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Tome huitième.
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lui a fait faire cette bévue ) , & un aptrè M 1habit sacerdotal : on croirok que ce. jésuitenia parlé aussi légèrement, de çe- monumentque parce qu’il ne l’a pas-vu. :

Je vais ajouter quelques éclaircissemensyris dans une lettre écrite ie i p octobre 1753à M. Lardilion , par ;M. Tiílcrand , anciencuré de Crugé & de Savigny , mort fort âgéen 1760 ; il étoit allé -visiter lz-cohnne avecM. Pariíot deCrugey „ maître des.requêtes,qui y fit faire des fouHk seia. 1703 . •

Selon M. Tisserand , la. bai e .de la colonnequi est d une feule pierre , est de quinze àseize pies de circonférence : elle a été posée,comme on le reconnut; par les ioitiíliçs , furun fondement de^ coUM- ou Mìsiàç kseísewlequel on avoir Me épiâtes pmdpeydu fa-vérin en pointe. ^ _. fc j ■.

Dans là fouille d« côté du levant, on trou-va à un pié de profondeur:,. Ips qfle.mens détrois corps, la tête contre la colonne,, Sc, Cha-que ossement dans fa place , avec six mé-dailles , dont trois de petit bronze, & troisde moyen bronze , toutes représentant An-tonin le pieux, dont le nom étoit dans ialégende , c’étoit apparemment pour payer ledroit de Caron. En creuiant au couchant,on trouva encore des oílemens & des mé-dailles dAntonín le pieux : on fit aussi creu-ser fous la colonne même, enforte qu’on paf-soitpar-dessous, mais on n’y trouva rien..Lenouvel historien de Beaune dit que dans lesdifférentes fouilles on rieutpas l’attention deíoumurer les deux grandes pierres qui por-tent la colonne , & forment un quarté de sixpiés de chaque face , ce qui les a fait sur-baisser au milieu où elles íè joignent, enfortequ il est à craindre que cette inattention necause un jour la ruine de ce monument : ilrapporte aussi qu’on a trouvé par la suite ,aux environs de cette colonne , des médaillesQ Auguste & d’autres empereurs. M. Tisse-rand , qui etoit présent à ces fouilles , & quiles place en 170} & non en 1716 , commel’historien de Beaune, ne fait point mentionde ces pierres quarrees qui fervent de fonda-tion à la colonne.

Lors de la visite de M. Parhot de Crugcy )on í’aílura que dans le bois voilin , appelléla Pompéïane , à deux cens pas de la colonne ,en montant le coteau qui conduit aux chau-mes d’Auvenet, on trouvoit beaucoup de

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corps h'tMa,ìm &• des tt>mbeâu&,,<ise*ssissxT&«ce tndistance,, avec leurs couver dei, quife-rnbloiejse àseises çvKragilsdtô uhds, parceque. fufn.lejftismé align-ement-oja ïrouvossdescotps de .soldats,ayant feulement dés pieivres-rangées -pour 4 couvrir la tête ; la plupartde ées_ tqrnbçai» avpieni été enlevés, parlesp-zy se ras?p4pr.E tzà- iftUM!. M. karâfot«,’y , m «o m.

tiçr ì, dqsth on avoir seulpiMW caste-un coindp ccmvtrçlé;‘pour y fouiller, on y trou-vades olTamem j .Une boucle de ceinturon, Scdes armes rongées par la rouille.

En quel temps & à quelle occasion la co-lonne t de, ÇuJJy a-t-elle été élevée ; voilà cequi'exerce les favans dépuis long-remps ,parce qu’il n’y a aucune inscription apparentequi puisse donner des éclaircisse mens furperte question..

> Le P. Lempereur met cette colonne aurang des tombeaux qu’on élevait fur les cen-dres des princes ; ce qui fembleroit donnerquelque lieu dé croire que cette colonne, estun tombeau, ç’est quelle tic ft qu à cent pasde l’ancienne voie Romaine , qui conduifoitde -Besançon à Autun , & que l’uíage étoitalors de placer les fépulchres le long des voiespubliques : on fait «Bailleurs qu’on élevoit cesfortes de monumens se,r les tombeaux. C’eítainsi , dit le P. Lempereur , que les cendresde ÎTrajan furent enfermées fous la colonne quiporte son nom , 8c celles de Marcien dansun vase de pierre qui étoit a u-dessus de lasienne. Voyt ç les voyages de Spon , liv. I,page %%$ ; il pense en conséquence que lacolonne dc Cnjsy a été érigée à la mémoire dequelque prince Gaulois ; il sien apporte au-cune preuve , & le. peu qu’il dit de ce mo-nument est si pitoyable , qu.’on ne doit pass’y arrêter. Les divinités qui l’ornent fontplus Romaines que Gauloises , 8c l’ouvrageest Bailleurs des plus beaux jours de Rome ;ce n’est pas non plus un mausolée , puisquel’on n’a trouvé sous la colonne niurne,niosse-mens, se’c.

Le- P. Montfaucon , loeo citato , regardecet édifice comme un monument de la dé-votion des Gaulois ; l’interprétation q u “donne des figures se rapporte toute à cetteidée : le captif est peut-être une dc ces divi-nités en drainées , dont il est fait mention

dans la Mythologie , sec, le nombre de bun»