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ïrrêrás par des préjugés invincibles puisésdans les livres des théoriciens & dans lesécoles , se croiraient coupables de la plushaute témérité, s'ils osoient éprouver l J é-wergie des remedes de cette eípece : desmédecins de cette classe, dis-je, ont vouluehafler la coloquinte de la médecine com-me un poison des plus funestes ; mais f ex-périence & ^autorité des praticiens les plusconsommés doit rassurer contre cette vaineterreur ; il ne s’agit que de Rappliquer avecdiscernement dans les cas convenables; &ces cas ne font pas très-rares dans la pra-tique de la médecine , comme on peutvoir par l’énumération des maladies con-tenues dans le passage de la matière mé-dicale de M. Geoffroy, que nous venons de
rapporter.
Au reste, il suffit pour les médecins desavoir que la coloquinte est un purgatif très-violent pour se dir'ger sagement dans sonadministration , tant par rapport aux casoù elle convient, que par rapport à f es dif-férentes doses & à la forme fous laquelle ilsla doivent prescrire.
La décoction de coloquinte 8c ion infu-sion dans l’tau ou dans le vin, font desPurgatifs efficaces, mais moins violens quela coloquinte en substance. Au reste , il estalre ‘ -p;u de gens pour qui la grande amer-tume de ce remede soir supportable; c’estpourquoi il vaudrait mieux en ce cas em-ployer l’extrait de coloquinte fous la formepilules.
La coloquinte , soit en substance, soit enjurait, est très-r.irement employée feule ; on1 donne le plus souvent mêlée en petite doseave c lts autres purgatifs.
, Ou peut établir en général que fous cettederniere forme même , on ne doit guerej? donner qu’aux gens robustes , 8c quis » , î t dans la fleur de leur âge : il fautses. n * r de la donner aux femmes gros-jjj ’ Car on prétend quelle est abíolumentp * e pour le fœtus, quand même onPosito? PÌOÌero it st u cn lavement ou en sup-
Uji" u ^ a S e de la coloquinte n’a que très-rare-L nt ieu dans les maladies; mais Van-Rrai^ nt a l e 8 ar de comme un des plusles mai’ e ? 1C i c l u ' on puisse employer dansadies chroniques ; il la met avec,
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la fcastinionée à la tête des autres purgatifs,& il observe avec raison que c est à ces deuxdrogues que doivent leurs vertus réelles tou-tes les préparations officinales purgatives,dont l’ancienne célébrité se soutient encoreaujourd'hui à fi juste titre ; que ce sont mê-me ces deux chefs, antefignani, qui ont faitun nom aux laxatifs doux, comme la man-ne , la casse, la rhubarbe, &c. Voye ^ Pur-gatifs.
Les anciens 8c les nouveaux Grecs, les-Arabes , & quelques-uns de nos auteurs depharmacie qui font venus après eux , ontproposé différantes corrections de la cola -quinte , comme de la faire macérer dansles liqueurs acides, alkalines , spiritueuses,-&c. Rivière la faiíoic macérer dans de su-rine ; mais ces eípeces de correctifs quichâtrent la vertu du remede , & presquetoujours à un degré indéterminé , vont di-rectement contre le but qu on se proposedans ^administration des remedes violens ,6e soumissent d'ailleurs des médicamens tou-jours ínfid' les. V'oye^ Correctif.
La feule correction qui soir encore enusage dans nos boutiques , & qui ne four-nit proprement qu'un moyen pour réduireen poudre la coloquinte , qui, fans ce se-cours , ferait très-difficile à pulvériser cetteunique correction , dis-je , consiste à incor-porer la pulpe de coloquinte mondée de sessemences 8c coupée menu avee une suffi-sante quantité de mucilage de gomme adra-gant, à faire sécher exactement la maslè quien résulte, â la mettre en poudre, à incor-porer cette poudre une seconde fois avec denouveau mucilage, à faire sécher cette nou-velle malle 8c à réduire en poudre fine oapassée au tamis, qu’on peut garder fous cette >forme dans une bouteille exactement bou-chée, ou qu on peut incorporer avec denouveau mucilage de gomme adragant pouren former des trochisques (voye[ Trochis-Qu es ), connus dans 1 art fous le nom detrochisques alhandal , du nom arabe de 1»coloquinte .
II n'est pas inutile d'obíêrver que cettederniere opération est au moins superflue ,& qu'il est plus commode pour l'artiste, &peut-être plus fur pour le malade, que cettepréparation soit coníèrvee fous la forme depoudre, puiíqu'il faudra bien pulvériser le