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Tome huitième.
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C O M

chose A condition de la fendre est ef-P c ce, mais fans limiter le temps pour lequel‘ u f)ge en est cédé ; enforte que celui qui faconfiée , peut la redemander quand bon luisemble.

Le prêt proprement dit, appelle chez lesdomains mutuum , est un contrat par lequelQuelqu’un prête à un autre une chose qui sec °nfume par l'usage, mais que l'on peut rem-placer par une autre de même qualité ; pour-quoi on l'appelle chose fungible , comme dcargent, du blé, du vin , de l’huile.

Le commodat , au contraire, n’a lieu quePour les choies qui ne íè consument pointPar l’ufage , 8 c que l'on doit rendre en eí-Pece , comme une tapiíTerìe, un cheval, Scautres semblables ; & la chose ne peut êtreOpérée avant l'expiration du temps conve-«u, à moins que le commodataire n’enabuse.

Ce contrat est synalkgmatique, c'est-à-dlTe obligatoire des deux côtés ; en effet ilproduit dc part & d’autre une action, savoiraction appellée dirccle au profit du proprié-de la chose prêtée , qui conclut à larestitution de cette choie avec dépens, dom-^ages & intérêts ; 8 c Faction appellée con-^au profit du commodataire , qui con-^ut a ce que le propriétaire de la chose

soit

■ de lui payer les frais qu’il a été

c j uge de taire pour la conservation de laUn° | lui a prêtée; par exemple,fi c'estdat lcva l stui a été prêté à titre de commo-IJlQ i êc qudl soit tombé malade , le com-i^Jtaire peut répéter les pansemcns &la lcarne ns qu'il a déboursés , à moins quete . Iï>a ^die n'eût été occasionnée par ia fau-du r ? a ’ s d ne peut pas répéter les nourrituresf a c U-val, ni autres impenses semblables ,, ls lesquelles il ne peut faire usage de la^ se Prêtée.

à tit r ° U j es fortes de personnes peuvent prêterstVuuç de Commodat ; la femme non com-peut Pr « n dirns peut prêter à son mari. Onq Li e Fc/ 1 'r "ne chose que L’on poffede, quoi-N°u p n , seche quelle appartienne à autrui.ìiì CO j D , menc les effets mobiliers & les droits

Prp pr ° 0rels , mais aussi les biens fonds font^'seìav» C 07 nm odat;on peut mêmepreterun

Ceìn' n q uí Fon se serve dc íonm-nistere.d'ttre *‘Ni. prete à ce titre ne celle pointP °priétaLre de la chose , il lui-est librS

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dc ne pas prêter ; mais le commodat étant fait ìil ne peut plus le résoudre avant le tempsconvenu , à moins que le commodataire n'a»buse de la chose.

La chose pretee a titre de commodat, nepeut pas être retenue par forme de compen-sation avec une_ dette , même liquide, dueau commodataire 6c encore moins pour cequi feroit du à un tiers ; parcs que ce feroîtmanquer à la bonne foi qu'exige ce prêt gra-tuit , 8 c que la condition étant de rendre !achose en espece , elle ne peut point être sup-pléée par une autre ; mais la chose peut êtreretenue pour raison des impenses nécessairesque le commodataire y a faites , auquel casil doit la faire saisir entre ses mains , en vertud'ordonnance de justice , pour sûreté de cequi lui est dû , ne pouvant la retenir de for»autorité privée.

Le véritable propriétaire de la chose Laussi une action pour !a répéter , quoique cene soit pas lui qui Fait prêtée , il n’est pasmême astreint aux conditions qui aYOÎencété arrêtées fans lui.

Le commodataire est responsable du dom-mage qui arrive à la chose prêtée, soit par; fou dol ou par sa faute , même la plus légere.

Le commodat ne- finit point par la moredu commodant ni du commodataire , mais seu-lement par l'expiration du temps convenu.Voye £ au code , liv. IV, tit. xxiij , ÌC audigeste , liv. XIII , tit. vj , ÒC aux inílit. liv.III, tit. XV. (A)

COMMODATAIRE , f Jurifpr. ) estcelui qui emprunte quelque chose à titrede commodat. Voye £ ci-devant Commo-dat. ( A)

COMMOD AU , ( Géog, mod. ) ville deBohême , dans le cercle de Satz, remarqua-ble par fes mines. Long. z t lat. £o, 30.

COMMODE, ( Hijîoire Romaine. ) Lu-cius-Aurelius Commode , après la mort de sonpere Antonio le philosophe , fut proclameempereur Fan 161 de Jeíus-Christ. Son édu-cation confiée à des maîtres sages Sc éclairés,fa physionomie intéressante , sa taille majes-tueuse, annonçoient qu'il étoitné pour com-mander aux hommes. Cet espoir fut bientôtévanoui : le nouvel empereur eut tous lesvices de Caligula, de Néron & de Domitien,dont il surpassa les atrocités. La perversitéde fes penchaos fit croire qu'il ne pouvoirO 0 0 o i