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ticipant de la grosseur de son fruit, excede-roient de beaucoup leur volume naturel.
En général il faut choisir préférablementles coignaffiers à feuilles larges, pour y placerles greffes des poiriers, c’est le moyen degrossir les fruits. On doit de même donnerla préférence aux poiriers , neffliers, azéro-liers à gros fruit, dans les cas indiqués pour lechoix de ces sujets ; si l'on avoir cependantpour objet d'avoir des arbres très-bas, il con-viendrait de préférer le coignqffier à feuillesétroites, qui est le moins élevé Sc le moinsvigoureux de tous, Sc 1 epine blanche ouquelqu aurre espece plus basse de ce genre,dans le cas où l’on aurait des raisons pour yavoir recours.
De savoir si en greffant un arbre sur lui-même , on abonnit ion fruit , 8c jufqu’àquel point ces opérations multipliées produi-raient de bons effets, c’est ce que nous exa-minerons à l 'article Greffe.
On se sert ordinairement des n°. i & 3 ,dans les pépinières pour y greffer les poiriersdestinés à former des basses - tiges ou desdemi-vents.
L'espece«°.. 3 ne nous est pas connue, &Nous ne garantissons pas son existence.
Le coignajfier fleurit à la fin de mai ; seslarges fleurs d’un blanc animé, naissent soli-taires fur les rameaux 8c rassortent merveil-leusement sur les touffes verdoyantes où ellesfont comme parsemées , elles se succèdentencore quelquefois dans le commencementde juin ; cet arbre peut donc servir à l'orne-ment des bosquets du printemps ; comme ila une habitude de mal porter ses branches,qui met 1 art en défaut, il convient de lejeter en masse dans les fonds des parties lesplus négligées & les plus agrestes.
Donnons encore quelqu’attenrion au coì-gnaffer de Portugal, nous n'avons parlé quedu secours qu il prête au poirier, occupans-nous des avantages qu’il nous procure patlui-même. Qu'on le greffe lur quelque especede poirier a gros fruit, le sien en fera plusgros & meilleur ; il prend très- bien fur lesautres especes de son genre , Sc en général ilest d'autant plus utile de le multiplier par lagreffe , que par ce moyen on obtient plutôt8c en plus grande quantité ses superbes fruitsdont le parfum est plus gracieux que celuides autres coins, 8c qui par la cuisson se co-
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lorent du plus beau pourpre ; on peut aussimultiplier cet arbre de marcottes 8c de bou-tures ; ce font les voies qu il faut choisir pourse procurer des sujets propres à porter lesgreffes des poiriers : les marcottes nes’enra-cinent pas aussi aisément que celles des autresespeces ; il convient de les coucher en au-tomne , d’y faire une coche & de les couvrird'un peu de litiere ; fes boutures sont aussiun peu rebelles, & il faut les traiter avec unepatrie des ménagemens indiqués à l 'articleBouture , trop d’ombre 8c d'humidité leurnuisent infiniment.
On multiplie ordinairement les coignaffjìers , en en formant des meres, c’est-à-dire,qu’on recoupe de jeunes sujets près de terre ,& qu'on éleve un petit monticule autour desbranches qu'ils ont poussées d’une automneà l'autre : ces especes de marcottes prennentsuffisamment de racines. Qu’on plante enautomne les boutures des coignaffiers ordi-naires dans une terre.fraîche , couverte delitiere à l’exposition du levant, elles réussi-ront très-bien. Les sujets obtenus par cemoyen , sont préférables à ceux qu’on tiredes meres , en ce qu’ils sont pourvus de ra-cine tout autour de l’aire de la coupure ; aulieu que ceux-là n’en onr que d’un côté- J’aisemé avec succès des pépins de coin ; maisoutre qu’il est difficile d’en rassembler enassez grande quantité pour subvenir auxbesoins d’une pépinière, cette voie est longue& ne procure pas des arbres plus droits queceux prévenus des boutures.
On plante les jeunes coignaffiers en pépi-nière depuis la fin d’octobre jusqu’à la nn demars dans une terre fraîche & effrondée, oùon les espace d’un pié 8c demi ou deux piésdans des rangées distantes de deux ou trois.La seconde année on les élague en juin, onles ccuílbnne tout le mois d’août 8c partiede septembre , so réservant d’enter au moisd’avril suivant les sujets où l’ccustbn a m araqué.
Les poiriers greffés fur coignaffiers ne de-mandent pas un fol auffi profond que l eSpoiriers fur franc ; ils réussi fient assez bief 1par-tour, pourvu qu’on varie leur taille so 1 'vant les différentes qualités du terroir.
A l’égard des coignaffiers non- greffés q u ot ]éleve pour leurs fruits, si on les plante P r ^
> des eaux , & en donneront davantag e