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Tome huitième.
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C O M

qu’elles íont de même nature que les tachesdu soleil.

Kepler pense, comme Aristote, que les co-mtes íònt des exhalaisons, 8c croît qu’elles■font dispersées fans nombre dans le ciel; &que si elles ne font pas toutes visibles, c esta cause de leur petitesse, ou parce qu elles■font long-temps fous ttiorizon.

Mais indépendamment de la réfutationprécédente, M. Newtona fait voir la faussetéde cette hypothèse, en prouvant que la cometede i ó'8o auroit été entièrement dissipée dansson passage auprès du soleil, si elle navoitété quun corps composé dsexhalaisons, soitdu soleil, soit des planètes: caria chaleur duíoleil, comme on le fait, est en raison réci-proque des quarrés des distances du soleil ;

& la distance de cette comete au soleil dansson périhélie le 8 décembre , étoit à la dis-tance de 1a terre au soleil comme 6 à i ooo :dsoù il soit que la chaleur communiquée park soleil à la comete , devoir être alors à celleqsson éprouve fur la terre a u milieu de 1 été,c °®me ioooooo à 36, ou comme z 8 ooo à1 - sachant ensuite par l’expérience que lac haleur de seau bouillante est un peu plus51 'ae triple de celle de la terre échauffée parks rayons du soleil au fort de sété, & pre-fiant 1a chaleur du set rouge pour trois ouquatre fois plus grande que celle de seau°ss liante , il en conclut que la chaleur duCorps de la comete dans le temps de son pé-Il hélie 3 devoir être zooo fois plus grande quewle du fer rouge.

, fa comete ayant acquis une aussi grandeCual eur ^ doit être un temps immense à sesrUoìdir. Le même auteur a calculé quunS Q be d e f er rouge de la grosseur de la terreer °it à peine refroidi en 50000 ans. Ainsi^uand même la comete se refroidiroit centt ° 1S pks vîte que le fer rouge, elle ne laiflè-Pas encore, à cause que sa chaleur estj, °° foi S plus grande, de mettre tur million

a T ni ^ S à se refroidir.

r a ac q* bernoulli, dans fon conamen noviÌ^ m . atis cometarum , imagine une planèteseij^Pale qui fait fa révolution autour du so-ìou»- js^ S ^kfpace de quatre années 8c 1/7dç'- sssotst éloignée de cet astre de 2583que 1 " àrnetres du grand orbe ; il veutk d'*f rte Pknete invisible par ^immensité de'harice, ou par la petitesse de son disque [

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soit accompagnée de différens satellites plusou moins éloignés; & selon lui, ces satellitesdescendent quelquefois dans leur périgéeauffibasquesorbitede Saturne, deviennentalors visibles pour nous, & ce font ce quenous appelions comètes.

Descartes pense que les comètes sont desétoiles qui croient d’abord fixes comme lésautres, mais qui sécant ensuite couvertes detaches & de croûtes ont à la fin perdu en-tièrement leur lumière ; Sc que ne pouvantplus alors conserver leurs places , elles ontété entraînées par les tourbillons des étoilesvoisines ; ensorte que suivant leurs différen-tes grandeurs 8c solidités elles ont pu être por-tées jusqha sorbe de Saturne, distance à la-quelle recevant les rayons du soleil avec assezde force, elles deviennent visibles. Voye £Cartésianisme.

Mais le peu de vérité de toutes ces hypo-thèses faute aux yeux par les phénomènesdes comètes : nous allons exposer les princi-paux de ces phénomènes, comme étant lapierre de touche de toutes les théories.

1 °. On observe des altérations sensibles dansla vitesse apparente des comètes, selon qu'ellesfont situées par rapport à la terre ; c’est ce quenous avons déja remarqué plus haut »

2°. Tant que leur vitesse augmente , elles pa-roi (sent décrire a peu près de grands cercles ;mais vers la fin de leur course elles s’écartent unpeu de ces cercles ; & dans le cas oà la terre vadu mérne côté qu’elles , elles paraissent aller du.côté opposé.

3°. Elles se meuvent dans les ellipses qui ontle soleil pour un de leurs foyers, & décriventautour de ce foyer des aires proportionnellesaux temps.

4°. La lumière de leurs corps central ou têteaugmente quoiqu’elles s’éloignent de la terre,lorsqu’elles s’approchent du soleil ; & elle dé-croît au contraire lorsqu’elles s‘éloignent du so-leil , quoiqu’elles deviennent plus proches de laterre.

5°. Leurs queues font les plus grandes & lesplus brillantes immédiatement âpres leur péri-hélie.

6°. Leurs queues s'écartent un peu de la di-rection du soleil au noyau ou corps de la comete& se courbent vers le côte que la cornete vientde quitter

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Cette déviation , toutes çhoses égales , efi