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Tome huitième.
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composé dc soixante-slx secrétaires du roi,créés à diverses fois, &c unis en collège parHenri IV cn i6o3 ; auxquels' furent joints1-s quarante-six créés par édit de Louis XIIIcn 1641 , ce qui sir en tout, dans ct collège,

11 z secrétaires du roi.

Le quatrième appelle des fix-vingts desfinances créés à trois fois ; savoir , vingt-fixpar Henri IV, dix par Louis XIII en 1605,tk quatre-vingt - quatre encore par LouisXIII en 16; s.

Le cinquième , appelle collège des vingt dc'Navarre , fut créé & érabli en 1607 par leroi Henri I V , qui les amena en France aveclíi couronne cle Navarre, ils etoient íis íecie^-raires loisqu'il n’écoit encore que roi deNavarre.

Le sixième & dernier,, 'appelle des quatre-vingts , fut créé à deux fois par Louis XI V,/avoir, quarante-six en 16 j j , & trente-qua-si e en 1657.

Ces six collèges disterens ont depuis étéréunis en un soûl & même collège , qu’onappelle le grand collège des secrétaires du roi ,qui ont tous le même titre.

Le petit collège est composé des secrétairesdu roi établis près des cours & petites chan-celleries. V, Secrétaires du Roi. (A)

CollÉge , en parlant de l’Allemagnc ,íe dit d\ine célébré division de tous les étatsqui compoíent le corps germanique en troisordres ou classes, quon nomme le collège 1des électeurs , le collège des prirres , ÔC lecollège des villes libres ou impériales . Lesdeux premiers corps ne formoient d’abordqu’une feule & même assemblée , soit pour1 election de l'empereur , soit pour les au- jtres délibérations. Mais les électeurs s'étantinsensiblement arrogé le droit d'élire seulsl'empereur, & de tenir leurs conférencesa part, tant dans cette occasion que pourles autres affaires de l'empire , malgré lesprotestations des autres princes & des villesimpériales ; cela sic prendre aussi à ces prin- ,ces & à ces villes la résolution de s'aflembleren corps séparés ; & de-li est venue la dif-,traction des trois collèges , qui fut reçueétablie Jans la diète de Francfort en ij 3 o.Mais les villes impériales ion t les dernieresqui ont fait un collège particulier t leurs pri-vilèges néanmoins sont bien moins considé-rables que ceux des deux premiers corps ou

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collèges . Quand les deux premiers collègesétoiènt d’accord ; le collège des villes fe mou-voir obligé de consentir fans autre délibéra-tion. Mais cet ordre a changé ; si le collègedes villes impériales s’oppofe à Lavis unanimedes deux autres collèges, pour lors on députevers l'empereur , pour le ptier d'induire les,villes à donner leur consentement à l'avisdes deux autrçs collèges supérieurs.

Le collège électoral est composé des princes-électeurs, qui sont trois ecclésiastiques *íàvoir , sélecteur de Mayence, sélecteur deTrêves, & sélecteur de Cologne , tous trois-archevêques, & de cinq íeculiers, qui sontle roi de Bohême, le duc de Bavière, sélec-teur de Saxe , celui de Brandebourg , & lepalatin du Rhin , auxquels l'empereur Léo-pold ajouta un sixième en faveur du duc deBrunswìk-FLanovjre, dont la maison occupeaujourd'hui le trône d'Angleterre. L’élec-teur de Mayence tient le directoire , ou estdirecteur de ce collège , c'èft-à-dire qu'ìl ypropose les matières & recueille les voix_Les électeurs peuvent y assister par eux-mêmes ou par leurs ambassadeurs ; quant ïleurs autres prérogatives , voy. Electeur.,

Le collège des princes comprend tous lesautres princes d'Allemagne , soit ecclésiasti-ques , comme archevêques, évêques, abbés,prévôts , Òc autres prélats, princes, soit sé-culiers , comme ducs , marquis , landgra-ves , burgraves, & autres princes. Il com-prend aussi les abbés , abbtíïes , les autresprélats & les comtes qui font membres rele-vant immédiatement de l’empereur ou del’empire, Lc qui sont non-feulement comprisdans la matricule de l’empire, mais encorecontribuent à ses nécessités suivant la taxeportée par cette matricule car il y a plu-sieurs soigneurs qui ont, conservé le titre deprinces de l’empire, comme les archevêques-de Besançon & de Cambrai, sans avoir mséance nì suffrage aux diètes : mais l'évêquede Strasbourg , quoique sous la dominationde France , a conservé son rang à la die tede l’empire., Il doit cette prérogative singu-lière au feu empereur Charles VI, ce qui fjínégocié par le savant M. Schœpflin, p ro ‘ e 'sour d’histoire & de belles-lettres à huas-bourg. Lç directoire des princes est \ et lalternativement par l’árchiduc d’Autric& par l’arclievêque de Sakzbourg,