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Tome huitième.
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couleur, la grandeur, &c. d'un corps & celledson autre ; & ce philosophe conclut de-là ,le mouvement du corps choquant n estpoint la cause physique du mouvement duc °rps choqué.

Il n'y a point de doute que la volonté duCréateur ne soit la cause primitive Sc immé-diate de la communication du mouvement ,

Comme de tous les autres effets de la nature.Mais s'ii nous est permis d'entrer dans lesv ues de Pâtre suprême , nous devons croireque lesloix de la communication du mouvementqu’il a établies, font celles qui convenoient’e mieux à la sagesse Sc à la simplicité de sesdesseins. Ce principe du P. Mallebranche ,qusiY tdy a pas plus de connexion entre le mouve-ment d'un corps Ù celui d.’un autre , qu’entre lafigure & la couleur de ces corps , ne paroit pasexactement vrai : car il est certain que la%ure Sc la couleur d’un corps n'influe point* u r celle d'un autre ; au lieu que quand uncorps A en choque un autre B , il faut né-cessairement qu’il arrive quelque changement, ans f état actuel de l'un de ces corps, ou/ ans \’état de tous les deux ; car le corps Be . tant :!Ti pénétrable, le corps A ne peut con-tinuer so n chemin suivant la direction qu'ila y ou / 3 à moins que le corps B nc soit dé-P‘ ac é ; ou si le corps A perd tout son mou-vement , en ce cas ce corps A change par lare Hcontre du corps B son état de mouvementen celui de repos. C’est pourquoi il faut né-^ e ssairement que l'état du corps B change ,u que l'état du corps A change.c . soc-là on peut tirer une autre conséquence;

^ que l'impénétrabilité des corps, qui est^ île de leurs propriétés eííèntielles , deman-a Ut nécessairement que lc choc de deuxq° r Psproduise du changement dans leur état,j a été nécessaire au Créateur d’établir deso*x générales pour ces changemens : or quel-?Pes-unes de ces loix ont dû nécessairement^déterminées pat la feule impénétrabilité,p en général par la feule essence des corps ;fa r exen }ple, deux corps égaux & semblablesav”f Assort, venant se frapper directementCe np\ des vîtefles égales , c'est une fuite né-en ^ eur impénétrabilité qu’ils restent

c es e P°s. Il en est de même , si les masses detesse s °p. S en raison inverse de leurs vi-sottûin 1 ' âsopxès ce principe , on peut dé-er généralement les loix de la communi-

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cation du mouvement , ne íera-t-il pas bienvraisemblable que ces loix sont celles que leCréateur a dû établir par préférence, puisqueces loix seroient fondées fur des principesaussi simples qu'on pourroit le delirer , &liées en quelque maniéré à une propriété descorps auíïì eflentielle que ^impénétrabilité ?On peut voir ce raisonnement plus développédans Yarticle Percussion.

Loix de communication du mouvement. Dansla fuite de cet article nous appellerons mou-vement d’un corps ou degré de mouvement ,un nombre qui exprime le produit de l amalle de ce corps par fa vitesse; Sc en essor ,il est évident que le'mouvement d'un corpsest d’autant plus grand que fa masse est pso sgrande, & que fa vitesse est plus grande ;puisque plus fa masse & fa vitesse sont gran-des , plus il a de parties qui se meuvent, Scplus chacune de ces parties a de vitesse.

Si un corps qui sc meut frappe un autrecorps dé j a en mouvement, Sc qui sc meuvedans la même direction , le premier augmen-tera la vitesse du second , mais perdra moinsde fa vitesse propre , que si ce dernier avoirété absolument en repos.

Par exemple , si un corps en mouvementtriple d'un autre corps en repos, le frappeavec 5 id de mouvement, il lui communi-quera 8d de son mouvement, Sc n'en gar-dera que 24 : si l'autre corps avoir eu déja4 d de mouvement, le premier ne lui en auroitcommuniqué que ; , & en auroit gardé 17,puisque ces ^auraient été suffisons par rap-port à l'inégalité de ces corps, pour les fairecontinuer à sc mouvoir avec la même vîtefso.En effet dans le premier cas, les mouvemensaprès le choc étant 8 8 c 24 , & les masses 1& 3 , les vitesses seront 8 & 8 , c'est-à-direégales ; & dans le second cas , on trouverade même que les vitesses seront 9 & p.

On peut déterminer de la même maniéréles autres loix de la communication, du mouve-ment , pour les corps parfaitement durs &destitués de toute élasticité. Mais tous lescorps durs que nous connoiflons étant enmême temps élastiques , cette propriété rendles loix de la communication du mouvement fortdifférentes, & beaucoup plus compliquées»Voye^ Élasticité & Percussion.

Tout corps qui en rencontre un autreperd nécessairement une partie plus oumoûic