœur est animé d'uns sor^très-viv.e, ct les- autres muscles ffont absolument.fans irritabilité, les intestins & ïc^°mac ffen donnent même aucune marqoff '/
■ Dans l’-animal a sang chaud, la íupério r1 ^du cœur n'eít pas rout-à-fait le mêm? ’.jergiffe dobt jl est sauvât fe fige par st ”