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Tome huitième.
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à vaisseau , plus f air qu’il contient tend àse raréfier ; cet effort étant continu Sc íansintervalle , comme la cause qui le produit,il ne laisse à f air qu’une force constante decompression en tout íêns, il celle d’être élas-tique par la trop grande tension de son res-sort, Lc cette tension continue a une puissanceégale , íoit à la plus grande densité , soit àfaction d’une pesanteur équivalente. L’expé-rience confirme cette théorie, i °. en ce qu uncharbon allumé s’éteint fur de champ dansfessint-de-vin , quoique ce fluide sort inflam-mable , parce qu’il est trop dense pour céderau mouvement igné ; z°. en ce que le char-bon se consume sensiblement, si Ion adaptenu vaisseau un tuyau long & étroit, par oùl’air nouveau ne peut rentrer , mais qui per-met seulement f expansion de celui qui est ren-fermé ; 3 en ce que la caicination , qui íèfait en vaisseaux fermés , est en proportionde leur capacité ; 4 0 . enfin en ce que le char-bon lé consume & fait une perte^considéra-ble , si la réunion des deux vaisseaux qui lerenferment fe fait fous le récipient de la ma-chine pneumatique après avoir pompé f air.( Cet article cjlde !<í. deIrloRVAïs. )

Combustion , terme, de l'ancienne Astro-nomie : quand une planète est en conjonc-tion avec le soleil, & que les centres de cesastres font éloignés i’un de faune de moinsque la somme de leurs demi-dsametres, ondit que la planète est en combustion. Ce motvient du latin comburere , brûler , parce qn’u-ne planète qui est en cet état doit paraîtrepasser fur le disque du soleil ou derrière lecorps de cet astre, Sc par conséquent se plon-ger , pour ainsi dire, dans ses rayons, & enêtre comme brûlée,

Suivant Argolus , une planète est en com-bustion , quand elle n"est pas éloignée du so-leil de plus de huit degrés trente minutes ,à f orient ou à f occident. On ne se sertplus de ce mot , qui n’a éré inventé quepar les astrologues. Harris Sc Cham-

^COMCHÉ, (Géog. mod ) grande villed'A fie , au royaume de Perlé , íur la routedlspahan à Ormus.

§ COME , f Géogr.) cette ville est situeeà la pointe méridionale du lac dé Cômc , &passe pour une des plus peuplées & des mieuxfortifiées qu'il y ait dans le Milanez-. Son eve-

C O M

que est suffragant d’Aquilée ; lès habitansíont réputés les meilleurs soldats de fltalie.On dit que le voisinage des montagnes lesrend moins polis que les habitans de Milan.Cetre ville souffrit beaucoup dans le tempsde l'invasion d’Annibal ; mais les Romains,pour les récompenser de leur fidélité , rebâ-ótent leur ville, & c'est depuis ce nouvelétablissement qu’elie prit le nom de NovaComa. C’est la patrie du poëte comique Ceci-li'us, de Pline le jeune, de Paul Jove, & dupape Innocent XI.

COMEDIE , f. f. ( B elles-Lettres.) c’estlimitation des mœurs mise en action : imi-tation des mœurs, en quoi elle différé dela tragédie & du poème héroïque : imi-tation en action , en quoi elle différé dupoème didactique, moral & du simpledialogue.

Elle différé particulièrement de la tragédiedans son principe, dans íès moyens & dansfa sin. La sensibilité humaine est le principed J où part la tragédie : le pathétique en estle moyen ; l’horreur des grands crimes Scf amour des sublimes vertus font les finsqu’elle fe propose. La malice naturelle auxhommes est le principe de la comédie. Nousvoyons les défauts de nos semblables avecune complaisance mêlée de mépris, lorsqueces défauts ne font ni a (lez affligea ns pourexciter la compassion , ni allez révoltanspour donner de la haine, ni aííez dange-reux pour inspirer de f effroi. Ces imagesnous font sourire , si elles font peintes avecfinesse : elles nous font rire, si les traits decette maligne joie , aussi frappans qu’inat-tendus, font aiguisés par la iurprile. Decette disposition à saisir le ridicule , la co-médie tire sa force Sc ses moyens. Ii eûrété fans doute plus avantageux de changer ennous cette complaisance vicieuse en une pi'tié philosophique ; mais on a trouvé plus fa-cile Sc plus íur de faire servir la malice hu-maine à corriger les autres vices de i’huma-nité , à peu près comme on emploie I e *pointes du diamant à polir le diamantmême. G’est - ià f objet ou la fin àtt * acomédie. '

Mal à propos fa'-t-on distinguée de > atragédie par la qualité des personnages : 1roi de Thcbes, & Jupiter lui-même, í° nt.des personnages comiques dans l’Ampra'"