Band 
Tome huitième.
Seite
460
JPEG-Download
 

ítfo COL 1

nale quí porte à ses bords un petit crochet.Chaque loge contient une íeule graine lenti-culaire , mais plate d’un côté & convexe del’autre , de deux lignes de diamètre , blanc-roussátre, lisse, luisante.

Culture. La coletta croît au Malabar dansles terres sablonneuses humides.

Qualités. Toute la plante est amere ; sesfleurs font fans odeur.

Usages. Les Malabares mâchent ses feuil-les avec l’arak , au défaut des feuilles du bé-tel. Le suc qu on en exprime est souveraincontre les aphtes <S c les vents qui gonflentle bas-ventre.

Remarques. La coletta, comme l’on volt,n’eft pas un panicaut eryngium , comme l’apensé Hermann, Elle n’est pas non plus uneeípece de barleria, comme l’a cru M. Linné,puisqu’elle n’a pas comme lui cinq feuillesau calice , ni cinq divisions presque égalesà la corolle. Il fait donc avec le colasso un !

Í ;enre particulier , voisin de l’acanche Sc dea ruellia, dans la seconde section de la fa-mille des personnées. Voye{ nos familles desfiantes , vol. II ,p.Xto. (M. Adanson.)

CQLGIAC, (arme turque.) Les Turcsappellent ainsi un bracelet avec son ganteletde fer.

* COLIADE, (Myth.) surnom de Vé-nus', ainsi appeiiée de son talent pour ladanse. Il vient de , je danse. Les Grecsavoient élevé un temple à Vénus la danseuse.

COLIART , s. m. raia Icevis undulatafeucinerea. Rond. (Hift. nat. Ichthyolog.) pois-son cartilagineux plat & lisse , qui a de très-grandes nageoires. Il est si gros, que l’on entrouve qui pesent cent livres, èc on en a vuun qui peíoit jusqu’à deux cens livres. Ce-lui fur qui on a fait cette description , avoirtrente-siuit à trente-neufpouces de longueurdepuis la pointe du bec jusqu’à l’extrémitéde la queue , & vingt-huit ou vingt - neufpouces de largeur entre les extrémités desnageoires ; son corps étoit de figure rhom-boïde. La face supérieure de ce poiflon estblanchâtre, ou de couleur cendrée , parse-mée de plusieurs taches noirâtres au on-

C O L

doyantes , selon Lister. La face inférieure estblanchâtre Sc parsemée de quantité de petitspoints noirs-, le bec court & pointu ; les cô-tés font terminés par une nageoire. Quantau reste, ce poisson ressemble à la raie à longbec, soit par la queue, par les nageoires quientourent l’anus, par la bouche , les dents,les narines, St c. Willughby, hijl. pijc. Voy .Raie , Poisson. (I)

COLIBRI, sub. m. oiseau commun dansplusieurs contrées de l’Amérique.Ily en a desespeces fort différentes pour la grosseur, pourles couleurs , (;c. Il y en a de íi petits, qu onleur donne le nom & oiseaux mouches (a) tils font très-beaux par la diversité Sc l’éclatde leurs couleurs, ce qui les a fait appellerrayons du soleil ; leurs plumes foncera effet sibelles, qu’on les emploie à faire des tapilíe-ries Sc même des tableaux ; Sc l’oifeau en-tier , après avoir été desséché est encore ítbeau, quota le suspend aux oreilles pour ser-vir d’omement. La longueur du bec variedans lès différentes eípeces de colibri ; il estdroit dans les uns, Sc courbe dans les autres.Leurs yeux font petits Sc noirs ; leur vol estsi rapide, qu’on les apperçoit à peine ; ils íesoutiennent pendant long-temps en l’air, SCsemblent y rester immobiles. On les voitdans les forêts, fur-tout le matin, recueillitla rosée ou le miel sur les fleurs, particuliè-rement fur celles du gui. Us font leur nidavec du coton fur des branches d’arbre, SCy déposent des œufs blancs qui ne font pasplus gros que des pois. Il y a en Amériquedes araignées, qui font beaucoup plus grossesque les colibris , Sc qui mangent leurs œufs*Voye [ Araignée.

Lorsque les colibris ne trouvent plus defleurs , ils fe suspendent par le bec à Yécotced’un arbre, Sc y restent juíqua ce qu’il y _ altde nouvelles fleurs. Hijî. des Incas , Paris t17x4, tom. II, pag. 2.77.

On donne aux colibris le nom de fe cC 'fleurs y ou à’oiseau abeille ( Seba Th.nat. tom. I, pag. 6’/.}, parce qu ils font trei "petits, Sc qu’ils voltigent fur les fleurs cos^

; me les abeilles. Seba rapporte qu’on 1^

(a) Le dictionnaire d histoire naturelle a tort de confondre le colibri avec l’oifeau mouche. L®, ^ fde ce dernier est droit, moins allongé à proportion , applati en deílus Sc en dessous , un peu renflele bout Sc non pas arqué comme celui da colibri. Celui-ci qui doit être placé dans la famille d esperaux , rien dicte re qrien ce que le grimpereau a le bec plus court , la langue simple fans tuy«c la queue composée de douze plumes. (M. Adausou .)