Band 
Tome huitième.
Seite
692
JPEG-Download
 

69 r COM.

par l’église : l’exemption de tout péché mor-tel dont on a obtenu la rémission dans le sa-crement de pénitence , c’est la grande sain-teté qui nous rend dignes de communier ;tout le reste est conseillé ; tout le reste est unesainteté qui n’est pas commandée pour pou-voir communier. Je me fixe là avec l’église 3Sc je conclus : dès-lors que ma conscience neme reproche aucun péché mortel, soit à' cause de l’innocence de ma vie , soit a caused'une bonne confession ou je me fuis purifie,j’ai la grande sainteté commandée , la sain-teté nécessaire & suffisante pour communier& bien communier : je ne profanerai doncpas le sacrement ; je n’y recevrai donc pasma mort, ma condamnation , mon juge-ment ; ma communion ne fera donc pas indi-gne ni sacrilège. Si je suis donc assez heureuxpour être souvent exempt de fautes mortellespsar la demeure du S. Esprit en moi, je puissouvent communier, & communier digne-ment. Et si par un bonheur encore plus digned'envie , je fuis toujours exempt de fautesmortelles, je puis toujours communier , Scsaurai la consolation d’apporter à la commu-nion la grande sainteté commandée par 1 e-glise. Voilà ma religion, c’est régisse qui mel'enseigne.

" L'abbé. Excluez-vous la sainteté conseil-lée ; & pourvu que l’on soit sans péché mor-tel , ne demanderiez-vous rien autre chose ?Si cela est , n’est-ce pas donner dans un autreexcès , & permettre les communions impar-faites , Sc même celles que l’on feroit avecdes péchés véniels ? ”

« Le docteur. La sainteté conseillée , oul’exemption de péché véniel , & d’affectionau péché véniel ou à des imperfections, jeles conseille aussi, autant que la fragilité hu-maine en est capable. »

« L ’abbé. S. François de Sales ordonne quepour communier souvent, & même tous leshuit jours , on soit exempt de tout péchévéniel, Sc même de toute affection aupeehévéniel. ->

“ Ze docteur. Jésus - Christ ni l’église nel’crdonnant pas, ce saint n avoir garde de lefaire; il étoit trop habile théologien pourcela j mais il ls conseille. Cette affection est j

c a m

une volonté délibérée de persévérer dansíéïfautes : or quel chrétien, communiant enchrétien , ne tâche pas de se purifier de toutce qui peut en lui déplaire à Dieu. »

" L’abbé. Dieu me parle par votre boit'che j & je me sens animé de plus en plus àcommunier souvent. Vous exigez avec l’é-glise une préparation sage, digne de Dieu ,qui ne desespere point, qui ôte toute inquié-tude : vous fixez pour tous une sainteté com-mandée , une sainteté que tous peuvent aiíê 1 -ment avoir : car qui voudroit communier enhaïssant Dieu ? Vous conseillez toujours unesainteté plus parfaite ; vous y exhortez , Scvous en donnez le moyen dans infréquentecommunion: c’est le vrai esprit de Jeíus-ChristSc de l'église ».

4°. On a été révolté d’erttendre dire aupere Fiction , " qu'on peut donner pour pé-nitence de communier souvent, puisque se-lon les saints conciles la fréquente communionest le moyen le plus efficace &le plus abrégéde conversion Sc de sanctification ; qu’unpénitent , quand il est assez heureux pourtrouver un directeur qui lui impose pareillepénitence , est sûr d’être conduit par l’esprirde Jesus-Christ Sc de l’église ; qu’il n’y a quel’enfer , les libertins, les mauvais chrétiens»les novateurs, qui blâment cette pratique.Pag. 496\ 497 ».

En conséquence d’avoir substitué infré-quente communion aux oeuvres satisfactoires,voici ses paroles, pag. gg6. " Vous ne corne-rez pour pénitence que de vivre dans un dé-sert , de coucher sur la dure , de porter lecilice : ah , messieurs , ce n’est-là que In-térieur de la pénitence ! « Et aux pages 4 ]3ù 474. “ Pour la plupart des chrétiens il n’y^guere , moralement parlant, d’autre moye"dé salut que infréquente communion. Venoi 15à la preuve. Combien ne peuvent pas jeûner»combien ne peuvent pas faire de long ufSprières ? saumoné est impossible à tous if spauvres : la solitude & la fuite du mo>f ene conviennent pas à ceux qui fontSc à ceux qui font en place. Pour se se uVê slajoute-t-il, il faudroit une pnere fervente occontinuelle ; ks gens du monde fontoccupés , trop dissipés : il Endroit faire 1*4mone ; une nombreuse famille met hors û