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la plus petite lorsque la tête de la comete appro-che le plus dusoleil; & elle es moindre auprèsde la tête que vers Vextrémité de la queue.
8°. Les queues font un peu plus brillantes& plus distinctement terminées dans leur partieconvexe que dans la concave.
9 - Les queues paraissent toujours plus largesvers Vextrémité qu’auprès du centre de la co-mete.
I o°. Les queues font transparentes, & les pluspetites étoiles peuvent s’appcrcevo.r au travers.
Ce sont-là les principaux phénomènes descomètes , que l’on voir aisément démentir lesopinions étranges que les anciens avoient deces astres, & peu quadrer avec les foiblesconjectures de la plupart des auteurs moder-nes. A la vérité il y a eu quelques anciens,comme Pline le rapporte, qui ont eu des idéesplus justes fur les comètes , qui ont pensé quec étoient des astres perpétuels qui faisoientleurs révolutions dans des orbites particu-lières : il paroît même que les plus anciensphilosophes avoient placé les comètes dansces vastes régions du ciel qui font au- dessusde l’orbite de la lune , selon le témoignaged’Aristote, de Plutarque, & de divers auteurstant grecs que latins; c’étoit le sentiment despythagoriciens & des autres philosophes de lasecte italique ; c’étoit auíïì celui d’Hippocratede Chio, célébré par la quadrature des lunu-les qui portent son nom (yoye £ Lunule ) ;c’étoit enfin l’opinion de Démocrite. Séne-que nous rapporte au liv. VII , ch. iij de sesquestions naturelles , ce qui en avoir été dttpar ce philosophe, l’un des plus ingénieux ,& peut-être le plus profond de toute l’anti-quité : il dit qu’entre tous les astres qu’onavoit observés, on pourroit soupçonner qu’ily a encore un grand nombre d’autres planè-tes différentes de celles que nous connoilsons ;ee qui doit s entendre, comme l’on voit, descomètes , que 1 on regardoit alors comme desétoiles errantes, c est-a-dire qu’on mettoit aunombre des planètes. On ignore cependantf le nombre en a été fixe , ni 11 plusieurs deces comètes ont été distinguées par des nomsparticuliers ; il est d’ailleurs incertain si l’onavoit quelque théorie du mouvement descinq planètes qui nous environnent. Cepen-dant Séneque ajoute encore qu Apollonius leMyndien , l’un de ceux qui avoient le plusde connoissance dans la physique, étoit per-
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suadé que les Chaldéens plaçoient depuislong-temps les comètes au nombre des étoi-les errantes, quelles avoient un cours réglé,& dans des orbites particulières qui leurétoient connues. Le même Apollonius íòu-tenoit auíïì que les comètes étoient de véri-tables astres semblables au soleil & à la lune :leur cours, ajoute-t-il, ne se fait pas dans l’u-nivers fans être assujetti à quelque loi cons-tante; elles descendent & remontent alter-nativement au plus haut des cieux ; mais lors-qu’elles achevent de descendre, il nous estpermis de les appercevoir, parce quelles dé-crivent la partie la plus basse de leur orbite.
Séneque paroît avoir adopté ce sentiment:" Je ne suis pas, dit-il, de l’opinion com-mune fur les comètes ; je ne les regarde pascomme des feux passagers, mais comme desouvrages éternels de la nature. Chaque cometea un certain espace aíïìgné à parcourir. Lescomètes ne sont point détruites, mais elles setrouvent bientôt hors de la portée de notrevue. Si on les met au nombre des planètes,il semble qu’elles ne devroient jamais sortirdu zodiaque. Mais pourquoi le zodiaquerenfermeroit-il le cours de tous les astres ?pourquoi les restreindre à un si petit espace ?Le petit nombre des corps célestes, qui fontles seuls qui paroissent se mouvoir, décriventdes orbites différentes les unes des autres;pourquoi donc n’y auroit-il pas d’autres corpscélestes qui auroient chacun leurs routes parti-culières à parcourir, quoique fort éloignéesde celles des planètes» ; Ce philosophe ajouteencore qu’il faudroit, pour les reconnoître ,avoir recueilli une fuite non interrompue d’ob-servations des anciennes comètes qu’on auroitvues ; mais que faute d’un tel secours ; ccs ob-servations ne lui étant pas parvenues, & l’ap-parition des comètes étant d’ailleurs assez rare >il ne croyois pas qu’il fùt possible, dans le sié-cle où il vivoit, de parvenir à régler leutsmouvemens, ni le temps de leurs révolu-tions périodiques; qu’ainli il ignore entière;ment le temps de leurs apparitions, & la 1°*luivant laquelle elles doivent revenir à »*•même distance de la terre ou du soleil. Ensiuil ajoute : " Le temps viendra que les s ct .yles plus cachés de la nature seront dévot& mis au plus grand jour, par la vigilance ocpar l’attention que les hommes y apportero»pendant une longue fuite d’années. ie< f u