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I. Environ 350 ans après le déluge , le j? e >ire humain ne formoit encore qu'une feule«mille ; à la mort de Noé, ses defcendans,
trop multipliés pour habiter ensembleséparèrent. La postérité de chacun des filsde ce patriarche , .Taphet , Sem &c Cham ,Partagée en différentes tribus, partit desplaines de Sennaar.pour chercher de nouvel-les habitations, & chaque tribu devint unestation particulière : ainsi fe peuplèrent dcproche en proche les diverses contrées de laterre , a mesure que l’une ne pouvoir plusnourrir ses habitans.
Telle est la. premiere espece de colonies ,le beloin l’occasionna ; son effet particulierfut la subdivision des tribus ou des nations.
II. Lors même que les hommes furentrépandus fur toute la surface de la terre, cha-fiue contrée n etoit point assez occupée pourhue de nouveaux, habitans ne pussent la pax-
avec les anciens.
A. mesure que les terres s’éloignoient du cen-re commun d où toutes les nations étoientparues, chaque famille séparée étroit augré» sans avoir d'habitation fixe:erm 1 ^, Cs P a ys où il étoit resté un pluststrel n ?, m kre d’hommes , le sentiment na-de p■ í l Ul L es r P orte à s unir, & la connoissancemé ^ rS pfoists réciproques, y avoient fer-la gUa L ‘ s ÍOc iétés ; L ambition , la violence,le stt d ïe ^ m éme la multiplicité , oblige -de an ?-' a fuite des membres de ces sociétés
CeU C • r .de nouvelles demeures.,gì ntj v ainí i qu'Inachus > phénicien d’ori-go s V Kt fonder en Grece le royaume d’Ar-par f) a ° Jlt ^ postérité fut depuis dépouilléeCadran aUS / autrc aventurier lord de f Egypte,son p e S “’pfant reparaître devant Agenord c là pf lo } de Tyr, aborda fur les confinsU vil] . î “ c >de , & y j eta les fondemens deCOl Weé Theb «. Cécrops à la tête d'unePud f Q ^yptienne bâtit cette ville , qui de-^ e s atc^^ nom à‘Athènes devint le temple111 quié tu T c des sciences. L’Afrique vit fanshui l a s’élever les murs de Carthage,
hu t bientôt, tributaire. L’Italie re
Patrie, p 10 Vens. échappés à la ruine de leur1<iUt sù,x5 nouveaux habitans apportèrent
1 0 fOlX V ì ilaUilauj
•1 r éein ? c °stnoissance de leurs arts dans
^ Slle ífcJ 1S ° u 'hasard les conduisit ; mais^. re %ie ià? erC " C h uc de petites sociétés , quiutes s'érigèrent en républiques.
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La multiplicité des citoyens dans un terri-toire borné ou peu fertile, alarmait la li-berté : la politique y remédia par rétablisse-ment des colonies. La perte même de la li-berté , les révolutions , les factions enga-geoient quelquefois une partie du peuple àquitter fa patrie pour former une nouvellesociété plus conforme à son génie..
Telle est entre autres f origine de la plu-part des colonies des Grecs en Aíie, en Sicile,-en Italie, dans les Gaules. Les vues de con-quête Sc d'agrandissemenr n’entrtrent pointdans leur plan : quoiqu allez ordinairementchaque colonie conservât lesloix, la religion,&: le langage de la métropole, elle étoit !i-bre , Sc ne dépendoit de sirs fondateurs quepar les liens de k reconnoiffmce, ou par lebeloin d une dîneuse commune : on les ameme vues dans quelques occasions, aslèzrares il est vrai, armées-l’une contre l’autre.
Cette seconde espece de colonies eut diversmotifs ;, mais l’effet qui la caractérise , ce futde multiplier lés sociétés indépendantes par-mi les nations , d’augmenter la communi-cation encre elles, & de les polir.
III. Dès que la terre eut assez d’habitans-pour qu il leur devînt nécessaire d’avoir despropriétés distinctes, cette propriété occa-sionna des dissérens entre eux. Ces diffé-rens jugés par les loix entre les membres -d’une société , ne pouvoient l'ètre de mêmeentre les sociétés indépendantes ; la force endécida : la faiblesse du vaincu fut le titred une seconde usurpation, & le gage du suc-cès; l’eíprit de conquête s’empara des hom-mes.
Le vainquent, pour assurer fes frontières,.difperfoit les vaincus dans les terres de son-obéissance , & distribuoit les leurs à fes pro-pres sujets; ou bien il fe contentoit d’y bâtir& d’y fortifier des villes nouvelles, qu’jl peu-ploit de fes soldats & des citoyens de son état.
Telle est la troisième espece de colonies ,dont prelque toutes les histoires anciennesnous fournissent des exemples, fur-tout celles -des grands états. C’est par ces colonies qu’A-lexandre contint une multitude de peuplesvaincus si rapidement. Les Romains , dèsl’enfancé de leur république, s’en servirentpour ['accroître ; & dans lc temps de leutvaste domination, ce furent les barrières qui, U défendirent long-temps contre les Parthes