Band 
Tome huitième.
Seite
519
JPEG-Download
 

c O L,

Colonnes légales, (Hìfi.anc.) etoient 'chez les Laoédémoniens des colonnes élevées ;dans les places publiques , où étoient gra-vées fur des tables d’airain les loix fondamen-tales de l’état.

Colonne M^cnienne , columna Macula;elle étoit dans la huitième région ; elle futélevée , selon quelques-uns, à l’honneur duconsul Mtenius, après une victoire rempor-tée fur les Antiates; selon d autres , par uncertain Maenius qui s’étoit réservé ce droiten vendant fa maiíbn aux censeurs Caton& Fkccon , asm de voir de-là le combatdes gladiateurs; comme la forme en étoitparticulière, on donna dans la fuite aux édi -íìces semblables le nom de Macniana , donton a fait le nom mìgnanì. Il est mention dedeux colonnes meeniennes ; c’est au pié d unede ces deux colonnes que les triumvirs sur-nommés capitales , jugeoient les voleurs Scautres bandits.

Colonnes rostrées , columnceroflratce ;c’étoit là q u'on attachoit les éperons des vaisseaux pris fur f ennemi. La premiere fut éle-Vee à 1 occasion de la victoire fur mer de C.P^ilius fur les Carthaginois. Elle étoit danste Marché romain ; on la trouva en ir6oprés de far c Septimien. Le cardinal Alexan-dre Farneíè la fit porter au capitole ; elle estdo marbre blanc. Auguste en avoir fiait cons- itruire au même lieu quatre autres semblables jdes éperons des navires qui furent pris fur jCléopâtre. j

Colonne Trajane , (Hijl. anc. arch.) !

p 0l uiment à l’honneur de Trajan , mort !^ an 1 r7 de J. C. à sage de 64 ans, dans j, e ville de Cilicie alors nommée Selinunte,pUts la ville de Trajan , Trajanopotis, Sc* ^ tes Turcs appellent à présent IJlcnos.c des plus superbes restes de la magni-a ^' 1Ce . romaine est la colonne Trajane , quiimmortalisé l’empereur Trajan , quep u p tes plumes des historiens rì’auroient \

p[j Ire - ^ i

m 0nt e - av °te prés de haut , Sc l’on y !de 4 r P^ r un escalier de 18; degrés, éclairébas rel- C c etres ' on Y voyoit tout autour en ■ap r ès f S t0us tes exploits de Trajan , dont ■haut de ni0rt cendres furent placées au ;

\j n sotte colonne dans une urne d’or. :soir 0r( j ’ 11Ce qui le premier avoít ajouté dec otte expresse condition aux vœux

COL 519

publics qu on ferok pour fa personne, “ que» ce ne feroit qu’autant qu’il veilleroit à la» conservation de la patrie ; & que s’il fai-» soit rien qui y sut contraire, les dieux dé-,, tournassent de dessus lui leurs regards Sc„ leur protection » ; Ut Trajanum dìi fiofi-pìtem incolumenque prccjlarcnt , fi bette rem-publicam ex utilitate omnium rexerit ; fin con-tra , ut ab ìlliits cuftodìa oculos dimoverent :un prince qui penfoit que le souverain bon-h eur étoit de pouvoir faire tout le bien qu onveut, &le comble de la grandeur de pouvoirfaire tout le bien qu’on peut ; un prince enfinqui , comme le remarque Pline le jeune sonami, n’avoit point de plus grand modele à íeproposer que lui-même ; un tel prince méri-toit sans doute les plus sublimes efforts de l’ar-chitecture,pcur célébrer fa gloire & ils vertus.

Aussi le sénat Sc le peuple romain lui éri-gèrent avec zèle ce mausolée , si l’on peutparler ainsi, en reconnoiísance de ses raresqualités , Sc des grands services qu’il avoirrendus à la république.

De plus , dit M. Rollin , dont je ne puism’empêcher de transcrire ici les réflexions ,“ le sénat & le peuple réunis voulant que lamémoire de Trajan fût présente à tous lessiécles, & qu’elle durât autant que l’empire,ils ordonnèrent que fes actions feroient gra-vées fur le marbre du plus riche style qui aitjamais été employé

L’architecture fut l’histcriographe de cetingénieux genre d’histoire ; Sc parce qu’elledevoir préconiser un romain, elle ne le ser-vit pas des ordres grecs, quoiqu’ils fussentincomparablement plus parfaits & plus enusage dans l’Italíe même , que les deux au-tres originaires du pays, de ptur que la gloirede ce monument admirable ne fe trouvâten quelque façon partagée , Sc pour fairevoir aussi qu’il n’y a rien de si simple quel’artne sache perfectionner.Elle choisir doncla colonne de l’ordre toscan, qui jusqu alorsu’avoit eu place que dans les choses grossiè-res & rustiques; Sc de cette malle informeelle'en fit naître le plus riche Sc le plus no-ble chef- d’œuvre du monde , que le tempsa épargné Sc conservé tout entier jufqu’àprésent, au milieu d’une infinité de ruinesdont Rome est remplie.

(Test en effet, ajoute M. Rollin , une eC-pece de merveille, de voir que le colysée , le