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de leur apparition , les étoiles de la premiereSc de la íeconde grandeur. Enfin , si on con-sulte les historiens qui en ont parlé , il sem-ble qu’aucune comète n’ait jamais paru aussigrande que celle qui fut observée du tempsde Néron : cette comete , selon Séneque ,égaloit le soleil en grosseur. Hévélius en acependant observé une autre en 16 j z présqu’auísi grande que la lune, mais elle etoitbien inférieure en lumière à cette planète,étant extraordinairement pâle & comme en-veloppée de fumées, qui, loin de lui laisserquelqu éclat j rendoient son aspect assez tristeSc peu agréable aux yeux.
M. Patio remarque que quelques-unes descomètes ayant leurs nœuds proche de Tor-bite de la terre, il pourroit arriver que laterre se trouveroit dans la partie de son or-bite , qui seroit voisine de ce nœud au tempsoù la comete viendroit à y passer ; &c commele mouvement apparent de la comete seroitalors si prompt, que fa parallaxe seroit tres-seníìble, & que la proportion de cette paral-laxe à celle du soleil seroit donnée, on pour-roit avoir en ce cas la parallaxe du soleildéterminée plus exactement que par aucuneméthode.
La comete de 1471, par exemple, avoitune parallaxe qui surpassoit plus de vingtfois celle du soleil ; Sc celle de 1 61 3 en auroiteu une beaucoup plus sensible, si elle fûtarrivée à son nœud au commencement de ;mars. Quoi qu’il en soit, aucune n’a plus ímenacé la terre de son voisinage que celle jde 1680 ; car M. Halley a trouvé par le cal- \cul , que le 11 novembre cette comete avoitpassé au nord de Torbke de la terre à envi-ron 60 demi-diametres de la terre , en sorteque si dans ce temps la terre avoit été danscette partie de son orbite, la parallaxe dela comete auroit égalé celle de la lune ; & ilauroit peut- etre résulté de ce voisinage uncontact ou un choc des deux planètes : sui-vant M. Whiston il en seroit résulté un dé-luge. Voye-^plus bas.
Mouvement des comètes. Le mouvementpropre de chaque comete ne se fait pas , àbeaucoup près, dans le même sens, puisqu ilest varié à l'insini , les unes s’avançant ddc-cident en orient, loríqu’au contraire les au-tres se trouvent emportées contre Tordre dessignes , c’est-à-dire dans un sens opposé àce-
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lui des planètes. Bien plus , depuis que Tonobserve le cours des comètes avec quelque at-tention , on s’est apperçu qu’il se dirigeoittantôt vers le nord , Sc tantôt vers le midi,& cela avec des inclinaisons si différentes,qu’il n’a pas été possible de les renfermer dansun zodiaque de la même maniéré que les pla-nètes ; car lì elles se trouvent une fois dans cezodiaque , elles en sortent bientôt avec plusou moins de vitesse 8c par distèrens côtés.Regiomontanus en a observé une qui paroissoit avoir une vitesse bien extraordinaire,pirisqu’elle parcourut en un jour 40 degrés.Enfin , il y a des comètes dont le mouvementest plus rapide au commencement qu’à la si nde leur cours ; d’autres au contraire se meu-vent très-rapidement au milieu , & très-len-tement, soit au commencement, soit à lafin de leur apparition. Toutes ces variétésdans le mouvement des comètes , fut-tout ladiversité de Tinclinaison de leurs orbites , 8cla direction si variée de leurs mouvemens ,prouvent bien qu’elles ne sont point empor-tées par un fluide en tourbillon , qui devroitles diriger toutes dans le même sens, 8c àpeu près dans le même plan ; aussi est-ce unedes objections des plus fortes contre le sys-tème des Cartésiens, Sc à laquelle ils n’ontjamais répondu.
Si on suppose avec quelques auteurs queles comètes parcourent des lignes exactementparaboliques , elles doivent venir d’une dis-tance infiniment éloignée, en Rapprochantcontinuellement du soleil par la force centri-pète , Sc acquérir par ce moyen assez de vi-tesse pour remonter Tautre branche de la pa-rabole en s’éloignant du soleil jusqu’à Tin fi-ni , 8c de cette maniéré ne revenir jamais.Mais la fréquence de leur apparition semblemettre hors de doute quelles se meuventcomme les planètes dans des orbites ellipti-ques fort excentriques, Sc qu’elles reviennentdans des périodes fixes quoique très-longues.VoycT ^ Orbite & Planète.
Les astronomes sont partagés fur leur re-tour : Newton , Flamsteed , Halley Sc touSles astronomes angloîs sont pour le retour deces astres ; Cafsini Sc plusieurs autres astro-nomes de France l’ont regardé aussi comtn®très-probable ; la Hire s’y oppose avec quel-ques astronomes , &c. Ceux qui sont pour 1 ®retour veulent que les comètes décrivent der