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Tome huitième.
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ment avec moitié d’oreillons de bœuf, 8cce mélange préparé de la maniéré que nousl'allons dire , fournit environ un tiers de sonpoids de bonne colle-sorte. Par exemple ,mille livres de rognures avec cinq cens livresd’oreillons , doivent donner entre cinq &six cens livres de colle ; 8c en variant les do-ses de ce mélange, on donne une différentequalité à la colle.

On met tremper séparément chaque ma-tière dans de grands cuveaux remplis d’eau,vingt - quatre heures suffiroient pour despeaux fraîches : il en faut davantage pour lespeaux seches, 8c beaucoup plus encore pourles vieux cuirs, ayant foin de les remuer detemps en temps , soit avec une fourche ouavec une pelle. Quand ces matières font bienpénétrées d’eau , on les retire des cuveaux& on en charge des civières grillées, plusétroites par le fond que par le haut : cescivières font faites avec des barreaux ou pau-melles qui font reçues dans un fort bâtis decharonnage ou de menuiserie. Ces cuirss egouttent dans ces civières , ensuite on lesave à la rivière , ou dans un grand réservoird eau , aux bords duquel on établit des ca-ges a jour, que l'on plonge dans l'eau 8ccn retire à volonté au moyen d'unchâssis qui forme une bascule. Tandis quela cage où l’on met les morceaux de cuirs ,trempe dans l’eau , on les remue fortementave c un boulcir, ou un barateau. De tempsen temps, on abaisse la queue de la bascule,P 0 Ur faire sortir la cage de l’eau , afin quep S cuirs s’égoutuent, & que l’eau sale en forte.| Uls - on les replonge de nouveau & ones remue, répétant cette manœuvre jufqu’àCe qu’ils soient bien nettoyés , ce que l'onte cor, noie lorsque l'eau qui en fort est claire.Les oreilles fur-tout qui conservent ordinai-^Htent pb s de saletés, ont besoin d’un lavageMultiplié.

^ A Ptès l e lavage , on porte les cuirs danstre CUvca ux cerclés de fer , pour les y fairernoj^ tr àus une eau de chaux plus outes ' ls ,|°ssss- On fe sert toujours des civie-mz, ' Ees Pour porter les cuirs ; & pour lesFoura r ' ìon fe sert du barateau ou d'uneUne c Les cuirs ordinaires uempent dansVeii e eau i c ^ laux assez foible, qu'on renou-deuï r j° US cs qoinze jours ave«* un seau ouU de “PWwllc eau de chaux , & l'on re-

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tourne de temps en temps les cuirs qui ionten trempe. Mais pour les peaux qui ont étépassées à l’alun 8c au suif, ainsi que les ma-tières qui contiennent de la graisse, du sang,de la ímovie , des parties charnues 8c dupoil, il faut les mettre dans une forte eau dechaux , & les y tenir plus long-temps queles autre* ; 8c pour que la chaux puisse pluscommodément dissoudre les parties char-nues & sanguinolentes, lorfqu'on les retire! des cuveaux, toutes blanches de chaux , onles conserve à sec dans des fosses, ou en tasfous des hangars , souvent pendant un hiverentier , parce que dans cet état elles ne font.pas sujettes à s'altérer; puis, on les retrempedans des cuveaux pleins d'eau , où on lesremue fortement. On les lave à la riviere ,8c elles font en état d'être mises dans lachaudière.

Jufqu’ici on a lavé , trempé , brassé lesdiverses matières séparément : il est temps deles assortir. On les mêle en. doses convena-bles , puis on leur donne un dernier lavage ;on les passe même fous la presse, si l’on croieà propos d’exprimer une partie dc l’eau dontelles íe font imbibées , de peur qu’elle nerendît la colle trop claire , ou trop difficile às’épaiíïìr. Alors on les met dans une chau-dière de cuivre , montée fur un fourneau demaçonnerie. On la remplit jusqu’au-dessusdes bords , & l’on met au fond de la chau-dière une grille de bois forte, pour empê-cher que les matières ne s’y attachent 8c nebrûlent. Il y a des faiseurs de colle qui n'a-jourent point d’eau dans la chaudière à celleque les matières ont prise dans la trempe ,prétendant qu’elles en ont aílez pris. D’autresy en mettent un peu, fur-tout lî les matièresfont dures 8c seches, parce que la trempe neleur en a pas donné une quantité suffisante :c’est à l’intelligence du fabricant à régler laquantité d’eau néceílaire pour obtenir lameilleure colle.

On allume fous la chaudière d’abord unpetit feu pour fondre les matières peu a peu& fans les brûler ; on augmente ce feu par, degrés jufqu’à faire bouillir !a colle : les uns! diminuent lé feu à mesure que la colle íe frit,& la laissent fe faire fans remuer ; d’autres ,quand une partie des peaux est fondue, bras-sent & remuent vigoureusement avec le pa-lon ou boulon » ce qu ils repèrent de temps