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Tome huitième.
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rem point en essence , ce n est que le degré 'qui Us distingue.

La réglé fondamentale qu Aristophanesemble s'être propoíée , étoit de radier S’d’exciter des éclats de rire , & du mépris. Celiedu poète comique doit être de peindre desmoeurs & de dejsiner d;s caractères qui puissentintéresser le spectateur judicieux & sensible. Enconséquence de cette réglé , le premier foindu comique fera d’observer attentivement lesmœurs des hommes de tout état, afin demettre de la venté 8c de la force dans fesportraits. Il cherchera à corriger, par une fineraillerie , les défauts qu il aura observés ; ilplacera dans un jour attrayant ce qriil auraremarqué de beau Lc de noble, Le ses tableauxnous feront sentir d’un côté ce que les mœursont drisse, driimable , de grand & d'élevé,& de Iriutre ce qu’elles ont de ridicule , degêné, de bas , de rampant & de méprisable.Nous nous verrons nous-mêmes, 8c noscontemporains , dans un point de vue quiE°us permettra d apprécier nos mœurs avec^partialité.

^Le poète comique fera ensuite une étude?' ;s ■ particulière des divers caractères deso°rnmes. Il observera comment ces carac-t£r es font encore modifiés par le genre de^ le j les liaisons extérieures, les égards, lesAvoirs 8c autres circonstances. Pour exciter?°ttc attention , il fera contraster ensemble: es caractères, les devoirs, les pallions &* es situations ; il nous présentera souvent lecombat de la raison & du penchant ; il dé*Masquera à nos yeux le fourbe & l'hypocrite,nous les montrera fous leurs véritablesits ; il placera l’honnêtc homme dans lesdiverses situations critiques de la vie, 8c ila, ss a foin de le mettre dans un jour qui nousÇnetre d'estime 8c dissection pour lui.

ss as ces objets sont très-intéreflans par eux-^ lena cs, 8c peuvent le devenir infiniment da-. ailta Repar fart du poète; il trouvera encore(T ‘°urce très-abondante de tableaux inté-_ . ai1s dans les divers accidens de la vie hu-le a ^ ,e 3 ^ ^ ans maniéré dissérente donts mvers caractères en font affectés.

d0 M grande diversité des sujets comiquesu l r ‘ ec efla;rement produire des comédies deri ìf Ur j ctpsces différentes. Il ne seroit pasne de déterminer plus préciíément cesTome nil.

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' eîpeceS, 8c de rechercher le* caractère dis-tinctif qui convient à chacune..

, Une de ces eípeces, c’est la comédie de ca-ractère , qui s’occupe principalement à dé-velopper un caractère particulier, & à !edes-siner correctement ; nous en avons déja plu-sieurs de cette espeee , comme ¥ Avare, leGlorieux , le Menteur , 8cc. mais ily aencoreun très - grand nombre de caractères, quiquoiqu'intéressans riont point été traités. Eccomme les nuances des caractères varient àlritfini, on peut dire que cette espeee seuleíèroit déja inépuisable.

On a sait pour les peintres en histoire unrecueil des sujets les plus intéressans, tirés oudes historiens, ou des poètes , ou des roman-ciers; il íèroit bien plus important déformer,pour 1e théâtre, un pareil recueil des caractè-res remarquables qui riont point encore étémis fur la scene.

Dans les comédies de ce genre, il saut fairechoix drine action qui place le personnageprincipal dans des circonstances opposées àson caractère. Il faut, comme lribserve M.Diderot, que le misantrepe soit amoureuxdune coquette, & Harpagon drine fille quiest dans l'indigence. La plupart des critiquesexigent que le poète comique fasse contrasterles caractères pour donner plus de faillie aucaractère qriil veut peindre. Mais sauteurque je viens de citer, remarque, avec beau-coup de sagacité , que le contraste doit être,non dan? les différens caractères, mais dansles situations. Il est très-essentiel dans les pie-ces de ce genre , qriil riy ait qriun seul ca-ractère principal , auquel tout le reste soitsubordonné , c'est là ce qui constitue trinitédu sujet, qui est beaucoup plus eflènrielleque celle du temps ou du lieu. Le plan d’unetelle comédie seroit , de placer un hommedans une situation qui fut exactement enconflict avec son caractère dominant ; d es-sors il fàut ou que le caractère plie fous I ef-fort des circonstances, ou que par des ac-tions conformes au caractère, les circonstan-ces prennent une tournure qui íè prete au ca-ractère ; en un mot, ou la situation ou le ca-ractère doivent enfin avoir le dessus.

Il est aisé de voir qu un tel plan bien con-duit doit intéresser pendant toute la durée defaction, & que ks personnages subalternespeuvent encore y répandre une grande va-

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