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Tome huitième.
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COHUAGE , s. m. ( Juríspr. ) eft undroit qui se leve en certains lieux fur les mar-chandises que l'on apporte au marché. Ceterme vient de celui de cohue , qui ancienne-ment íìgnifioit assemblée ou marché. Suivantun arrêt de la Saint-Michel, de l’an 12.78,les templiers en Normandie prétendoientque leurs hommes ou sujets dévoient êtreexempts du payement de cokuage ; par leurcharte, il fut accordé que s’ils vouloiententrer au marché en cohue, ils payeroient lecohuage. Ce droit est différent de celui d’en-trée & du droit de coutume, comme il pa-roît par un ancien aveu rendu en 1473 , aucomte d'Anjou par le sieur de laTrimouilíe,où il est dit : que somme de beurre venant deBretagne., doit deux deniers d*entrée, maillede coutume , Ù un denier de cohuage ; que fielle n est toute vendue a icelui jour , Ù il arriveque le marchand la rapporte à huitaine , il nepayera que le cohuage. Glojs. de Lauriere ,au mot cohuage. (\A)

COHUE , s. f. {Juríspr. ) en quelqueslieux lignât anciennement assemblée, halle,ou marche. Ce mot paroit venir du latin co-hcerere. Dans les ordonnances de l'échiquierde Normandie, de l'an i;8z, cohue signifie1 n Jsemblée des officiers de justice qui se fait1 auditoire ou autre lieu accoutumé, pourles causes & procès. Il est aussi parlé dea halle & cohue de Quintin en Bretagne ,laquelle se font les bannies &c contrats,s re III du recueil des arrêts de Bretagne.°y e K. c ì-devant Cohuage. (A)

COHYNE , f. m. CHift. nat. bot.) arbre1 V 4 m “ique, qui a la feuille du laurier &e fruit elliptique & de la grosseur du melon.O * nc %ns font des vaisseaux de son écorce.

attribue à sa pulpe quelque propriété” îe dicinale. Le cohyne est aussi une plante^ique mal connue.

, faire coi , terme de rivicre ; c’estoù C ] C ^ T un moment. Il y a des pas difficilesb at es chevaux remontent difficilement unCr\ ’ lln coche ; alors on dit qu ils font coi.ntçf-y ANG, f. m. (Commerce.) poids &sales - C > ^* a 8 e à Cambaye, aux Indes orien-p ' ^ est les quatre cinquièmes d’un larr.

Coia R D’él. de Comm.bois n . f. m. pi. ( Charp. ) pieces de

tre q, ar ^ ees d un bout & délardées de l'au-’ H 1 le placent au pié des chevrons d'uu

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omble , pour rach eter la faillie de l'enta-bíement.

COIER, f. m. (Charp.) piece de bois quiva du poinçon ou du gousset à I’arbalêcrier.V. Arbalétrier , Poinçon & Gousset.

COIGNAGES, f. m. pi. nom que l'ondonne dgns les grosses forges à certainesportions de la maçonnerie du fourneau. Voy.Grosses forges.

* COIGNIERS, f.m. pi. c’est ainsi qu onappelle dans les fours à verrerie, les quatrecoins des sièges du dedans du four, corref-pondans aux lunettes des arches à pots.

COIMBRE , Géog. mod. ) grande villedu royaume de Portugal, capitale de la pro-vince de Beira , for le Mondego , fameuse^'^frsité. Long.g , 40 ; lat. 40,10.

COIN , 1. m. ( Mechan % ) eft la dernieredes cinq puissances ou machines simples. V.Puissances mechaniques. La forme ducoin est celle d’un prisme triangulaire ; onen voit la forme dans la fig. $3 de la méck.L’angle que forment en D la face A G ducoin 8c celle qui lui est opposée, s’appelle lapointe ou le tranchant du coin : le plan C s’ap-pelle la base ou la tête ; 8c la hauteur, qu’onappelle aussi axe du coin, est la distance del’angle D au plan C ; B D est la longueur.

Les anciens auteurs font partagés fur leprincipe de la force du coin. Aristote le re-garde comme deux leviers de la premiereefpece inclinés l'un à l'autre, 8c agissantdans des directions opposées.

Guido-Ubaldus, Mersenne , veulent quece foit un levier de la seconde efpece : maisd’autres prétendent que le coin ne sir u toiten aucune maniéré fè réduire au levier : d’au-tres rapportent faction du coin au plan in-cliné , 8c il y a des auteurs qui n'attribuentpresqu’aucune force au coin, 8c croient qu’;ln'ag.t guere que proportionnellement à laforce appliquée sur le maillet qui le pousse.On verra par les propositions suivantes >, queces derniers auteurs se trompent ; 8c -al’égard de l’analogie prétendue du coin.avec le plan incliné , ou le levier, ou lavis , &c. cette analogie n’est capable que d in-duire en erreur fur ses propriétés ; 8c la meil-leure maniéré d’en déterminer les tssets , estde les examiner d une maniéré directe, lansrapporter le coin à aucune des autres machi -nes simples.

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