Band 
Tome huitième.
Seite
579
JPEG-Download
 

COM

•ìS mars elleétoit très-pâle, 6 c extrêmementrare, ía matière fort dispersée, 6 c sans noyaudistingué du reste.

Weigelius qui en observant la comete de1664 , vit dans le même moment la lune 6 c

• un petit nuage éclairé par le soleil, trouvaque la comete , au lieu d’être d’une lumièrecontinue comme la lune, ressembloít au con-traire à une espece de nuage : c’est ce qui lui

• avoir fait conclure que les. comètes étoient,ainsi que les taches du soleil, des exhalaisonsde cet astre. La, longueur de la queue descomètes est variable ; celle de 1680 , suivantSturmius, n avoir guere le 10 décembre quevingt degrés de longueur ; en peu de tempselle s’accrut jusqu’à soixante degrés ; ensuiteelle diminua très-sensiblement. JVolf.

Formation des queues des comètes . M.Newton a soit voir quel’atmafphere des co-mètes peut fournir une vapeur suffisante pourformer leurs queues; il se fonde sur l’extrêmedilatation de l’air à une certaine distance dela terre ; un pouce cube d’air commun élevéla distance d'un demi-diamètre de la terre,stroit suffisant pour remplir un espace auílìSrand que toute la région des étoiles , c’eftCe qu’a démontré M. Gregory dans son as-tronomie physique. Puis donc que la cheve-lure ou l'atmofphere de la comete est dix foisplus haute que la surface du noyau, elle doitet re prodigieusement rare , & il est tout sim-ple qu on voie les étoiles au travers.

Quant à l’afcension des vapeurs qui for-ment la queue des comètes , Newton la sup-pose occasionnée par la raréfaction de l’at-mosphere au temps du périhélie. La RiméeCo ®me tout le monde lait, s’éleve par 1’; im-pulsion de Pair dans lequel elle nage; Pair leplus raréfié monte par la diminution de faPesanteur spécifique, &: enleve avec lui laramée. Pourquoi ne supposeroit-ón pas quela ^queue d’une comete seroit élevée de la'ferrie maniéré par 1a chaleur du soleil ìLes queues étant ainsi produites , la forceî e Hes ont pour conserver leur mouvementcell e qui les poulie vers le soleil, les obli-r\ a décrire des ellipses ainsi que la comete, & à Paccompagner daios toute sonIblte . En effet, k gravitation des vapeursf rs soleil, n’est pas plus propre à déta-f a ( l ueue d’une comete de fa tête & à 1atomber fur le soleil 3 qu’à détacher U

COM 587

' terre de són atmosphère ; mais-leur gravita-tion commune est cause qu’elìes se meuventégalement,, & qu’elles font pousiêes de laj même maniéré.

i Par ce moyen les queues des comètes pro-| duites pendant le temps de leurs périhélies ,peuvent être entraînées, avec ces astres dansles régions du ciel les plus reculées, &reve-; ni r ensuite avec les comètes au bout d’iyigrand nopibre d’années : mais il est pksnaturel qu elles se détruisent peu à peu en-tièrement , &qu’en se rapprochant du soleilles comètes en reprennent de nouvelles , d'a-bord très - peu sensibles , ensuite plus gran-des par degrés jusqu au périhélie , tempsauquel elles reprennent toute leur grandeur ,la comete étant alors le plus échauffée qu’ilest possible.

! Les vapeurs dont ces queues soqt compo-, fées , se dilatant & se répandant dans toutes: les régions célestes, font vraisemblablement,

! ainsi que M. Newton l’observe, attirées par; les planètes , & mêlées avec leurs atmosphe-: res, Il ajoute que les comètes semblent néces-1 faires pour l’encretien des liquides qui font; fur les planètes ? lesquels s’évâporent conti-nuellement par les végétations’& les putré-factions , 6 c se convertissent en terre seche.

- Car comme tous les végétaux se nourrissenti 6 c ^accroissent par les fluides, 6 c qu’ils re-| deviennent terre pour k plus grande partie' par la putréfaction ( comme on le peut voirpar le limon que les liqueurs putréfiantes dé-posent continuellement ), il s’ensint que pen-dant que la terre s’accroît fans cesse, l’eaudiminueroit en même proportion, si k perten’en étoit pas rétablie par d'autres matières.M. Newton soupçonne que cette partie, kplus subtile & k meilleure de notre air , la-quelle est absolument nécessaire pour k vieèc l’entretien de tous les êtres, vient princi-palement des comètes,

D’après ce principe, il y a u roi t quelquefondement aux opinions populaires des pré-sagés des comètes , puisque les queues descomètes se mêlant ainsi avec notre atmoíphe-re , peurroient avoir des influences sensiblesfur les corps animaux 6 c végétaux.

Il y a beaucoup de variétés dans la gran-deur des comètes .« Quelques-unes , indépen-damment de leur queue , paroissent siupase(ct daps certaines circonstances favorables£ çee 4