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diverses couleurs qu il y apperçok , en tantqu’elles font claires & obscures , ne font paséparses au hasard & sans ordre, mais qu’el-les font distribuées en deux grouppes princi-paux , ensorte que le clair soit oppolé à sob-ícur. Cette remarque le conduira à la con-noiísance générale d.s effets du clair-obscurSc des malles ( Voyc[ les articles Clair-ob-scur, &c.) d’où il parviendra à reconnoîtredes mystères plus profondément cachés furla beauté de coloris.
En comparant ces deux masses opposées,il s’appercevra quelles disputent entr’ellesdela préférence , tant fur la beauté que fur la•satiété. Le clair le charmera par le riant &le gracieux de ses belles couleurs, & par i’har-monie de leur distribution ; l’obseur ie tou-chera par une beauté plus mâle , par la va-riété des couleurs Sc par leur feu ; il admi-rera le singulier mélange des parties brillantesavec des parties sombres. Au milieu d’uneinfinité de couleurs fans nom s diversifiées &multipliées encore par mille reflets différais,jl fera vivement frappé dés éclairs qui con-trastent çà Sc là avec ^obscurité du fond «f oùils semblent partir ; il sentira que Lest là ceçe qui donne de la vie à sensemble, & quien rend sesset assuré.
Muni de ces notions fur la beauté du colo-ris , l’ardste passe de la contemplation de lanature à celle de sart. Il observe commentles grands maîtres des écoles vénitiennes &flammandes ont su trarísporter sur le bois &la toile les beautés de la nature par un heu-reux choix de couleurs bien assorties ; il ad-mire chez l’un la vérité portée au plus hautdígré, & chez sautrë la beauté du colorisélevée même au-delà du vrai juíqu’à l’idéal.11 commence alors à rechercher par quelsmoyens ces peintres font parvenus à produirecet esta magique, (sest alors qu’il reconoìtqu un coloris parfait demande un aussi grandgénie, qu en suppose le dessin correct desformes, que le peinture est bien moins 1 ou-vrage d'une main exercée, quelle n est laproduction d'un heureux gerrie , d’un espritéclairé par des observations fines, & desrecherches profondes, Sc d’un goût épuréqui saisit toujours le bon, Sc choisit toujoursle meilleur.
Après que le peintre aura formé fon goûtà 1 égard de la vérité Sc de la beauté du colo-
COL
ris , par l’obfervation de le nature Sc de*ouvrages de fart ; il se servira encore de cedouble secours pour apprendre fart d.fficilede colorier. A limitation de Léonard deVinci, il observera d’un œil éclairé par legénie & la sagacité, chaque effet particulierdes couleurs dans la nature ; Sc ce qui aprèses observations restera encore douteux ottindécis , il s’en assurera par des estais & desexpériences faites à dessein.
D’abord il recherche avec attention com-ment ce qu’on nomme Y effet t st produit uni-quement au moyen des jours & des ombres ;il considéré ensuite comment, à l’aide descouleurs claires & obscures,on pródui. un effetanalogue au premier , qui rcîukoit de la lu-mière & de sombre. Il se forme un recueildes observations que la nature lui fournit là-dellus, & il l’augmtnte de ses propres essais;ensuite il remarque les cas où il arrive qu uncorps éclairé , oppose à un fond obscur , orsun corps obscur? placé sur un fond clair, pro-duit seffet singulier , & presque magique ,d'éloigner les objets, & de les repouíLr triarriéré.
Enfin il observe en général les modifica-tions & la dégradation des couleurs à mesuréque sœil s’en éloigne davantage ; commentchaque corps dans fon éloignement successifreçoit de plus en plus la teinté de la couleurde l’air ; Sc comment enfin des corps de cou-leurs tout-à-faît diff rentes , vus à des gran-des distances, prennent tous la couleur com-mune d’une perspective aérienne. C’ist unphénomène pittoresque essentiel à observer.
La recherche des causes qui produisentl’harmoniede couleurs, n’e'xíge pas une éludemoins longue ni moins profonde. Notrepeintre apprendra à les découvrir ,s’il observébien comment un objet, à l’aide de fa lu-mière ou de sà couleur, semble s’avanccr horsdu reste de la masse, & s’en détache de ma-niéré à ne pouvoir être confondu ni réuniavec les autres objets : dès-là il commencera,à sentir comment par un ester contraire »divers objets peuvent sc perdre dans une seufoma (le ; & il comprendra pourquoi il faut entel endroit un jour ou une couleur plus vive,Sc en tel autre, une lumière ou une couleurplus tempérée. .
La plus grande difficulté sera d’açquénune connoissar.ee exacte de l’assyibHsi trri ^i>
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