COL
ceux qui vaquoient aux affaires de la reli-gion, à celles de l’étac, aux arts libéraux,aux arts méchaniques , au commerce , &c.Ce mot ne signifioit proprement qu’unc com-pagnie , une société. Vryet Societe.
Ainsi parmi eux , outre le collège des au-gures Sc celui des capitolins, c'est-a-dire lacompagnie qui avoir la surintendance desjeux capitolins , on comptoir encore le col-lège des artificiers, celui des charpentiers,des potiers , des fondeurs , des serruriers ,des ouvriers pour les machines de guerre,des bouchers , des dendrophores, des ra-vaudeurs, des tailleurs d’habits militaires,des faiseurs de tentes, des boulangers , desmusiciens, &c, Voye^ Augure.
Plurarque prétend que cette division dupeuple en collèges , étoit un effet de la poli-tique de bluma , qui voulut que les diffé-rens interets de ceux qui compofoient cesdivers college s^ les tenant toujours désunis ,les empechaflent de penser à aucune cons-piration générale. Ces collèges étoient dis-tingués des autres sociétés formées fans l'a-v eu de l’autoricé publique , en ce que ceuxqui compofoient ces collèges traitoient pourles intérêts communs de leur corps, & qu'ilsétoient autant de membres de l’état ; ilsavoient une bourse commune , 8c un agentPour solliciter leurs affaires : ils envoyoient^es députés aux magistrats quand ils ne pou- (Voient y aller en personne : enfin ils avoíentdroit de faire des statuts Sc des réglemensP°or l*administrarion de leurs affaires ,* Peu p t ès comme font parmi nous les corpsde métiers par leurs syndics , jures, gardes,^ autres officiers.
. , d y a parmi les modernes quelques col-, mais d’un ordre bien supérieur à cesc . 0 /^ges des Romains, tels que les trois col-e 8 e * de l’empire. Voyeq_ ci-dejfous Colle-oes vx l 'e mpiRE Çf u Collège des Car-
r"’*,-
fiâê ?^r.ÉGE des Avocats. Les avocats con-c * e ^ es .tous ensemble forment un ordre , 8c^ìnfi qu’on les qualifie ordinairement;tïie I^O'ns dans quelques provinces, com-lèpe j * OUen > à Lyon , &c. on dit le col-
'ë* des avocats . Voyei AVOCATS , ORDRE
^Avocats.
j 0 i - l Ége des Avocats A u Conseil,compagnie des avocats qui font cha-
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etm pourvus d’un office d’avocat ès con-seils du roi, en vertu duquel ils peuventseuls occuper dans toutes les instances quise portent au conseil. Voyci Avocats a UConseil , 6> Conseil.
College , signifie ausfi quelquefois uncorps d'ecclésiastiques. C est en ce sens quel’on dit collège des cardinaux, ou lesacré collège.
Il y a aussi des collèges de chanoines Scdes collèges de chapelains.
On ne donne communément le titre decollège ou de collégiale aux chanoines sécu-liers ou réguliers, que dans les églises autresque la cathédrale.
Pour ce qui est des chapelains, il y a deséglises , même cathédrales, où ils fonjientun corps que l’on appelle collège , commedans l’église cathédrale de Rouen , où il ya cinq ou six collèges différens de chapelainsqu’on appelle collégiaux, à la différence d’au-tres chapelains de la même église, qui neforment point de corps entr’eux, Sc qu onappelle non-collégiaux.
Le College des Cardinaux ou le sa-cré collège , est le corps des cardinaux quisont divisés en trois différens ordres ; les car-dinaux évêques, les cardinaux prêtres, 8 Cles cardinaux diacres. Voye £ Cardinal.
Chaque ordre a son doyen ou chef ; ce-lui des cardinaux évêques est toujours l’é-vêque d'Ostie.
College des Secret aih.es du Roi , estla compagnie des secrétaires du roi : il y a lcgrand & le petit collège.
Le grand collège est la compagnie des se-crétaires du roi, maison couronne de FranceSc de ses finances, qui sont attachés à la gran-de chancellerie de France.
Cette compagnie étoit autrefois compo-sée de six collèges différens.
Le premier, qu’on appelloit \e collège an-cien , ne fut d’abord composé que de soixantepersonnes ; savoir le roi, Sc cinquante-neufsecrétaires. Ce collège fut depuis augmentede soixante secrétaires appellés^.^e^j pour lesdistinguer des autres qu’on appel soit boursiers.
Le fécond, appelle le collège des cinquante-quatre , composé de cinquante-quatre nou-veaux secrétaires du roi, crees par edit deCharles IX , en 1/7°’^ confirme parHenri III en 1585.
Le troisième , appelle des soixante-fix »
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