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en temps jusqu’à ce que la colle soit faire : onreconnoît quelle l’est, lorsqu étant refroidieelle forme une gelée pasiablement épaisle ;alors il cil temps de la retirer. Cette opéra-tion dure de douze à quinze heures, lelon ledegré de feu ; mais il est à propos daller len-tement , & il vaut mieux diminuer le feu àmelure que les matières sondent , ou qu il yen a une partie de fondue , que d’en préci-piter la fusion par un feu violent.il est tempsce vuider la chaudière , lorfqu’en mettantun peu de colle fondue fur une assiette oudans une coque d’œuf, on s’apperçoit qu’enfe refroidissant elle prend la consistance re-quise. Pour cela , on établit íurune cuve debois cerclée de fer , qui doit être auprès dcla chaudière, une cage de bois. Elle doit oc-cuper tout le diamètre de la cuve : on met aufond de la cage de la paille, ou mieux encoreune toile de crin, & avec une grande cuillerde cuivre rouge, nommée cajsm, on vuidelachaudière dans la civiere établie fur la cuve.Cette opération fe fait promptement pour nepas laisser à la colle le temps de perdre fafluidité en fe refroidissant. Il fe forme aufond de la civiere un marc ou un dépôt,nommé le fumier de la colle , qu’on y laisselong temps s’cgoutter , afin de ne rien per-dre. Ce marc égoutté & desséché à l’air , femet fous la chaudière pour entretenir le feu,ce qui produit une économie fur le bots.
La colle passée & tombée dans la cuve s’ydépure par précipitation : pour entretenir lacolle liquide le plus long-temps qu’il est pos-sible , tk faciliter la dépuration , on a Loinque les portes Sc les fenêtres de l’attelier oùfont les chaudières & les c.uves, soient bienfermées ; quelques-uns même y ont un poêle.II faut environ quatre à cinq heures pourque la colle íè dépure. Quand on juge qu’clles est suffisamment dépurée, on la rire encorechaude de la cuve , on la porte prompte-ment Sc on la verse dans des auges ou boitesde bots, qu on a auparavant bien mouillées,& égouttées lorsqu on y mer la colle. Lacuve où la colle sest clarifiée par précipita-tion , est percée à différentes hauteurs, & ily a des robinets de bois a chaque tiou , leplus bas est à un pouce Sc demi du fond, Laliqueur qui vient par le robinet le plus élevé,fournit la plus belle colle ; on a feulementgttentipn de ne pas tirer tout ce qui peut
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! venîr par ce robinet, parce qu’à la fin il vien-droit un peu de graisse qui, nageant fur lacolle , lui donneroit un œil désagréable. Ce-pendant on tire la liqueur par les differensrobinets, tant qu’elle vient claire. Celle quicoule par le dernier n’a pas autant de trans-parence , mais elle n’en est pas moins bonne.S’il fe trouve un peu de graisse figée à la sur-face des boîtes, ou du marc au fond, onretranche ces matières lorfqu’on coupe lacolle en tablettes.
On laisse la colle pendant vingt-quatre heu-res ou environ, fe refroidir Sc s’épaissir dansles boîtes , les tenant fous un hangard à 1 abride la pluie & du soleil ; à mesure qu’êlle perdde son humidité , elle diminue de volume.Quoiqu’on ait mouillé les boires, la colle yadhéré ; pour l’en détacher , on prend degrands couteaux à deux tranchans, qu’oiitrempe dans del’eau, & dont on passe la lameentre la colleSc les parois des boîtes.Quand ona fait le tour des boîtes avec le couteau , oncoupe avec le même instrument la colle figée,en cinq morceaux, dans le sens de la largeurde la boite, ce qui donne cinq morceaux ouparallélépipèdes, suivant le moule ou calibre,dont on fe sert pour cet effet,afin de couper le*morceaux égaux : la longueur du calibre estla largeur de la boîte , &c fa largeur le cin-quième de la longueur de la boîte. Il s’agit àprésent d’enlev-.r de fange ces parallétipipe-des. Les ouvriers adroits les enlèvent avec lamain , avec la précaution de verser un peud’eau fur la colle avant que de 1 en détacheravec le couteau. D’autrts fe fervent d’uncpalette légere de bois, qu’ils glissent subti-lement fous chaque parallélipipede, en com-mençant par un du mstieu, lis l’enleventainsi fur cette palette, Sc font ensuite la mê-me choie à l'égard des autres. Chaque mor-ceau étant ainsi enlevé fe met fur une plan-che , à un bout de laquelle il s’en éleve u )ieautre perpendiculairement. Celle - ci I ej d’adossoir, c’est-à-dire, qu’une des faces\ parallélipipede étant posée fur la pL 11 ^,
! horizontale , un de fes cotés longs s’appr^
! contre la planche verticale : alors ^í placé du côté de la planche verticale?.^,
: tenant des deux mains une efpece d ej montée d’un gros fil de fer tendu P a . ^
•; écrou & une lame mince de cuivre ,
1 lui cet instrument dans une position