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Tome huitième.
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Mutuelle de tous les vaisseaux , ìl est cer-tain qu ils peuvent fe prêter à Impulsiondu fluide, &c en être distendus ; mais ilst}e le peuvent que jusqu à un certain pointfans accident. Il est (Tailleurs certain quecette cokéfiori est différente dans les diversâges de la vie : de plus, on ne peut s’empê-cher d’imaginer différens degrés de cokéfiondans les différens solides. Par exemple , ilsemble qu'il y a bien moins de cokéfiondans la pulpe molle du nerf auditif, quedans le faisceau nerveux qui constitue ledur tendon d Achille : ajoutons auífi , qu’ilfaut que la cohésion des solides soit capablede supporter non-seulement le mouvementmodéré des fluides dans les vaisseaux , telqu’il a lieu en bonne santé , mais encore lavélocité de leur circulation dans 1 état mala-dif , fans que cette cohésion soit détruite ; &c’est effectivement ce qui arrive d'ordinaire;car il est communément besoin de longs &de violons efforts pour produire la rupture.

La débilité des parties solides est doncexcessive , lorsqu’elles ne peuvent fans queleur cohésion celle, soutenir Teffort desactions d’un corps en santé , & même d’unmouvement de circulation plus impétueuxque de coutume. On reconnoìt que lerelâchement est trop grand, quand les fibreslans se rompre s’allongent au moindre effortdu mouvement vital. De cette facile dila-^ation des fibres & des vaisseaux, naiííéntf ta gnation des liqueurs, la crudité desnit' a * rS 5 ta corruption spontanée, l’ina-lv u° n 5 cachexie - cacochimic , & plu-_ lUs a utres maux qu’on regarde mal à£^Pos comme des maladies de tempéra-

jjj 1 ° n laisse trop augmenter l’affoibliíle-p: nt , 3 Pour lors il est encore à craindre quecoi ta tu °sité violente du liquide , pousséu ’ac ln s e ^ ernent P ar ta force du cœur ,c xem a í° nne ta rupture. On voit plusieursdei e P es de ce fâcheux accident, lorsquefinit lj. ncs S ens délicats étant dans l’âge oùdans cro *ff an ce, se rompent un vaisseauc °Uru E° Umon pour avoir crié, chanté , oude S c j. ! u ‘ s donc que la cohésion trop foiblefaut y Qg • cau ta de si grands désordres, ilu ue loi r 1Cr ? ar ^ es remedes qui procurenttail tiels l° n P~sforte, par des alimens subs-> — CS acides austères, entre autres leVIIT

1 orne

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fer dissous dans des acides doux ; f exercice,les frictions, 6v.

Mais s’il y a des maladies qui ont pourprincipe la foiblesse de la cohésion dans lessolides, il y en a beaucoup aussi qui procè-dent nécessairement de l’excès de cette cohé-sion : de-là le manque des sécrétions, la roi.deur, Timmobilité, la sécheresse, la coali-tion des vaisseaux avec leurs liquides , lesconcrétions de tout genre , Tossification , lavieillesse, frc. les remedes même contre cesmaux, ne font presque que des palliatifs. Ilest cependant nécessaire de les mettre ertusage, de diminuer la violence , k densité ,la pression du sang ; d’employer les humec-rans, les émolliens, les délayans de toute! espece, en boisions, en vapeurs , en fomen-tations , en bains, &c.

On comprend maintenant les divers effetsqui résultent tant de la force que de la foi-blesse de la cohésion. On conçoit en consé-quence la nature & la cure d’un grand nom-bre de maladies, futilité qu’on peut retirerde la doctrine du resserrement & du relâ-chement des solides ; & cette matière si im-portante en pratique, si curieuse en théorie ,étoit inconnue avant Boerhaave, & n’a étédéveloppée que par ce grand homme. ( M.le chevalier de Jaucourt.)

COHI, s. m. (Comm.) mesure de grains,en usage à Siam. Un cohì pefe environ jooalivres. Voy. les Diclion. de Trév. & du Com.

COHOBATION , f. f. (Chymie,) La c*-hobation est une opération chymique , quiconsiste à reporter les produits volatils d’unedistillation, ou fur le résidu dont ils ont étéséparés, ou fur de la nouvelle matière sem-blable à celle qui les a fournis, & à distillerde nouveau.

La cohobation est une espece de distillation.Voyei Instillation, (b)

COHORTAL , s. m. C Hisi. anc.) c’estle nom qu’on donnoit aux serviteurs du pré-fet du prétoire.

* COHORTE , f. f. (Hisi. anc.) c’ctoit,chez les Romains, un corps d’infanterie dek dixieme partie d’une légion. Il contenoktrois manipules, & chaque manipule deuxcenturies ; d’où Ton voit que chaque légionétoit de soixante centuries, de trente mani-pules & de dix cohortes.

Il y avoir dans k cohorte les quatre forças

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