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tieíie, îst distance périhélie, & le temps moyendu passage par le périhélie qui tient lieu d’épo-que; enfin la direction de son mouvementqui peut être directe ou rétrograde : j’aidonné une grande table de tous les élémens pour les 6 1 comètes connues dans mon■Astronomie.
Ce calcul fondé fur l’hypothefe paraboli-que donne assez exactement la distance péri-hélie S P d’une comete au soleil, Sc le tempsoù elle y a passé. Quand on volt ensuite quedeux comètes ont eu la même distance péri-hélie Sc les mêmes élémens , on en conclutque c est une feule & même comete ; la diffé-rence des deux passages au périhélie donnela durée de ía révolution. Ainíi la comete deiéSi passa par son périhélie le 14 septembre,& l’on en a vu en 17 f 9 une qui, suivant lamême orbite , a passé par son périhélie le 11mars ; la différence est de 76 ans & demi,c’est la durée de fa révolution.
Connoissant la durée de fa révolution, ontrouve la distance moyenne au soleil par laloi de Kepler , que les carrés des tempsfont comme les cubes des distances ; on con-çoit donc le grand axe de l'ellipfê que la co-'nete a réellement parcourue > de même quela distance périhélie, & par conséquentl’ex-Çentricité : on en conclut facilement son ano-malie moyenne & ensuite son anomalie vraie& son rayon vecteur , par les méthodes quef}°us avons expliquées pour les planètes ; ainsi* °n calcule le lieu d’une comete de la mêmemaniéré.
Une feule apparition d’une comete observéeP.mdant quelques mois, pourroit suffire à lari gueur pour déterminer cette ellipse touteentiere, Sc par conséquent pour connoître? distance moyenne & la révolution, Sc pré-mte l e retour de la comete ; mais la partie P Dnous pouvons appercevoir de la terre ,p si petite en comparaison de la partie dee °rhite qui échappe à notre vue , que lesj’sseurs inévitables de nos observations pro-ss'.rctent des erreurs énormes dans de íem-
Pr !? S pálictions. Il est inutile de les entre-r mdtpni de chercher le retour d’une comete,
1 quand on l’a déja vu deux fois.
-j xuo’que nous ne connoisiions encore (enss uc soixante & une comètes , il est évi-, en tqu ,1 y eu a un | 3 - £n pj as grand nombreq“i ls ‘ e |y sterne solaire. II n’y a pas un siecle .°n observe les comètes avec foin ; or leurs j
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périodes font certainement plus longues :voilà pourquoi il n’y en a qu’une feule qu o»ait vu deux fois depuis un íiecle. Depuisquinze ans qu’on observe les comètes avecencore plus d’attention, & qu il y a plusd’astronomes attentifs, on en a vu jufqu’àquinze , il peut donc se faire qu il y en aitplus de trois cens.
Whiston, M. de Buffon, M. de Maaper-tuis , ùc. avoient déja remarqué que les co-met es pourroient se rencontrer , ou rencon-trer la terre, Sc y produire les plus étrangesrévolutions ; mais on n’avoit fait à cet égardque des conjectures vagues. J’ai voulu exa-miner parmi les comètes déja connues, s’il yen avoir qui naturellement pussent rencon-trer la terre , ou en approcher de maniéré ànous mettre en danger : j’ai trouvé qu’il y enavoir huit dont les orbites passent très - prèsde celle de la terre ; Sc si nous ne connoisssons que la cinquième partie des comètes, ilpeut y en avoir plus de quarante dans ce cas-sa. Les dérangemens que les attractions étran-gères produisent fur le mouvement des comè-tes, suffisent pour rapprocher leurs nœuds dela route de la terre , Sc par conséquent pourfaire concourir les circonférences de leursorbites avec la nôtre ; dansce cas-là, chacuneàe ces comètes pourroit venir choquer la terre,ou du moins en passer si près que la mer enferoit soulevée, comme elle l’est tous les jourspar le soleil Sc par la lune,& qu’une partie de íaterre pourroit en être submergée : c’est l’objetd’un mémoire que j’ai publié cette année, &£qui a pour titre : Réflexions fur les comètesqui peuvent approcher de la terre, à Paris,cheaGíbert. Ces calculs qui avoient été annoncésdans quelques conversations , occasionnè-rent dans Paris la terreur Sc les bruits les plusétranges; on prétendoit que j’avois prédit lasi n du monde, 6c il a fallu que mon mémoire-fut publié pour dissiper les bruits populaires,J’ai fait voir dans cet écrit que, quoique ce^rencontres de planètes soient très-postibles,elles supposent tant de circonstances réunies,qu’on ne sauroic en faire un objet de terreur.
J’ai d’ailleurs observé que ta terre parcou-rant six cens mille lieues par jour dans souorbite , elle ne pouvoir être au plus qu’uneheure de temps expoiee à i’attraction d’unecomete, Sc qu’il étoit difficile qu en fi peu detemps les eaux puisent s elever à une biengrande hauteur. Cependant, il me parait
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