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doit par curies dans le marché romain , &par tribus dans le champ de Mars.
Comices dits facerdotum : le peuple y étoitpar tribus ; on y élisoit les prêtres ; le consuly présidoit.
Comices dits tribunitia : ils se tenoient partribus ; on y élisoit les tribuns militaires. Ilscommencerent en 393 ; les uns étoient auchoix du peuple, les autres au choix du gé-néral , & on les distinguoit des premiers parle nom d e tribuni rusuli. Il ne faut pas con-fondre ces comices ni avec ceux ou 1 on eliíoitles tribuns militaires consularì potestate , ceux-ci étoient par centuries ; ni avec ceux où soncréoit les tribuns du peuple. Quoique lepeuple y fût par tribus, ils n étoient pointtenus par un consul', mais par un tribun.
Comices dits trìbuta : assemblées où les peu-ple étoit divisé en ses trente-cinq tribus ; ilscommencerent en 2.63 , dans saffaire deMarcius Coriolan , & la loi publilia les au-torisa en i8z. Dans les comices par centuries,tout dépendoit, comme on a vu , de la pre-mière dalle ; dans ceux-ci, au contraire, c’é-toit le peuple entier qui décidoit. Les capite-ccnfi ou proletariì , ou ceux de la íixiemeclasse, pou voient autant que ceux de la pre-mière. On y élisoit tous les magistrats com-pris fous la dénomination de magiflratus ur-bani minores or dinar ii ; savoir les édiles curules&c plébéiens , les tribuns du peuple , lesquesteurs , les triumvirs dits capitales , lestriumvirs nocturnes , les triumvirs dits rno-netales ; les magistrats dits urbani minoresextraordinarìi , comme les préfets des vivres ,les duumvirs dits navales , les questeurs duparricide, les inspecteurs des rues & che-mins , les quinquevirs mûris turribusque re-ficiendis , les triumvirs ou quinquevirs ditsmensarìì; les magistrats dits provinciales ordi-narii , comme les proconsuls, propréteurs,& proquesteurs; les magistrats dit provincialesextraordinarìi , comme les triumvirs , lesquinquevirs ou íeptemvirs coloniae deducendœautagris dividundìs , quelques- uns des tribunsmilitaires qu’on appelloit par cette raisontribuni comitiati , & les prêtres des colleges.On y faisoitaussi les loix appellées plébiscites;on y jugeoit les citoyens, mais non pour cauíecapitale ; ils pouvoient y être condamnés àl’amende ou à l’exil : on y décernoit le triom-phe ; on y traitoit des privilèges des citoyens,des alliances, de ^exemption de la loi, &ç.
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Ils étoient tenus par les dictateurs , les con-suls , les tribuns militaires consularì potestate,les préteurs , & les tribuns du peuple, avec- cette différence que ces derniers ne pouvoientque décider des affaires , Sc qu il appartenoitaux premiers à pourvoir aux dignités. Cesassemblées se pouvoient faire sans le con-sentement du sénat, & les augures ne pou-voient ni les empêcher, ni les retarder. On yélisoit les magistrats dans le champ de Mars;on y expédioit les autres affaires, ou au capi-tale , ou dans le marché romain. Ils se te-noient les jours comitiaux; on n’assembloitque dix-sept tribus pour sélection d’un prê-tre ; Sc celui qui en avoir neuf pour lui, étoitnommé. Ces comices par tribus ne méritoient,à proprement parler, que le nom de conciliaplebìs ; aucun patricien n’y allîstoit, n’étantpoint formés d u peuple en entier, mais seule-ment du commun du peuple, pkbs, Hed. lex.
* Comice , (Hifl. anc.) endroit de Romedans la viij e région, au pié du mont Palatin,vers le capitole , proche le marché romain,où se tenoient ordinairement les comices parcuries ; il ffétoit, selon toute apparence ,fermé que d’un mur percé de deux portes ,par une desquelles une curie sortoit, tandisque la curie suivante entroit par sautre, selonsordre gardé dans les ovilia ou fipta au champde Mars. Il ne fut couvert qu’en 345. On yfit auíïi des portiques ; on y éleva des sta-tues : c’étoit-là qisétoit le pluteal lìbanis , ousautel où les magistrats prêtoient serment ;le figuier sauvage sous lequel la louve avoitalaité Remus & Romulus ; la grande pierrenoire que Romulus choisit de son vivantpour sa tombe , &c. On y puniíîbit les mal-faiteurs ; on y fouettoit à mort?ceux quiavoient corrompu des vestales : il se volt au-jourd’hui entre les églises de sainte Marie laLibératrice & de saint Théodore. Les anciensy jouoient à la paume ; Sc Caron s y exerçoitquelquefois.
COMIQUE , adj. plaisant , qui excite àrire , qui appartient à la comédie ; aventurecomique , propos comique , figure comique ,style comique. v
Comiquje , íubst. un comique , c'essà-oireun acteur comique , un poete comique. ^ £ s°"mi que , c’est-à-dire le genre de la comédie.C’eft le comique de la troupe. Molière est emodèle des comiques. Le comique corrige le\,mœurs,