Band 
Tome huitième.
Seite
699
JPEG-Download
 

de fè<

CO M

les états, ne vouloir point avoir unpaître dans son allié. Conrad qui avoir desforces supérieures, ne reconnoiísoit pointd égal : il eut bientôt à se repentir de cettehauteur imprudente. Son armée, preflee parj* famine , n’avoit d’autres ressources quedans la générosité de Manuel, il fallut^ sedépouiller de son orgueil Sc descendre à laPriere. Le prince Grec, pour se venger deshumiliations qufil avoir essuyées , parutcompatir au malheur de son allié : il luifournit des farines mêlées de plâtre, dont'e soldat se rassasia avec avidité. Ce secoursMeurtrier fit périr plus de la moitié de Par-lée Allemande. Cette perfidie l’a renduodieux à tous les peuples d occident ; maisGrecs le justifient par la nécessité de sedélivrer de ses hôtes altiers, qui le tenoientd^ns Rabaissement. La politique lui conseil-lait de les affaiblir pour n être pas leurc lçlave. II usa quelque temps après de la^Erne perfidie envers les François, quiOr°yoient avoir droit d'enlever les femmes,j de maltraiter les maris dans tous les lieuxj 0i Î ds étoicnt les maîtres. Les lieutenanse ^°ger , roi de Sicile , étendirent leurs0n quêtes jusques fous les murs de Constan-^uople. Uslançoientpar dérision des fléchésor & d J argent dans les jardins de Rempe-Vénitiens lui envoyerent des am-asladeurs pour régler d'anciennes préten-dons. Manuel, fans respect pour leur carac-, les fit mettre en prison : cet attentat necita point impuni. Les Vénitiens porterentd ter & l a fl a mme dans ses états, Sc il nsob-lnt w paix qu'en se soumettant à leur payer^tributannuel. Ce prince, qu’onne pour-vu justifier de perfidie , si ce crime n'eutPas été celui de son siecle barbare, menatrône la vie d’un moine austere. Sare dulité superstitieuse étouffa en lui lef^ rrne des talens & du génie. Il eut cetteexc -°n e Sc stérile qui rétrécit Resprit sansap r i er à la vertu. Il mourut dans son lit,p Su u régné de trente-huit ans.n’ay ° XíN£n e ( Alexis), fils de Manuel,son n lt: douze ans, lorsque la mort de

tuJ?? | e rendit posseslèur de 1 empire. Saparent ™ C c P n hée à Andronic Commue, sonRouille 5 n * u ^ a de ce titre que pour de-st- s lc / , lon pupile. Ce prince ambitieuxaoord associer à 1 empire ; ce premier

COM 699

' pas l’enhardit à commettre un plus grandcrime. Quelque temps après, il fit massacrerle jeune prince , dont le corps sot jeté dansla mer, afin qu il ne restât fur la terre au-cun vestige de cette atrocité. Il ne régna quetrois ans.

Comnene ( Andronic ) , fils dlsaac Scneveu de Calo-Jean, monta sor le trône deConstantinople après la mort du jeuneAlexis, qu il avoir fait empoisonner. Guil-laume , roi de Sicile, lui déclara la guerresous prétexte de venger le meurtre du princeinfortuné. Andronic , après un mélange desuccès Sc de revers, fut vaincu Sc lait pri-sonnier. Le vainqueur , avant de Renvoyerau supplice, lui fit essuyer les plus cruelsoutrages. Il ordonna de lui crever un œil6c de lui laisser l’autre, afin qu il sot lespectateur des humiliations auxquelles ilétoit condamné. Ce rafinement^de cruautédéshonore son ennemi, qui le fit promenerdans les rues de Constantinople , monté sorun âne, la tête tournée en arriéré, tenantdans fa main la queue de Ranimai pour luiservir de sceptre ; Sc au lieu de diadème, onceignit son front d une botte (Rail. Les fem-mes , insultant â son malheur , vomislòientcontre lui les plus horribles imprécations ;les enfans lui jetoient les plus sales orduresau visage. Son plus grand supplice fut deiRexciter aucun sentiment de pitié. Il fut en-suite étranglé. Le peuple furieux mit soncadavre en pieces. Les femmes furent les! plus acharnées à lui porter des coups. Il; n'étoit que dans la seconde année de son> régné, qui fut encore trop long pour le bon-heur des peuples. La famille des Commues: fut éteinte par fà mort. ( T-n. )j COMODI, f. m. ( Hijî. nat. Rotaniq. )Les Brames nomment ainsi une plante duI Malabar que Van-Rheede a fait graver,avec la plupart de ses détails, dans son flor-ins Malabaricus , volume II, planche LI, pag.79 , sous le nom de nir caramhu ; c est lejujfiœa repens , floribus pentapefilis decan-dris , pedunculis folio longioribus de Mr.Linné , dans son Systems naturœ , éditionix , imprimée en 1767, page X97.

C'est une plante vivace, à tige cylindri-que , rampante , de trois à quatre piés delongueur , fur trois à trois lignes Sç demiede diamètre, ramifiée en nombre de bran-Tttt *