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Autrefois on accordoit aux membres descommunes , des sommes pour leurs dépensespendant la séance du parlement ; rationabiksexpcnfas : ce sont les termes des lettres circu-laires ; c’est-à-dire tels appointemens que leroi , en considérant le prix des choses, ju-gera à propos d’imposer au peuple , que cesdéputés représentent, & aux dépens duquelceux-ci dévoient être défrayés. Dans 1 articlexvij du règlement d’Edouard II, ces appoin-temens étoient alors de dix groats pou r chaquedéputé de la province, & de cinq pour ceuxdes bourgs, somme modique relativementau taux prélent des monnoies, & au prix deschoses ; mais qui étoit alors suffisante , 6cmême considérable. Depuis ils montèrentjusqu a 4 schelins par jour pour ceux quicroient chevaliers, 6c z schelins pour lesautres. Aujourd’huilesco/n/nu/zemereçoiventplus d’appointemens ; l’impôt ne laistè pasque de se lever : mais ces fonds sont employésá d’autres dépenses. On a cru que de bonscitoyens étoient aster indemnisés par l’hon-neur qu’ils reçoivent de soutenir les intérêtsde ia nation , fans vendre leurs services pourune modique rétribution.
Les communes , ou plutôt le tiers état, enAngleterre, se dit par opposition aux nobles6c aux pairs , c’est-à-dire de toutes sortes depersonnes au-desious du rang de baron , cardans ce royaume il n’y a de nobles , suivantla loi, que les barons ou les seigneurs mem-bres de la chambre haute : tout le reste,comme les chevaliers , écuyers , &c. ne sontpas nobles; on les regarde seulement commeétant d’une bonne famille. Ainsi un gentil-homme n’est autre choie qu’un homme ist’ud’une famille honnête, qui porte des armes,& qui a un certain revenu. Le tiers état com-prend donc les chevaliers , les écuyers , lesgentilshommes, les fils de la noble st e quine font pas titrés, 6c les ycomans. Voye[Écuyer , Gentilhomme , Ycoman ouYeman. (G)
COMMUNIBUS LGCIS , terme latinaster fréquemment en usage chez les physi-ciens , & signifiant une espece de milieu, ouun rapport moyen qui réluke de la combinai-son de plusieurs rapports.
Ainfi on lit dans quelques auteurs anglois,que l’Océan est un quart de mille de pro-fondeur , commuai bus lotis, dans les lieux
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moyens ou communs, en prenant un milieuentre les profondeurs de différera endroits del’Océan. Le mille d’Angleterre est le tiersd’une lieue commune de France ; de sortequ’un quart de mille répond à environ undouzième de nos lieues , ou à peu près deuxcens toises. Nous doutons que la profondeurmoyenne de l’Océan ne soit pas plus grande.(O)
COMMUNICANS , f. m. pi. ( HìJÏ.eccléf J. secte d anabaptistes dans le seizièmesiécle : ils furent ainsi nommés de la commu-nauté de femmes & d’enfans qu’ils avoientétablie entre eux, à l’exemple des Nicolaïtes.Prateole , 5 comm. Sanderus , her. ig8.Gautier, dans fa ckron. xvj e siecle. (G)
* COMMUNICATION , (Gram.) ceterme a un grand nombre d’acceptions, qu’ontrouvera ci-après. Il désigne quelquefois Vidéede partage, ou de ccjfion, comme dans commu-nication du mouvement ; celle de contiguité ,de communauté, 6c de continuité, commedans communication de deux canaux, portes decommunication ; celle àdexhibition par une pet-sonne à une autre , comme dans communica-tion de pie ce s, 6cc.
Communication du mouvement, estfaction par laquelle un corps qui en frappeun autre , met en mouvement le corps qu’stfrappe.
L’expérience nous fait voir tous les jours,que les corps se communique du mouvementles uns aux autres. Les philosophes ont enfi * 1découvert les loix suivant lesquelles se faitcette communication, après avoir long- temp signoré qu’il y en eût, 6c après s’être long'temps trompé fur les véritables. Ces',loix coH'firmées par l’expérience 6c par le raisonne'ment, ne sont plus révoquées en doute d e 1 *plus faine partie des physiciens. Mais laraiso 11métaphysique , 8c le principe primitif de \communication du mouvement , sont suje tS *beaucoup de difficultés.
Le P. Mallebranche prétend que la cotas ^nication du mouvement n’est point nécestaií^ment dépendante de pincipes physiques ; ^d’aucune propriété des corps, mais q u e tprocede de la volonté 6c de factiondiate de Dieu. Selon lui, il n ’y a pas P‘ uS ' $connexion entre le mouvement ou lc re f 5d’un corps, 6c le mouvement ou le re "^d’un autre , qu’il n’y en a entre la foi& c >