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Tome huitième.
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iuíqu'à trois plainte? ; fur la première , îa com-pagnie ordonne que le procureur viendrarépondre à la plainte ; fur k seconde, on or-donne que le procureur rendra les piecesdans tel temps & fous telle peine ; &c fur latroisième plainte , la peine est déclarée en-courue. Voye ^ le recueil des réglemcns concer-na nt les procureurs , pag . Z 2.5 , tjiù igo ,°u ii y a plusieurs délibérations de la com-munauté à ce sujet.

Communication des sacs , est cellequi fe fait entre les avocats des différentesParties , qui fe confient mutuellement leurssacs de la main à la main pour les examineravant la plaidoirie de k cause. Cbyeç Com-munication DE LA MAIN A LA MAIN.

Communication , en terme de Fortifica-tion , est l’ouverture faite pour aller à un fort,tio bastion ou lieu semblable, ou un passagepour y aller & pour en venir. Voyc^ Fort,•oastion , Fortieication , ùc.

, On appelle communication , dans l’attaquecs places, des chemins en forme de tran-- ffes ou de parallèles qu’on construit poursi 1 ) différentes parties des attaques &es '°gemens. On fait auílï de ces communi-cations pour joindre les batteries aux placesarmes, c est-à-dire pour aller à couvert dees places ou parallèles aux batteries. CesCommunications fervent à lier ensemble tousl s travaux de l’attaque ; elles fervent aussi àonner plus de sûreté aux assiégeas,s pourer d’un endroit à un autre

^ l£ S ; voyer aufíi1 ^Allele 1 , ùc. (Q)

Voyc[ Ratte-les articles Tranchée ,

COMMUNION, f. f. (TkéolJ créancep lt0t mc de plusieurs personnes, qui les unit>^ lls Un même chef dans une même église.

Unité, Eglise.

dans ce sens que son dit que les Lu-la ’ ens ^ i es Calvinifics ont été retranchés dek$ ^° m niunion de 1‘église romaine. DesPris e m * ers tem P s b mot de communion, estHqj^ n , Ce sens, comme il paroît par les ca-ste la c °ocile d’Elvire. Le pape est le chefsiég e < j >m !s Unio n catholique, & f église ouïes " e n k f ^° me en est le centre : on ne peutï íans être fchismatique. V

* Schisme,

C O M 6AZ

Communion des Saints, c’est lumen,la communication qu ont t nt selles f églisetriomphante, legliie militante , & !'églisesouffrante, cest-a-direlts saints qui règnentdans le ciel, les âmes qui sont dans !e purga-toire , Sc lct fideles qui vivent siir la terre 1ces trois parties d’une feule & même égliseforment un corps dont Jésus - Christ est bchef invisible ; le pape, vicaire de Jesos-Christ,le chef visible, & dont les membres sont unisentr eux par les liens de la charité , & parune correspondance mutuelle d’intercdsionSc de prières. De-là f invocation d-s saints,la príere pour les défunts, Sc k confiance aupouvoir des bienheureux auprès du trônede Dieu. La communion des saints est undogme de foi , un des articles du symbole

des apôtres. Credo . fanclorum commu-

nionem. Elle fe trouve assez clairement ex-primée au II lív. des Macchab. ch. xij , vers,44 ù suiv. Sc elle a été constamment recon-nue par toute la tradition.

Communion est aulsi faction par laquelleon reçoit le corps & le sang de Jésus - Christau très-faint sacrement de f eucharistie. Cetteaction, 1a plus auguste de notre religion, estainsi décrite par saint Paul, prem. aux Cor »ch. x : Calix benediclionis cui bcnedicimus,nonne communicatio fanguinis Chrifli ejî ? ùpanis quem frangimus , nonne participatio cor -paris Domini ejl ? L’apôtre au même endroitexplique f esprit de cette cérémonie religieu-se : Unus panis ù unum corpus multi fumus ,omnes qui de uno pane Ù de uno calice parti-cìpamus. On peut voir dans ^apologétiquede Tertullien, & dans la seconde apologiede S. Justin , avec quelle ferveur & quellepureté les premiers fideles célébroient certeaction , à f occasion de laquelle les païens lesnoïrciísoient des plus horribles calomnies*Voye\ Eucharistie ù Présence réelle*

Communion sous les deux especes ?c’est-à-dire sous l’esoece du pain & sous 1 es-pèce du vin. Il est constant par plusieurs mo~numens des premiers siécles, que l’egliíe n apas jugé la communion fous les deux especesnéceslàire , & quelle a cru que Jefus-Christétant tout entier fous chaque efpece, on lerecevoit également fous chaque efpece sépa-rée , comme fous les deux efpcces réunies,