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ii y a quelques années, dans ces environs , Jnombre de médailles romaines, tant d’ar-gent que de cuivre. Long. 15 , 35 ; lot. 53 ,45. C D. GJ
§ COLNE , ( Géopr. ) riviere d’Angle-terre qui coule dans les provinces de Hert-ford Sc du Buckingham , & tombe dans laTamise entre Windsor & Hampton-Court.(D. GJ
* COLOBIUM , (Hijì. ancj habit séna-torial ; c etoit une eípece de tunique dont onne connok pas bien la forme , & dont il estassez rarement parlé dans les auteurs.
COLOCASIE , ( ììotiin. exot . ) planteétrangère, eípece d’arum ou de pié-de-veau.
Peu de sciences ont plus de besoin de seprêter un secours mutuel que l'histoire an-cienne Sc la botanique, lorsque pour l’intelli-gence de quantité d'usages ou mystérieux ouEconomiques que les Egyptiens faisoient desplantes de leur pays, il s’agit de discernerCe es qui se trouvent représentées fur les mo-nuniens qui nous en restent,en tS a EV^uairesqui se sont flattésd'y réussir,Pline* 111 ' nt Théophraste , Dioscoride &n eiî , °nt pas pu juger sûrement ; parcePlanr de «5 naturalistes n avoir vu cesCr : - es àns leur lieu natal, Sc que les def-très 10nS nous en ont laissées étanto n Luttes, très-imparfaites Sc fans figures,aii x a ? as P u en faire une juste applicationkri c ^ artlcs détachées des plantes que les fa-senter eUrS de cesm onumensont voulu repré-
lit du Kn° nc au fol de l’Egypte même &c autirer1 - s stu'il faut avoir recours pour enfcrvi ï ' 5 P leces de comparaison qui leur ontou ra C yp«. C est sur la vue de ces plantes,PlanrL POr f es feches de ce pays-là, ou trans-
décrit CS dans oclui-ci, ou très-exactemencqui 1 es par ceux de nos meilleurs botanistes,co,- ,? nc destinées d'après le naturel ,qu a l lfi e a fait Prosper Alpin , que l'on peutd‘au r -— r aiíonnablement celles qui ont servi&c aUx ut ^ aux dieux, & de symbole aux roisC °H V : v û*cs d'Egypte , des noms qui leuront d. lnent suivant les genres auxquels elles. Oest ? p ° rt -
d lt a ^ j ac cette maniéré que s’y font prisatlc ien s CS ^ ens A pour découvrir la colocasie desLfiiTL a! etre cn état de la ranger fous leP ante auquel elle doit appartenir.
COL 5vA
Comme fa principale qualité se trouvoitdans fa racine dont on faiíoit du pain , & qitede cette racine de laquelle les Arabes fontencore commerce , il naît une fleur & desfeuillés d un genre d 'arum, on ne doute plusque ce n'en soit une espece ; Sc tous les bota-nistes modernes depuis Fabius Colomr.a , Scl'ouvrage de Prolper Alpin fur les plantesd'Egypte , font constamment de cet avis. Lenom vulgaire de culcas ou colons qu'elle lem-ble avoir retenu de l'ancien colocafia , doitencore contribuer à confirmer cette opinion.
Ses fouilles font auílî larges que celles d'uuchou. Sa tige est haute de trois à quatre piés,Sc grosse comme le pouce. Ses fouilles fontgrandes , rondes , nerveuses en délions,attachees à des queues longues & groílès ,remplies d un suc aqueux & viíqueux. Lesfleurs sont grandes, amples comme cellesde l'arum , de couleur purpurine , monopé-tales, de figure irréguliere, en forme d'oreilled'âne. 11 s’éleve de chaque calice un pistil quidevient ensuite un fruit presque rond , quicontient quelques graines. La racine c st char-nue, bonne à manger. Cette plante naît dansPiste de Candie en Egypte , Sc près d'A-lexandrie.
Les antiquaires reconnoîtront donc au-jourd'hui la fleur de cette plante iur la tête dequelques harpocrates, Sc de quelques figurespanthées par fa forme d'oreille d'âne ou decornet, dans laquelle est placé le fruit ; & Ìly a toute apparence qu’elle étoit un symbolede fécondité. Voyelles mémoires des Inscrip-tions , tome IL
Les curieux de nos pays cultivent la colo-cafie avec beaucoup de peine. Ils la plantentdans des pots pleins de la meilleure terre qu’ilest possible d'avoir , Sc la tiennent toujoursdans des ferres tans presque i'expofer à Pair ,qui endommage promptement tes feuilles :rarement on 1a voit produire des fleurs. Saracine cuite a le goût approchant de celui dela noisette. Jùgnore où Boncius a pris qu elleest dune qualité vénéneuse, Sc qu'avanc qued'être mangeable , il faut la macérer quelquesjours dans Peau.
Il est certain qu en Egypte , en Syrie, enCandie , & autres régions orientales, on cnmange fans aucune macération , comme onfait des navets en Allemagne. Elle a, étantcrue> un peu dameriurne & dacreté vif-