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Tome huitième.
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COM

COkMUTATIVE , ( Jurispr. ) Voye[Justice commttatiye.

COMNENE (Isaac), Hist. du Sas-Empire , (Tune des plus illustres familles de' Empire, fut placé lur le trône de Constan-tinople en 1059 , par une faction qui obli-gea MicheUe-vieux à en descendre pourembrasser la vie monastique. Le patriarchede Constantinople qui avoit eu le plus dePart à cette révolution , fit la triste expé-rience que l’ambitieux qui profite de latrahison, en punit souvent fauteur : au lieude jouir de la considération Sc du créditdont il s'étoit flatté, il fut chaste de sonGege Sc envoyé en exil avec toute íà fa-mille. Comnene , également fait pour laguerre & les affaires , avoit lame élevée &capable d’embrasser tous les objets. Lesenvieux de fa gloire ne lui contestoientPoint d etre le plus grand capitaine de son2ecle ; mais leclat de ses vertus fut un peuobscurci par un orgueil altier qui le fitdetester par ceux même qui étoient forcés5 e 1 admirer. Tous les historiens font f éloge,. e . ' chasteté ; sis racontent quêtant

soigné de ['impératrice , il fut attaqué

nne maladie occasionnée par ion tempé-rament trop brûlant : les médecins qssilc °nsulta, décidèrent qssil ne pouvoit iau-Ver fa vie que par un commerce charnel* Vec une femme , ou qu en se soumettant àH ne mutilation douloureuse qui le mettroity* 1 * ^impuissance d’avoir des enfans. Il^mentit à cesser d'être homme en disant :

Vopération , fans la chajleté Von nep Ut entrer dans le royawne du ciel ; maisJ? n peut y arriver fans avoir des enfans.

c .Prince politique se rendit odieux aux|? 0 mes, qu il dépouilla de leurs richessesdjPerflues } pour les réduire au nécessairel° Ur vivre dans fêtât de pauvreté qssil,^°ient embrassé. Il ne fit ni rebelles, nif 0 Urm urateurs, parce que ses moeurs, con-no\ meS aux maximes évangéliques , ne don-)-^ut aucune prise à la censure. L'ambition(Je S 0lt k^cé fur un trône usurpé , il eut5, _ f en jprds qui empoisonnèrent le reste def Dr !î e - F e fur pour expier sa faute, qssilla le projet d embrasser la vie monas-

câssL 1111 ? folique dont il sut attaqué enoffrit] 5 àata 1 exécution de ce projet. IlEo'rn^y-jjp ^ f° u frere, qui eut assez

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de ffiôdératîoti pour la refuser. Il fixa ionchoix sur Constantin Ducas , à qui il re-commanda ía famille avant de déposer lapourpre, dont il revêtit lui-même son suc-cesseur. Des qu st eut fait son abdication ,il se retira dans un monastère, où il donna1 exemple de toutes les vertus évangéliques.Sa femme & sa fille se firent religieuses. Ilmourut peu de temps après.

Comnene (Alexis ) , fils del'empereurIsaac, étoit âgé de trente-sept ans, l or s-qssaprès l’abdication forcée de Nicéphorele botoniate , il parvint à fempire. IIsignala les premiers jours de ion règne pardes victoires fur les Turcs; mais il ne fut pasaussi heureux contre les Normands qui ,fous la conduite de Robert Cuissard , Ducde la Pouille, lui enlevèrent plusieurs villesconsidérables. Tandis qssil étoit acharnécontre cette race de conquérans, les Tar-tares & les Comans saisissent des coursesjusqu aux portes de Constantinople. Les .Turcs établilloient leur domination dansl’orient , &, aussi puiflàns fur mer que furterre , ils ss promettoient (empire dumonde. Alexis, trop foible contre tantd'en-nemis , implora ('assistance des princesd'occident. Le Pape Urbain II publia unecroisade, Sc trois cent mille hommes mar-chèrent vers la Palestine. Des alliés si nom-breux parurent plus redoutables à Alexisque ses anciens ennemis. Leur conduiteimpérieuse fit connoître qssils étoient ve-nus moins pour défendre les Grecs quepour les opprimer. Cette multitude fansfrein & fans discipline , désista tous leslieux de son passage , Sc quiconque osa seplaindre , fut traité en ennemi. Ils avoientpromis de rendre aux Grecs les villes qssilsenlèveroient aux infidèles ; mais ces con-quérans parjures violèrent la sainteté deleur serment. Les principaux seigneursd occident s'érigerent en princes indepen-dans , & ('empire des Grecs ne fut plusqss un trône mutile , qu ils av oient dé-pouillé de ses rameaux.,

Alexis , aussi humilié de leur hauteurinsultante que de leurs parjures, employala force Sc les artifices pour s opposer àleurs usurpations. Les croisés, qui avoienttout enfreint, se plaignirent de la perfidiedes Grecs qui ne vouloient pas être leurs

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