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Tome huitième.
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tendent de différente maniéré au gré des pê-cheurs.

Quelques - uns mettent au fond, des ver-"veux volans ou varvouts, fans cercle ; d’au-tres font encore cette même pêche d’une au-tre maniéré : ils plantent fur les vases leursPetits pieux qu’ils relevent toutes les marées ;les bâtons en font plantés tout droit, commeceux des bas-parcs ; ils forment au fond uneeípece de varvout ou de double fond avecles mêmes piquets plantés en équerre, ou enangle aigu ; les ailes ou les bras ont environdix brasses de long, & le bout du sac ou dela pointe du rets qui garnit la pêcherie , esttenu en état au moyen du petit piquet debois , fur lequel il est amarré à une petitecorde qui est frappée dessus. Il y a des pê-cheurs qui mettent aussi des verveux, dontle sac est tenu étendu au moyen de cinq àsix cercles , & dont le goulet va juíqu’auxdeux tiers du verveux. Les mailles de ce ver-veux font fort ferrées , puifqu’elles n’ont quesept à huit lignes au plus en quarté. Ces pê-cheries ne diffèrent point des bas-parcs enéquerre & à fond de verveux , que l’on atrouvé fur les greves de la baie de Cancale.

* COLÉTANS, f m. pi. f Hist. eccl. )freres mineurs ainsi appelles de la bienheu-reuse Colete de Corbie, dont ils embrassè-rent la réforme au commencement du quin-zième siécle. Ils conservèrent ce nom pen-'dant deux cens ans, < 5 c ire le perdirent qu’àla réunion qui fe fit de toutes les réformes jâe l’ordre de S. François , en conséquence !la bulle que Léon X donna en 1517. jCOLETTA , f. f. f Hijì. nat. Botanìq . ) \Plante du Malabar fort bien gravée, avec jplupart de ses détails, fous ce nom , & j°us celui de coletta veetla , par Van-Rheede, juuns son Hortus Malabaricus , volume IX , ;P anche XLI, page 77. Les Brames l’appel-8°ntua , 6c les Cinghales, habitans den kathu karo hiti. C’est le cryngìum

T^ 3 j^ rLlCum fibrifiigum ,Jloribus luteis d’Her-l ari ^ ' & le barleria 9 prionitis , spinis axìl-lj n „ Us P"datis quatcrnis, foliis integerrimistc^^o-ovaíìs de M. Linné, dans son syf-p 7 ,lat urce, cdit. 12. > imprimée en 1767,

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fib r ^r Une racine, noirâtre, très-ramifiée &b’uiir ' e ll e selevc fous la forme d’un1 ovoïde , pointu , haut de uois à

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' quatre pies, une fois moins large, ramifiédès son origine en dix à douze paires debranches opposées en croix , cylindriques,verd-luifantes , de deux à quatre lignes dediamètre, écartées fous un angle de soixantedegrés environ d’ouverture.

| Les feuilles sont opposées deux à deux encroix , elliptiques , pointues aux deux extré-mités , longues de quatre à six pouces , unefois & demie à deux fois moins larges , en-ticres, légèrement ondees, epaifles, molles,lisses , luisantes , verd-brunes, relevées endessous d’une cote longitudinale , ramifiéeen cinq à huit paires de nervures alternes,&c attachées horizontalement fur les bran-ches , à des distances une à deux fo;s pluscourtes qu’elles, fur un pédicule demi-cylin-drique, plat en dessus, comme ailé ou bordéfur les cotés.

De Faisselle de chaque feuille sortent deuxà trois épines réunies à leur origine, de sortequ’il y en a quatre à six à chaque paire defeuilles. Elles sont coniques, vertes droites,horizontales , égales à leur pédicule. Desmêmes aisselles sortent encore une à deuxfleurs sessiles, jaunâtres, une sois plus cour-tes que les feuilles.

Chaque fleur est hermaphrodite complé-té , monopétale irréguliere , posée autourd’un disque au-dessous de l’ovaire. Elle con-siste en un calice persistant, à quatre feuillesinégales , dont deux plus étroites , une foisplus court que la corolle qui est jaune-rou-geâtre, à tube médiocre, à deux levres aussilongues que luí, dont la supérieure a unedivision plus courte & l’inféríeure quatre di-visions roulées en de flous. Du bas du tubes'éleveur quatre étamines à anthères jaunestriangulaires, dont deux aussi longues quela corolle , & deux plus courtes cachées sousla levre supérieure. L’o vaire part du fonddu calice attachée à un disque applati quifrit corps avec lui, & porte un style cylin-drique , terminée par un stigmate ovoïde.

L’ovaire en mûrissant devient une capsuleelliptique ou en fer de lance , nès-compr:-mée , pointue aux deux bouts , longue dehuit lignes, deux fois moins 1 irge , ligneuse,élastique, très-dure, blanche , a peau verte »striée , à deux loges s’ouvrant elastiquemencen deux valves comprimées par les cotes,séparées en deux par une cloison longitudi-»M mm 2.