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le peuple toujours superstitieux & raisonnant ]ù sa maniéré ordinaire , regarda sun de sesévénemens comme la cause de sautre.
Apol/on-Comeus , c’est-à-dire Apollon àbelle chevelure ; l’idée poétique de donner àApollon une belle chevelure blonde, vient ».selon toute apparence, de la manière éparsedonc on vdit ses rayons lorsqu ils tombentobliquement fur une forêt épaisse» & qu ilspatient entre les feuilles des arbres commede longs filets lumineux & blonds. Les Nau-cratiens célébroient fa fête en habit blanc.
COMICES » f. m. plur. (Hist. anc.) c’estainsi qu’on appelloit les assemblées du peupleromain» qui avoient pour objet les affairesde l'état, comitia. Elles écoient convoquéesct dirigées ou par un des deux consuls , oudans la vacance du consulat » par 1’interrex,par un préteur, un dictateur» un tribun dupeuple, un souverain pontife, ce qui n’étoitpas ordinaire, un décemvir, ou un édile.
Les comices íè tenoienr ou pour sélectiond un magistrat, ou pour quelque innovationdans les loix , ou pour une résolution deguerre, l’addìctìon d’un gouvernement, ladéposition d’un général, le jugement d’uncitoyen. On s’assembloît ou dans le champde Mars, ou dans le marché , ou au capi-Les citoyens habitans de Rome & lesytra n g ers y étoient indistinctement admis :j 1 n y avoit point de comices les jours de fêtes,es jours de foires, ni les jours malheureux,u ne comptoir dans l’année que 184 jourse c °'pices, lis étoient remis quand il tonnoitu raisoit mauvais temps ; lorsque les augu-ne pouvoient ou commencer ou conti-tuer leurs observations. La liberté des assem-romaines fut très-gênée fous Jules^ í> ar , moins fous Auguste, plus ou moinsla fuite,selon le caractère des empereurs.t - distinction des comices suivit la distnbu-
div s^ U k^uple romain.Le peuple romain étoity eut 6 / 11 centuries, en curies & en tribus : illes fur- tour dans les commencemens,
riata’ n ' Ces a ?pellés comitia trihuta , les cu-m J % ^ es etnturiata. Ils prirent aussi des' ' s différens, suivant les magistraturesles 5 Ue : cs d fdloit pourvoir ; 6c il y eutce riii ! ’[ lUCS Con f u ^ ar ia , les prxtoria , lesnta 5 c - n f°ria , pontificia , proconfularia ,iZ œt ° rÌa ’^ lr ‘ bun ‘titi , fans compter i’au-' i: -)rr"°v\ rc '' s ao J? t 1 objet étant particulier, leOC ..ufli , tds qu; les çalata.
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Comices dits œdilitia , assemblées où l’o nélisoit les édiles curules 6c plébéiens ; ellesétoient quelquefois convoquées par les tri-buns, quelquefois par les édiles j le peuple yétoit distribué par tribus.
Comices dits calata ; le peuple y étoit'dis-tribué par curies ou par centuries. C’étoit unlicteur qui appelloit les curies ; c’étoit un cor-nicen qui appelloit les centuries ; elles étoientdemandées par le collège des prêtres ; on yélisoit dans les centuries un r ex sacrificulus, &dans les curies un flamine; on n’appelloit quçdíx-sept tribus : ce n’étoit donc pas propre-ment des assemblées qu’on put appeller co-mitia , mais confilia , on y faisoit les actesappelles adrogations, ou adoptions de ceuxqui étoient leurs maîtres, fui juris ; on y pas-soit les testamens appelles de ce nom, testa-ment a calata ; on y agitoit de la cérémonieappellée deteflatio sacrorum , ou de l’accom-phifement des legs destinés aux choses sa-crées , selon quelques-uns, ou de la consé-cration des édifices, selon d’autres.
Comices dits censoria , assemblées où l’onélisoit les censeurs : le peuple y étoit distri-bué par centuries ; un des consuls y prélî-doit ; le censeur élu entroit en charge im-médiatement après sélection, à moins qu’iln’y eût quelque cause de nullité.
Comices dits centuriata, aflèmblées où lepeuple étoit distribué en 193 centuries; ony décidoit les affaires à la pluralité des voixdes centuries ; on en fait remonter l’insti-tution juíques fous le roi Servius Jullius ;on y élisoit, au temps de la république,les consuls, les préteurs, les cenleurs , lesproconsuls, le r ex sacrorum ; on y délibéraitdes loix, des traités de paix, des déclara-tions de guerre, du jugement d’un citoyenin crimine perduellionis. Les consuls y prési-doient; en leur absence c’étoient les dictateurs,les tribuns militaires qui avoient puissimeeconsulaire, les décemvirs appelles legibusferibendis, J’interrex ; on les annonçojt aupeuple par des crieurs, ou par des affichesou publications faites dans trois marches con-sécutifs ; on ne les tenoit point dans la ville,parce qu’une partie du peuple s’y trouvoit enarmes , c’étoit au champ de Mars ; quandles questeurs ou tribuns du peuple prési-doient, il ne s’agissoit que du jugementd’un citoyen : cependant il falloir que lecomice fût autorisé par le consentement d’un