Band 
Tome huitième.
Seite
689
JPEG-Download
 

o COM

b - 6 l'on doit porter indifféremment tou-| es fortes de personnes à communier touse ? àuìt jours ; 4 0 . de l’í n disposition que lesP e chés véniels peuvent apporter àla fréquenteco jnmunion. Dans lesivingt-fept premiers cha-pitres ce docteur discute les paíïàges de l’é-^titare & des peres allégués par le jésuite,■h*cpuis le chapitre xxviij jusqu au xxxiv in-cíulivement, on expose les qualités prescri-ts par le pere de Saismaisons même pour ju |? bon directeur. Le troisième objet rem-Phtles chapitres xxx \, xxxvj, xxxvij&xxxviij,° u l'on combat encore des raisons assez lége-rs que le pere de Saismaisons avoir alléguéesPour prouver qu’on peut permettre indíftc-r emment la communion à toutes sortes dePersonnes tous les huit jours. Les deux cha-pitres suivans font destinés à prouver, pardes témoignages des peres & par des exem-ples des saints, qu on a eu égard aux péchésVéniels pour régler les communions.

Dans la seconde partie M. Arnauld exa-mine cette question, s’il est meilleur & plusf aux ames qui se sentent coupables depoches mortels, de communier auíïi-tòtqu estes se so nt confessées, ou de prendrequelque temps pour se purifier par la péni-avant que de se présenter au saint au-. II divise sa réponse ea trois points : i°. il^mine les autorités de l'écriture, des peres,a conciles » donr le P. de Saismaisonsc f u y°it son sentiment : 2 0 . il examine sifai na j ama i S été la pratique de l'église dec 0m P^ n * tence plusieurs jours avant que dedis hunier; 8 c fur ce point il conclut de lateri 1! , e Régisse primitive sur la péni-f a] Ce > à l’usage présent de l'église ; 8 c c'estS doute ce qui a donné occasion à ce ri-l a introduit dans la spéculation & dansJusque, & qui a fait dire fans distinc-^ » que ces une conduite pleine de sagesse ,l ç m ‘ere & dc charité, de donner aux amesTg ta ^ s de porter avec humilité & de sentirte nce Péché , de demander l’esprit de. péni-

m 0 ,n S \ c ontritiori, & de commencer aude fe* a f at ' s saire à lajujìicedc Dieu avant que^^ eÇ ° nciiier ì c'est la quatre-vingt-sep-hé e Potion du P. Quesnel condam-Ci céné!. a i bl l !le > & évidemment fausse dansa lu e : 3°. m, Arnauld s’efforce de■lomé Vm

C O M 689

prouver que c’est à tore qu’on condamr/;de témérité ceux qui s’efforcent de fléchirla miséricorde de Dieu par la mortificationde leur chair & l’exercice des bonnes œu-vres avant que de s’approcher du sanctuaire;

& il le prouve assez bien par différentesautorités qui concernent les péchés mortelspublics ou d habitude. Mais on fait aflezjusqu ou les rigoristes ont porté les consé-quences de ce principe, qui est vrai 8 c in-contestable à quelques égards.

La troisième partie roule fur quelques dis-positions plus particulières pour communieravec fruit : M, Arnauld y examine si l'ondoit s'approcher de ['eucharistie fans aucunecrainte, dans quelque froideur, indévotion,inapplication aux choses de Dieu, privationde grâce, plénitude de l’amour de soi-mê-me, 8 c prodigieux attachement au mondeque l’on se trouve, 8 c si le délai ne peutpoint servir à communier avec plus de révé-rence 6e meilleure disposition : il montrequ’au moins pour la communion fréquente ondoit avoir beaucoup d’égards à toutes cesindispositions.

Il résulte de cet ouvrage que M. Arnauld,§e tous ceux qui pensent comme lui, exigentpour la fréquente communion des dispositionsbien sublimes, 6e par conséquent rares dansla plupart des chrétiens : aussi leurs adver-saires les ont-ils accusés de retirer d’une mainla communion aux sideles, tandis qu’ils la leurprésentoient de l’autre,

Quoi qu’il en puisse être des intentions 5 ede la conduite de M. Arnauld Le de ses par-tisans, dans la pratique ; le livre de la fré-quente communion parut imprimé en 1643 ,muni des approbations de seize archevêques6e évêques de France, 6c de vingt-quatredocteurs de Sorbonne : on peut les voir à la,tête de ['ouvrage. A ces premiers prélats lejoignit deux ans après, la province ecclésias-tique d’Ausoh , composée de son archevê-que 6e de dix évêques soffragans, qui avecquantité d'ecclésiastiques du second ordre,approuvèrent !e livre tout d’une voix dans,une assemblée provinciale tenue en 164J.

Cet ouvrage dès fa naissance excitades plaintes très-vives. Il fut dénoncé à

* S s s s