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Tome huitième.
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Rome. Les seize évêques premiers approba-teurs en écrivirent, en 1644, au pape Ur-bain VIII, une longue lettre , ou ils fontl’éloge du livre, & s en déclarent les défen-seurs. Les mêmes évêques, excepté trois quiétoient morts, écrivirent f armée d’après,fur le même sujet, au pape Innocent X ,qui avoit succédé à Urbain VIIL Cesdeuxlettres surent rendues au pape par M. Bour-geois , f un des vingt-quatre docteurs deSorbonne qui avoient approuve le livre ; &il lui présenta depuis une procuration signéede quatre archevêques & de seize évêques,qui lui donnoient le pouvoir de comparoî-,tre pour eux ct en leur nom devant le pape,pour y défendre le livre de la fréquente com-munion. Ce docteur fut reçu par la congré-gation en qualité de contradicteur ; on luicommuniqua les plaintes & accusations : ily répondit par des mémoires : il instruisitles cardinaux, les oftìciers, & les théolo-giens de la congrégation ; & enfin f affaireayant été rapportée & mise en délibération,tous les cardinaux conclurent d’une voix àlaisser le livre fans atteinte; & jamais depuisle livre de la fréquente communion n’a étécondamné à Rome. Les lettres des évê-ques approbateurs aux papes Urbain VIII& Innocent X, sc trouvent à la fin des nou-velles éditions de cet ouvrage.

Cependant le pere Nouer, jésuite, avoitprêché publiquement dans Paris contre lelivre de la fréquente communion , fans ména-ger hauteur ni les évêques approbateurs. D’u nautre côté le fameux pere Petau entra enlice, tant par une lettre qu’il adreííà à lareine régente Marie-Anne d 1 Autriche, quepar un autre écrit plus étendu, où il com-battit méthodiquement le livre de M. Ar-nauld r celui-ci répondit à hun & à l'autre;i°. par un avertissement fur quelques fer-mons prêchés à Paris ; z°. par une lettre à lareine , & par une préface qu on trouve à latête de la tradition de 1 église, sur le sujet dela pénitence & de la communion.

Le livre da père Pichon , jésuite , dontnous avons déja rapporté le titre , parut en1745 , muni des approbations ordinaires,ct annoncé avec éloge par le journaliste deTrévoux , oclobrc art. Ixxxyij, U fut

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depuis approuvé formellement par M. l'ar-chevêque de Besançon, par M. l’évêque deMarseille , & par M. f évêque & prince deBâle. Les archevêques de Paris, de Sens, deTours, de Rouen ; les évêques d’Evrcux, deLodève, de Saint - Pons, &c. n’en portè-rent pas le même jugement.

Ces prélats furent donc choqués d’enten-dre le pere Pichon enseigner , 1 p . que lors-que f apôtre dit, probet autem fe ipsum homo ,c est comme s’il disoit : “ avant de commu-nier tous les jours 1 , à quoi il exhorte, exa-minez bien si vous êtes exempt de pèchemortel ; & si vous fêtes , communiez ; fivous ne fêtes pas, purifiez-vous au plutôt,afin de ne pas manquer à la communion quo-tidienne ”, Entret. U, page %l%.

2. 0 . “Que la coutume de f église déclareque cette épreuve consiste en ce que nullepersonne semant sii conscience souillée d’unpéché mortel, quelque contrition qu il luisemble en avoir , ne doit Rapprocher de lasainte eucharistie sans avoir fait précéderf absolution sacramentelle ; ce que le saintconcile de Trente ordonne devoir être ob-servé par tous les chrétiens, ct même patles prêtres qui se trouvent obligés de célébrerpar le devoir de leur emploi ». Les évêquesdéclarent que le pere Pichon a puisé cettemaxime dans le livre de Molinos fur 1 *fréquente communion , ct ils la condamnent,aussi-bien que le commentaire suivant qu ensait le jésuite à la page 183 de son ou-vrage.

" Le concile ne demande point en ri'gueur d’autre disposition, parce qu il n’^connoît point d autre qui soit absolûmes* 1nécessaire : autrement il n’auroit pas ma* 1 'qué un point d’une aussi grande conséque**'ce, sur-tout pour les prêtres qui cotas 0 **',nient tous les jours. L’exemption du pé c *jmortel, ou f état de grâce, est donc ladisposition nécessaire : elle est donc une p 1position suffisante pour bien commun*^Bien plus, le concile exhorte à la comrnl Ìf t< Lede tous les jours, fans dire un mot f 11plus grande disposition : il le pouvoh ’s’il eût été nécessaire, il le devoir ; cepen *il fe rient ferme à dire, que les prêtres op