£ib COL
dans une ville. Il y a à Paris seize de ces for- 'tes de colonels , & un colonel des archers dela ville.
Les colonels d’inErnterîe n’ont ce titre quedepuis la supprcfïìon de la charge àe.colonelgénéral de l’infantcrie en 166 a. ís Colonel•GÉNÉRAL DE l’InFANXERIE FRANÇOISE.
Il y a des colonels en pié , des colonelsréformés , & des colonels de commission.
Les colonels réformés on t à proportion dansles régimens d’infanterie les mêmes préroga-tives , que les mestres de camp réformés dansles régimens de cavalerie.
Les colonels en pié ont aussi à proportionla même autorité lur leurs subalternes, que■les messires de camp fur les officiers infé-rieurs dans les régimens de cavalerie ; ilsont 'droit d’interdire les capitaines & lessubalternes de leurs régimens quand ils man-quent an service.
Lorsque dans une place fermée ou dans■une garnison il se rencontre un colonel, c’estlui qui y commande , s'il n’y a pas de gou-verneur ou de lieutenant de roi, ou quel-qu’autre officier qui ait commission de com-Mandant de la place.
Dans un arrangement de bataille le postede colonel est à la tête du régiment trois pasavant les capitaines ; mais dans le momentce combattre, il ne doit déborder que d’unpas environ le premier rang , pour voir plusaisément la disposition du régiment à droite& à gauche. Les armes du colonel íont f épée,J’efponton, & les pistolets, & tout au plus,s’il veut suivre les ordonnances, la calotte defer dans le chapeau , & la cuirassé. Koye^Mestre de camp.
Colonel général de l’Infanterietrançoise , étoit autrefois le premier officierde l’infanterie. Cette charge fut érigée encharge de la couronne par le roi Henri III,cn faveur du duc d’Epernon.
Ce prince attribua au colonel général lepouvoir de nommer généralement à toutesles charges qui vaqueroient dans l’infanteriefrançoiíe, fans excepter niêmc celle de mestre de camp du régiment des gardes. 11 luidonna aussi une justice particulière pourjuger de la vie Sc de l’honneur des gens deguerre , fans être obligé d’y appeller d’autresofficiers q»e les siens, U augmenta lesappoin-rcmens de ia charge, £c il y attacha déplus
COL
une grosse pension. Il droit outre cela sixdeniers pour livre fur tous les payemens durégiment des gardes, ce qui montoit à unegrofle somme. Les honneurs qu’on lui ren-doit croient extraordinaires : la garde étoitmontée devant son logis par deux compa-gnies avec le drapeau, & le tambour battoirtoutes les foisqu’il entroit ou sortoit. Toutesles prérogatives attribuées à cette place , quirendoient cet officier trop pu: fiant,' & maître,pour ainsi dire, dc toute l’infanterie, donnè-rent lieu à la suppression de cette charge.Cette suppression arriva à la mort du secondduc d’Epernon, en i66r. Feu M. le ducd’Orléans, régent du royaume, la sic rétabliren faveur de M. le duc d'Orléans son fils, en1711 ; mais ce prince ayant prié fa ma-jesté d’accepter fa démission dc cet office , ilfut de nouveau supprimé par l’ordonnancedu S décembre 1730, & sa majesté a ordonnéque les mestres de camp de les régimensd’infanterie françoise £c étrangère porteroientà l’avenir le titre de colonels.
Il y a en France trois colonels généraux ,qui font celui des Suisses & Grisons, celui dela cavalerie, & celui des dragons : mais outreque ces corps ne font pas aussi considérablesque celui de l’intanterie , ces colonels n’ontpas le même pouvoir fur leur corps que celuide l’infanterie en avoir fur l’infanterie. C'estle roi qui nomme à routes les charges ; lesofficiers font feulement obligés de prendrel’artache du colonel général. Dans les corpsoù il y a un colonel général, les commandai!*des régimens portent le titre de mesures i lcamp. Voy. Mestre de camp. (Q)
CoLGNEL-LiEUTENANT, c’est en Franc?»dans les régimens des princes, l’officier q^ 1a le régiment pour ie commander en son ab-sence. (Q)
COLONIA , (Jui-lfpr. ) dans le for oucoutume de Béarn, rubrique de penas, art.ì>signifie dommages 6’ intérêts. (A) .
COLONIE , f. f. f H ft. anc. molComm.J on entend par ce mot le tran(p° rd’un peuple, ou d'une partie d’un pe. u f e ’d’un pays à un autre. | a
Ces migrations ont été fréquentes H Is ^terre, mais elles ont eu souvent des caui tSdes effets différens : c’est pour les disti^ô^que nous les rangerons dans six dais* finous allons caractériser.