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Quelques auteurs prétendent que l’embo-lon étoit un arrangement différent du coin,cuneus , ou de la tète de porc , caput porci-•}um ; mais M. de Folard , comme dit unjournaliste, démontre que personne de ceuxqui ont parlé de l’embolon, du cuneus Sc dela tête de porc , n a su ce que c'étoit ; Sc ilfait voir assez probablement que ces diver-ses ordonnances dont on a dit tant de mer-veilles , n etoient autres que la colonne. Bi-èliotk. raison . tome VI. Voye £ Colonne.
Vegece définit le coin une certaine dispo-fition de soldats qui se terminoît en pointepar le front, Sc qui s’élargillòit à !a base ouà la queue. Son usage étoit, dit cet auteur,de rompre la ligne des ennemis, en faisantqu un grand nombre d hommes lançassentleurs traits vers un même endroit. 11 dit aussique les soldats appelloient cette dispositionde troupes tête de porc , caput porcinum. Sui-vant cette définition le coin n étoit qu’untriangle j mais M. de Folard prétend qu’iln’en avoir pas la figure, Sc qu’on donnoitce nom à un corps de troupes de beaucoupde profondeur & de peu de front, c’est-à-direà des troupes rangées en colonne. Il prouveaussi que chez les anciens le terme de cuneusne signifie pas toujours une figure triangu-laire , mais une cohorte , cohors. Voye^ Co-horte.
“Tacite, mœurs des Germ. dit que les Al-lemands s’arrangent en forme de coin : maison voit bien que par ce terme (dit M. deulard í) st entend une cohorte , parce qu’iloppose à turma , c’est-à-dire à l’escadron.d a V e i m:irqué - continue le commentateure 1 olybe , que les Grecs qui ont écrit desguerres des Romains, se sont servis du termetrnbolon , lorsque les latins ont employéo el ui de cohors dans de détail des mêmesPerations. Tite-Live qui a copié Polybe pres-Ue par-tout, a pris souvent l’embolon pourg te * tlan gle , lorsque par ce mot l’historien^. e utendoit cohorte. »
tairg 1 ^ 5 dans son livre de la discipline mili-que J fí Gre “’ prétend, ainsi que Yegece,i llfirm C Co ’ n étoit un triangle ; M. de FolardC| si F 6 • témoignage de cette maniéré •v a In r ^ ntln - dit cet auteur , qui étoit un sa-c °in éto' mme guerre , me disoit que lequ’Eli* triangle , je le croirois plutôt» Vegece 6c tant d’autres. 11 ne faut
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pas douter que le terme de cuneus n’ait trom-pé ces auteurs. Elien ne dit-il pas qu’Epa-minondas avoir combattu en ordre trian-gulaire à Leuctres ; ce qui est manifeste-ment faux. Je parierois qu’Elien n’avoit ja-mais servi ; Sc s’il étoit vrai qu’il eût fait Uguerre , il en raisonnent très-mal. »
“Je ne laisserai pas, dit M. de Folard, latête de porc , que je ne la voie coupée Scséparée de son corps. Ammien Marcellin,qui est bien de ce temps-lá, & qui en parle,me fournira le couteau. Bien loin de dire quece fût un triangle , il fait voir au contraireque c’est un corps fur beaucoup de hauteurSc peu de front. Dans la guerre de l’empe-reur Constantius contre les Limigantes , quietoient une race d’anciens esclaves qui avoientchassé leurs maîtres (les Sarmates) de leurpays ; ces esclaves ayant été attaqués & en-veloppés par l’armée romaine , se serrèrenten un gros bataillon , s’ouvrirent un pas-sage à travers les légions , Sc pénétrèrent juí-qu’àl’endroitoù étoit l’empereur, tant le choc-de cette masse d’infanterie , unie Sc serrée,étoit redoutable. Les soldats, dit Ammien,appellent cela faire la tête de porc. Ce n’eíldonc pas un triangle, mais un corps rangéfur une extrême profondeur Sc peu de front. »Traité de la colonne par M. le chevalier deFolard. (Q)
Coin de mire , est , en terme cf artillerie ,un coin dont on se sert pour élever la culassedu canon Sc pour le pointer. Voyei de cescoins , pi. VI de Vart militaire , fig. 6. ( Q_)Coin, ( Architeclure.) est une espece dedé coupé diagonalement suivant le rampantd’un escalier, qui sert à porter par en-basdes colonnes de niveau, Sc à racheter paren-haut la pente de l’entablement qui sou-tient un berceau rampant, comme à l’esca-lier pontifical du Vatican.
Ces coins font aussi le même ester auxbalustres ronds qui ne font point inclinés! suivant une rampe , comme à l’eícalier d upalais royal.
On peut aussi donner ce nom aux deuxportions d’un tympan renfoncé , qui portentles corniches rampantes d’un fronton, commeon en voit au fronton cintre du portail de
S. Gervais à Paris. (PJ
Coins , en terme de diamantaire , ce fontdes faces angulaires qui séparent les biseaux.