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consul. Loríque sobjec de l’aíTemblce étoitou la publication d’une loi, ou le juge-ment d un citoyen, elle n’avoit point de jourfixe ; s’il s'agiffoit de sélection d’un magis-trat, elle se faisoit nécessairement avant quele temps de la fonction de cette magistra-ture fùt expiré. Il n y eut cependant de jourfixe qu en 600 ; on prit le premier janvier.
Il falloir toujours l’agrément du sénat, &il dépendoit de lui d’infirmer ou de con-firmer la délibération du comice. Ces actesde despotisme déplaisoient au peuple ; bcQuintus Publius Philo parvint, pour les ré-primer, à faire proposer au peuple les sujets ,de délibération, & les senumeus du sénat, :par. le, sénat même ; ce qffon appelloit au-tans fieri. Le peuple devint auíli juge desdélibérations du sénat, au lieu que le sénatavoit été jusqu alors juge des tiennes. Quandle-sénat vouloir des comices, on les publioitcomme nous avons dit ; le jour venu, onconíultoit les augures, on sacrifioit ; & s’il11e survenoit aucun obstacle , le présidentcondúisoit le peuple au champ de Mars :là il? proposoit le sujet de la délibération,& lavis du sénat, & disoit au peuple : rogovos, quintes, velitis, jubeatìs, &C. Aussi-tôt chaque citoyen se rangeoit dans fa classe&c dans fa centurie ; on commençoit à pren-dre' les voix par la premiere dalle, & dansçette classe par les dix-huit centuries deschevaliers ; on paíloit ensuite aux quatre-vingt centuries restantes. Quand le consen-tement étoît unanime, l’astaire éroit pres-que terminée. Si les sentirnens étoienr par-tagés, on prenoit les voix de la secondçlaíîe ; en cas de partage des -voix , on pre-nqit celle de la troiheme; & ai n ii de fuitejusqu’àla quatre-vingt-dix-sept. Encasd’é-galité de voix dans les cinq premières dal-les ou dans les 191 centuries qui les com-,posoient',-ia íìxieme dalle déchioit. On al-loit rarement jusqu à la quatrième ou cin-quième daíre.
' Sous la république, on mettoitn-ous les.noms des centuries dans un vaiíieau, &l'on en droit au fort le rang de voter. Lapremiere centurie tires, s appelloit ccnturiaprxrogativa. Les autres centuries adhéraientordinairement à son avis, 6c cette centu-rie à l'avis de celui qui votoitje premier.Les candidats ne négligeoient ûonc pas des’affurer de cette premiere voix. Les cen-
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furies qui donnoient leurs voix après la pre-miere, selon que le sort en avoit ordonné,s'appeíloient jure vocatoe. Il importoit enco-re beaucoup de s'assurer de la voix du pre-mier de chaq ue jure vocata.
Ces comices par curies représenterent dansla fuite les comices par tribus ; au lieu qu’an-ciennement on n'entroit point en charge ,fans avoir été élu par les comices appellestributaria & centuriata. Alors le peuple vo-toit à haute voix ; comme cela n'étoit pasfans inconvénient, il fut arrêté en <511, iurles repréíentations du tribun Gabinius, queles voix le prendraient aucremenc O11 em-ploya des tablettes. S’il s’agistoit des loix ,il y avoit dessus la tablette les lettres V. R.uti rogas, ou la lettre A. antiquo. Pour sé-lection d’un magistrat, on mettoit fur latablette la premiere lettre de son nom. Ondistribuoit de ces tablettes au peuple, parles diribiteurs ; puis la centurie dite praeroga-tìva , appellée par un crient, approchoit Sc'entroit dans une enceinte ; on en recevoisles tables fur le pont à mesure qu elle pa&soit ; on les jetoit dans des urnes gar-dées par les euflodes, pour empêcher la frau-de : quand les tablettes croient toutes reçues,les euflodes ou gardiens les tiraient des urnes,& séparaient celles qui étoienr pour & con-tre ce qui s’appelloit dirimere sufsragia; ilsmarquoient les suffrages par différence, parle moyen de points ; d’où l’on a fait omne tulitponâum. On annonçoit au peuple le côtepour lequel étûit la différence, &c de combienelle étoit de points ; & ainsi des autrescenturies : quand il y avoit égalité de voixpour & contre, & que par coníéquent la dif-férence éroit nulle , on n annonçoit pointcette centurie , on la pailoit fans mot dire ,
excepté dans les affaires capitales, ou quandii s’agifloit d’empioi -, alors on faifoit tirer ahfort les candidats. Pour le consulat, il fahoitavoir non-íeulement l’avantage des suffrage 5fur fes compétiteurs, mais réunir plus de j' 3 -moitié des suffrages de chaque centurie.Quand sélection étoit valable , celui si 111tenon les comices difoit : quod mihi , ma
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gijiratutquc meo , populo , plebique r° nbene atque féliciter eveuiat, L. M.urtxrt# ,n íf 311Jìilem renuntìo. Cela fait, les comices se l e P araient; on accompagnoit l’élu jusques Çlui avec des acclamations, & l’on rendoit ^mêmes honneurs à celui q ui sortoit de eh-ff '
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