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Tome huitième.
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metïerede Cujsy, qu'on peut voir soir le plan,5e qu‘on donne ordinairement pour le cha-piteau de la colonne, mais il est aisé de voirque c’est une erreur dans laquelle ont donnéles PP. Lempereur & Montfaucon ; le pre-mier dit que cette pierre a huit pies de dia-mètre , Sc qu J elle a la forme d’un parasol àl'antique, avec des compones d’espaee enespace, au nombre de dix ; lë- "fécond endonne le plan comme étant celui du Couron-nement de la colonne ; dans le fait cette pierreest octogone , ayant sept pies uií pouce d'unangle extérieur a 1 autre, & dix-neuf poucesd’épaisseur. Il est vraisemblable qu’elle por-toit sur huit petits piliers ou colonnes , quiavec les cintres qui sont à chacune des huitfaces, formoient autant d’arcades , & qu’ellesorvoit de couronnement à un mausolée ; caril n y a ni structure ni caractère qui puistè endonner connoissance. Il y a au milieu decette pierre un trou rond d’un demi-pouced’épaisteur & de quatorze pouces de diamè-tre , qui annonce quelle étoit encore soute-nue dans son milieu, ou par une colonne plus8 r osse que les autres, ou par une grande urneMi reníermoit des cendres , mais jamaisdle n’a pu servir de chapiteau à 1a colonne

àt C u Jsy-

Pour revenir à cette colonne , les figuresde son piédestal sont des eípeces de nichesPeu enfoncées, terminées alternativement,ks unes en pointe, les autres en cintres sur-baissés ( ce qui n’est point distingué dans leplan du P. Montfaucon) , ces figures étantPrises dans Lcpaiffeur de k pierre ont peu de

. La premiere qui regarde le midi, repré-

knte Minerve ; son calque Sc la chouette 1a

0nt aisément connoître.

, La seconde tournant à droite est Junon ,

abilléç en matrone , qui tient de k droite

patere qu elle semble présenter à son

t ^° n j Sc de la gauche une hafla para , qui

» Utle pique sans fer , marque de fa divinité.

jj atr oìíieme est un jeune homme presque

p- 5 Mi a le pié gauche monté sur une

vé rre -? u sor un cippe, & 1a main droiteéle-

e > it est difficile d’expliquer cette figure ,

c l Ue J £ 'S symboles en sont presqu’entié-

croit^ e - C ^ S - cependant M. Thomaffin

drniri- - N ° lr a PP £r Çu un foudre à fa main• en rs» 7 r * _ r

^ cas ce ieroit un Jupiter lans

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barbe , ainsi qu’il est représenté fur quelquemédaille , avec k légende Jovi crescenti.

La quatrième figure est un homme , te-nant sous son bras gauche un poulet, auquelil donne à manger dans une patere qu’il tientde la main droite > au lieu d’un casque , cëqui achevé de le faire connoître pour unaugure.

La cinquième figure représente un jeuneBacchus , appuyé sor son bâton , qui pou-voit être un rhyrso; U est orné de k dépouilled’un tigre , & il a un jeune mâtin à ses pies,

La sixième semble annoncer une divinitémarine ; c’est une femme presque nue , ap-puyée de la main droite sur un timon ou gou-vernait de navire, Sc souvenant de k gaucheune urne renversée, qui répand de Peau jus-qu’en bas.

Là septteme est un Hercule , appuyé dek droite sur fa clave ou massue , Sc tenantde la gauche 1a dépouille du lion ; ce n’estpoint un Hercule Gaulois , dont il n’a pasles symboles.

La huitième Sc derniere figure est un cap-tif qui a l’air abattu Sc les mains liées : il n’estcouvert que d’une simple tunique, ceintepar le milieu du corps , Sc qui ne le couvreque depuis les épaules jusqu’aux genoux,ayant les bras & les jambes découvertes. Cethabit ne désigne ni un Pvomain, ni un Gau-lois , car les Gaulois portoient leurs habille >mens fort longs avec de grandes manches :seroit-ce l’habit d’un Helvétien í en ce cas kconjecture du grand Saumaise seroit pleine-ment vérifiée. M. Thomaffin le soupçonneauíïï y & il ajoute que k beauté de ces figu-res ne permet pas de douter qu’ellesne soientdu haut empire , vers Auguste ou TiLere auplus tard.

On voitque k description de ce beau mo-nument est assez, différente dc celle qu’endonne le pere Montfaucon , Sc même dek figure qui m’a été communiquée parun ami ; mais j’ai cru devoir preserer cequ’en ont dit d’habiles gens qui ont examinécette colonne avec attention, a des destinssouvent altérés par les dessinateurs. Le P.Lempereur ne donne aucune description deces figures ; il dit qu’elles ont souffert desinjures de l’air , qu’on y distingue seulementun homme qui a lc doigt sur la bouche ( c’estapparemment 1 attitude de la Minerve qui