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formant un jet-d’eau : ce même jet-d’cau est !une véritable colonne d’eau qui résiste à la :colonne d'air dont il est environné. Voye\_ '■
Air & Atmosphère. ( K )
* COLOPHONE , s. f. (Pharm. Ù Artstnéckan, J préparation de térébenthine qu J ona fait cuire dans de Peau jusqu’à ce qu’elle aitpris la consistance nécesiaire.
Cette préparation est d usage en médecine ;voyeç Térébenthine,
Les joueurs d’instrumens à cordes deboyau s’en lurvent auísi pour frotter leursarchets , ou ce qui en fait la fonction ; 1 en-duit de colophone dont fe chargent les crinsde 1 archet, les rend âpres, Le les fût prendreplus fortement fur les cordes qui en devien-.nent plus sonores íous l’archet.
Les musiciens ont leur colophone enfer-mée dans une petite boîte ; quand leurarchet, ou ce qui tient lieu d'archet, abesoin d’être frotté, ils ouvrent la boîte , &le pastènt fortement à plusieurs allées Sc ve-nues fur la colophone qui déborde la boite.
J’ai dit leur archet ou ce qui en tient lieu ,parce que les joueurs de vielle se servent decolophone ainsi que les joueurs de violon.
COLOQUINTE, f. f. r Hist. nat. Bot. )colocynthis , genre de plante qui différé desautres cucuibitacées en ce que ses feuillesfont profondément découpées , que sonfruit est amer, & quil n'est pas bon à man-ger. Tournefort , institut, rei herb. Voye[Plante. (I)
La plante de ce genre qui s"appelle colo-cynthis fruâus rotundo rr.inor , C. B. C. B.T. Tourn. tcc . coloquinte a fruit rond, serépand sur la terre par des branches rudes &cannelées. Les feuilles naissent foules, éloi-gnées les unes des autres , attachées à delongues queues ; elles font rudes, blan-châtres, velues, découpées comme les feuil-les du melon cl'cau, mais plus petites. Auxaiflelles de ces fouilles na is nt des vrilles.Les fleurs font jaunes, évasées en cloche ,découpées en cinq quartiers : les unes sontstériles, & ne portent point fur un embryon;les autres sont fécondes , soutenues sor uncalice, &un embryon qui fe change ensuiteen un fiuit d une couleur herbacee d abord ,jaunâtre soríquil est parfaitement mûx ,d’une odeur sort désagréable Sc d un goûtamer. Ce fruit sous„une écorce mince,
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coriace , renferme une moelle blanche divi-sée en trois parties, dont chacune contientdeux loges dans lesquelles íe trouvent depetites graines renfermant une amande blan-che , huileuse Sc douce.
La coloquinte naît dans les isies de I’Archi-pel, fur les côtes maritimes de l’Orient, Scdans les deux Indes où il y en a plusieurs va-riétés. Ceux qui fo roient curieux de la cultiverd ans nos climats, doivent en semer les grainesdans des lits chauds de terre préparée, Scen diriger la culture comme celle des con-combres dont on veut hâter la maturité. ParM. le chevalier DE J AUCOURT .
Coloquinte. ( Mat. médic. & Pharm . )La coloquinte est un médicament aussi ancienque la médecine, très-connu d'EIippocrate ,de Diosooride , de Galien , de Pline , desGrecs, Sc enfin des Arabes. Cest un purgatiftrès-sort & très-violent. Tous les médecinsle recommandent pour évacuer les humeursépaisses & visqueuses, & sor-tout la pituitequ'ils croient que la coloquinte tire des partiesles plus. éloignées Sc les plus cachées. P. Egi-nette dit que la coloquinte r.e purge pas tantle sang que les nerfs. On en recommandef u soge dans les m lasses invétérées Sc opi-niâtres, que )’ g.ric Sc le turb.th n’ont puguéru ; dans les maladies des nerfs , desarticulations , dans les obstructions desviscères , dans les migraines invétérées ,dans i apoplexie , Pépilepsie , le veir.ge ,i’aftínne, la difficulté-de respirer, les mala-dies froides des articulations, les douleursde la sidatique & de la colique venteuse j,l’hydropisie, lalepre, la gaie ; & enfin danstous les cas où il faut fe tirer ssun dangerpar un autre, dit C. Hossman ; Sc ilajoute,d après Maflaria , que nous ne guérissonsjamais les grandes maladies, parce que nousnous en tenons toujours aux adoucissans.Geoffroy , mat. médic .
On ne sautoir trop insister fur l'importan-ce de cette derniere réflexion, mais elle estd'une application trop étendue, pour quej nous devions nous y arrêter dans cet as'ticle particulier. Boy. Remede Héroïque >
• medicatio heroïca , fous le mot HÍroÏQU e i{ voyc^aufst Evacuant & Purgatif. ^
I Quelque s médecins, fans doute de la cla» c■ de ceux qui négligent de s instruire de 1 aC T| don des remèdes par Inobservation, Sc st lU