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déliés Sc environ une vingtaine d’étamìnesdont les sommets'sont divisés en quatre par-ties : cet embryon devient un fruit charnu& velu , tantôt pyramidal, tantôt arrondi,selon les especes ; ce fruit est divisé en cinqcellules, dans lesquelles il fe trouve un oudeux pépins figurés en larmes : il est terminépar un ombilic formé des vestiges du calice.
Especes.
i. Coignaffier à feuilles oblongues, veluespar-deslous , à fruit oblong , allongé vers labase. Coin - poire. Coignaffier ordinaire àfeuilles moyennes.
Cydonia foliis ovato oblongis , fubtus tomen-tofis , pomis oblongis , bafi produclis.
Qttince-trec with oblong aval leaves , Scc."Pcar quince.
z. Coignaffier à fruit oblong Sc imberbe ;en Prover.ce, coudounier.
Cy do ni a fruâu oblongo , lœvìori, lnjl. reiherb.
Il ne se trouve pas dans Miller.
;. Coignaffier à feuilles ovales, velues par-deílous, à fruit rond ou coignier.
Cydonia foliis ovatis , fubtus tornentofis ,pomis rotundioribus ; cydonia fruclu breviore& rotundiore. Inst. rei herb,
Apple-quìnce.
4. Coignaffier à feuilles ovales renversées,très - larges Sc à gros fruit ; coignaffier dePortugal,
Cydonia foliis obverfe ovatis , latiffimis ,’naxìmo. Hort. Col. Cydonia latìfoliau J l tanica A ïtifl. rei herb.
vertu stomachique Sc astringente des, 0lns 1 le mucilage de leurs pépins si proprea garantir les malades long-temps alités dese »ets du frottement, la forme agréable de^ es fruits , le duvet doré dont ils font cou-j erts , sur-tout leur grosseur prodigieuse &£ u jj Parfum si gracieux dans les confituresï>\a Mafias, assurent aux coignaffiers uneq ui Ce distinguée parmi les fruitiers ; mais cec'eft^d ces arbres plus estimables encore ,p°; r i eur proche parenté avec la famille desVabl e P euc_ ctre ne sommes - nous rede-qu* au s de nos plus belles especes de poiresge lìre ^stances contractées entre les deuxle j au . S ’ J volume , la figure de ces fruits,foup ÇOn °° nt d* fe peignent, font du moins
tziiie f)., nCr ^rent en partie leur ori-ff'gnaffier ; & ce fr t st p as enc0fe ,Tome VIII, •
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tout ce que nous lui devons ; qu’on lui con-fie les greffes des meilleurs poiriers, fa fèvemodérée va réfréner les saillies de la leur ,ils en deviendront plus dociles à la taille &au palissage , par là, on les réduit à unestature médiocre , on en forme des demi-vents, des espaliers , des quenouilles , desbuissons, & fous toutes ces formes ils fontd'un plus prompt & plus grand rapport que.ceux greffés fur franc ; le fruit en est aussiplus gros & d’une pâte plus douce.
C’est dommage que tous les poiriers nes’accommodent pas également de ce sujetqui ne convient guere qu'aux poires fondan-tes , & ne réussit parfaitement que dans lesterres fraîches. Plusieurs poires d’hiver, cel-les qui ont des dispositions à íè crevaflér riyfont que peu de progrès. Il est des especesqui ne peuvent subsister de fa seve ; de cenombre sont entr’autres , quelques-unes decelles connues fous le nom de bergamotte ;leur forme arrondie donne lieu de penserqu’elles tiennent de rrès-près aux poirierssauvages Sc aux neftliers ( Voyc^ ci - a prisFructification ) , Sc quelles front queties-peu d analogie avec le coignaffier ; il estcependant un moyen de trom*pcr leur aver-sion pour cet arbre ; il faut d’abord modi-fier fa seve , en y greffant du beurré , ou dela virgouleuse qui y reprennent très - aisé-ment ; c’est sur le bois provenu de ces gref-fes qu’on posera les écussons ou les suoins deces poiriers insociables ; par cette médiationon les réconciliera avec le coignaffier ; cesujet intermédiaire est en jardinage ce queles intermèdes font en chymie : Eh ! quellechymie plus belle que celle de la végétation »N’oublions pas de prévenir qu’un autremoyen de tenir nains ces poiriers, c’est deles grefter fur épines , fur nefflier Sc fur azé-rolier.
Mais il est d’autres especes dont la seveimpétueuse ne peut sympathiser avec la len-teur de la plupart des coignaffiers ; d'aprèscette observation , je ne doute nullementque ceux-là ne puislent réussir sur celui dePortugal ; sa supériorité de vigueur sur lesautres especes de son genre , se fut assezremarquer dans l’excès des dimensions detoutes íes parties. On trouveroit encore ungrand avantage dans 1 alliance de ces poi-riers avec cet'arbre, c’est que leur poires par-