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Tome huitième.
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théâtre de Marcellus, ces grands cirques ,es thermes de Dioclétien , de Caracalla, &d’Antonin, ce superbe môle de ia sépultured’Adrien, le septizone de Sévere, le mau-solée d’A u guide , Sc tant d'autres édificesqui sembioient être bâtis pour l’éternité,soient maintenant si caducs & li délabrés,qu'à peine peut-on remarquer leur ancienneforme, pendant que la colonne Trajane, doncla structure paroisibit beaucoup moins du-rable, subsiste encore en son entier.

Tout le monde sait que le pape Sixte V ,a relevé cette colonne sous son pontificat, &a sait mettre au-dessus la statue de S. Pierre :on en trouve par-tout des estampes, Voye[celles qui ont été gravées à Rome , & co-piées dans nos beaux ouvrages d;s antiqui-tés romaines, (M. lech.v. de Jaucourt.)

Observations fur la force des colonnes. Com-me on ne bâtit pas seulement avec le bois,mais ausii avec la pierre &c le marbre , il fe-rait à souhaiter pour le bien de l’architec-ture , que nous eussions des expériences bienfaites fur la force des colonnes de pierre.

M. Van Musschenbroek a déja ìà-destusfait quelques expériences, qu’il rapporte dansses Ejf. dc phys Il a pris une colonne quarréefaite de terre glaise, & austi dure que la bri-que .rouge durcie par le feu : cette colonnequi avoir onze pouces Sc d^mi de long,6cdont chaque côté étoit de A d’un pouce ,fut rompue par 195 livres : une pierre de brê-me longue de douze pouces , 6c dontchaque côté étoit de f d’un pouce, fut rom-pue par 150 livres : un marbre blanc un peuveiné, long de treize pouces ?, épais d'uncoté de « d'un pouce , Sc qui avoir de l’au-rre- côté 1 épaisseur de n d un pouce , futrompu par 150 liv.

Si fou prend un pilier de pierre fait dedemi-pierres posées les unes fur les autres,ayant l épaisseur de trois pouces, la largeurde sept pouces, 8c la hauteur de dix piés ;011 demande quelle charge pourra suppor-ter ce pilier de pierre, en supposant qu'ilsoitbâti de briques rouges durcies par le feu. •

Si ce pilier étoit de la même épaisseur quecelle qu avoir la colonne dans 1 expérienceprécédente, & qu il fût de la hauteur de dixpies, il ne pourrait supporter deux livres,parce que les forces font en raison inversedes quartés des hauteurs : mais fi son compte

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qu’une pierre est de la longueur de 7 pou-ces, c’est-à-dire dix-se-pt fois plus large quen’est la colonne dans l’expérience ; alors cemême pilier de mur qui a l’épaisièur de k depouce , & la largeur de sept pouces, pourrasupporter trente livres. Mais la pierre estde l’épaisseur de trois pouces, qui est le côtécourbé par le poids dont il est chargé ; cecôté est donc à celui de la colonne rompuecomme 36 à 5 , dont les quartés font com-me 1196 à as : c’est pourquoi le pilier demur qui est d . la hauteur âe dix pies , nepourra être chargé que de 155j livres, maiss’il étoit de l’égaisscur d’une pierre entiere,il pourrait supporter un fardeau quatre foisplus pesant.

Par conséquent un mur qui sera de le-paisicur d’u.ie demi-px-rre, &C qui aura dixpiés de haut, pourra être chargé de r s 55 li-vres, autant de fois qu’il fera de la longueurdes pierres entieres ou de sept pouces. II estcertain que s’il étoit fait de pierres plusdures , il pourrait supporter uuc charge en-core plus pesante avant que d’êcre renversé.Si l’on compare la force d’un pilier de pierreavec celle d’un pilier de bois de chêne , quisoit austi de la hauteur de dix piés, & dontles côtés aient trois pouces & sept pouces,on trouvera que le bois de chêne pourrasupporter beaucoup davantage, Sc mêmepresque z8oo livres.

Comme on éleve dans les églises plusieurscolonnes qui soutiennent tout le bâtiment,st l’on prenoit une colonne de marbre blancde la hauteur de quarante piés , & dont lediamètre seroit de 4 pics, elle pourrait sup-porter à peu près íe poids de 105,01 x ,085livres. Ainsi l’on est en état de calculer quelpoids étaient capables de soutenir les 12.7colonnes du temple de la Diane d’Ephese ,qui étaient toutes d’une pie ce de ìoixantcpiés de hauteur.

Comme on bâtit souvent des maisons »deux portes qui donnent fur le coin desrues, de forte que tout le poids de la fa-çade repose sur le poteau de ce coin, il n’estpas indifférent de savoir l’épaisseur qu."convient de donner à ce poteau ; mais il I e 'roit encore bon de calculer les avantages 011les désavantages qu’il y auroit à le sorin-ten colonnes de pierre par préférence , p arceque ce poteau doit supporter sans aucU 'j